0 adolescentes ont recours à l'IVG chaque année !



13500 jeunes filles de moins de 18 ans ont recours à l'IVG chaque année, ce chiffre date d'octobre 2009 et ne cesse d'augmenter. Le professeur Israël Nisand a réuni ses confrères le lundi 7 mars au colloque " Comment protéger le droit à l'IVG ? "

Le lundi 7 mars, veille de la Journée internationale de la Femme, a eu lieu le forum « Comment protéger le droit à l'IVG en 2011 ? », lors du colloque le manque d'information sur la sexualité a été lourdement souligné.
30 ans après la découverte de l'IVG médicamenteuse et 10 ans après la loi Aubry dépénalisant l'avortement, l'heure est au bilan. Le professeur Israël Nisand, chef de service gynécologie obstétrique à Strasbourg, a réuni lundi ses confrères spécialistes de l'IVG, gynécologues, sociologues, psychologues et autres afin de répondre à la question « Comment protéger le droit à l'IVG en 2011 ? ».
Les intervenants ont insisté sur le manque d'information sur les risques de grossesses chez les adolescents. Selon les spécialistes, les jeunes adolescentes restent très naïves. Cette féminité affichée de plus en plus tôt n'est donc qu'un leurre, elle ne s'imagine pas tomber enceinte après « un demi-rapport sexuel avec leur petit copain » indique le Pr Israël Nisand. « Beaucoup d'entre elles connaissent très mal leur corps », ajoute Brigitte Letombe, présidente de la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale, « beaucoup croient par exemple que la grossesse, ça ne peut pas venir la première fois. »
Le rôle de l'Education nationale
Le gouvernement a tenté de répondre à ce problème grandissant mais en vain. Depuis 2003, un texte rend obligatoire trois séances annuelles dédiées à la sexualité de la maternelle à la terminale. Malheureusement, les établissements peine à appliquer cette loi.
L'argument avancé est la peur de choquer les élèves et de les inciter à la dépravation. « Mais il faut arrêter avec ça : ils ont tous vu un porno à 11 ans ! » répond Brigitte Letombe. « C'est d'autant plus crucial qu'à un moment donné un adulte prenne la peine de leur parler du sexe qui est avant tout tendresse, séduction, flirt, complicité, amour », ajoute le professeur Nisand.
La pilule contraceptive anonyme
En Alsace la pilule contraceptive est gratuite et anonyme pour les mineures. Cette initiative a été saluée par de nombreux spécialistes qui aimeraient que le mouvement s'étende à l'ensemble de l'hexagone.
Mais le professeur Nisand reste sceptique, pour lui les politiques ont peur de se mouiller et de choquer leurs électeurs avec de telles réformes. Celui-ci déclarait déjà en septembre dernier qu' « Il y a une aberration : l'IVG est anonyme et gratuite pour les mineures, la pilule du lendemain est anonyme et gratuite pour les mineures mais la pilule contraceptive, non... C'est monstrueux ! »
Pour ce qui est de la pilule du lendemain, l'application reste compliquée. « Les pharmaciens ont énormément de mal à la donner aux mineures, alors que c'est la loi », s'indigne Florence Francillon, vice-présidente de Gynécologie sans frontières (GSF).
Réagissez à cet article en postant un commentaire.

pub

Margot 22 ans

PSB

Discuter avec Margot

Découvrir d'autres étudiant(e)s »

Ajouter un commentaire


Votre email ne sera jamais publié