“Le chômage” correspond au chapitre Travail et emploi du programme de Terminale ES. Pour comprendre cette conception, il faut partir d’autres définitions. D’abord celle de la population active, qui représente le total du nombre de gens qui ont effectivement un emploi et du nombre de gens qui sont au chômage. En ce qui concerne le chômage, nous avons deux définitions : les inscrits auprès de l’ANPE (1 900 000 à peu près mi-2007) et les chômeurs dits « au sens du BIT » (Bureau international du Travail). Cette mesure découle d’une enquête qui est harmonisée et qui permet des comparaisons internationales (2 200 000 mi-2007). Les chômeurs sont des gens qui sont disponibles pour prendre un emploi tout de suite et, deuxièmement, qui cherchent effectivement un emploi. Le chômage, cela dit, ne permet pas de tout mesurer en matière d’inactivité. Par exemple, en France, à l’heure actuelle, nous avons un taux d’activité, c’est-à-dire le ratio de la population active à la population en âge de travailler, d’environ 70%. Cela veut dire que 30% des gens ne sont ni chômeurs ni n’ont d’emploi et donc ils sont inactifs. Cette inactivité est fortement présente chez les moins de 25 ans et chez les plus de 55 ans.
Contrats de travail
Le contrat de travail est l’accord par lequel l’employé s’engage, pour un temps déterminé ou indéterminé, à fournir un travail au profit et sous l’autorité d’un employeur, contre un salaire que ce dernier s’engage à lui verser. Il existe différents types de contrats de travail dont voici les principaux :
Le contrat à durée déterminée En principe, le CDD ne peut excéder dix huit mois et il peut être renouvelé une seule fois. Le CDD est conclu pour une activité temporaire (remplacement, besoin saisonnier, accroissement temporaire d’activité…). Mais aujourd’hui, le recours à ce contrat touche de plein fouet les jeunes diplômés et fait office de période d’essai. Au terme du CDD, si les résultats escomptés ne sont pas atteints, l’entreprise ne renouvelle pas son engagement. En revanche, beaucoup de CDD débouchent sur des embauches en CDI.
Le contrat à durée indéterminée C’est un contrat sans limitation de durée conclu entre un employeur et un salarié, qui peut être résilié à tout moment par chacune des parties moyennant le respect d’un préavis. Avec le CDI, le salarié est embauché par l’entreprise à long terme, avec en principe une période d’essai de plusieurs mois, à l’issue de laquelle, l’embauche est définitive. Si par la suite, l’employeur souhaite mettre un terme au contrat de travail, il doit disposer d’un motif réel et sérieux pour procéder au licenciement du salarié. (faute professionnelle, raison économique…).
Le contrat d’apprentissage Ouvert aux jeunes de 16 à 25 ans au plus, ce contrat repose sur le principe d’alternance pour une durée de 1 à 3 ans et offre une formation professionnelle au jeune. Le temps de la formation est partagé entre l’établissement et l’entreprise où un tuteur prend en charge l’apprenti. A l’origine orienté sur des formations type CAP, BEP, BTS, l’apprentissage a investi les grandes écoles. Décrocher un diplôme d’ingénieur ou d’école de commerce par ce biais est donc possible. Par ce contrat, le jeune perçoit davantage les réalités de l’entreprise, rendant la transition moins brutale. Enfin, l’apprenti est rémunéré en fonction de son âge et de l’année d’exécution du contrat soit par exemple et au minimum 41% du Smic la première année jusqu’à 78% du salaire conventionnel en troisième année pour les plus de 21 ans.
Le contrat de professionnalisation En général très apprécié des entreprises, ce contrat concerne des jeunes entre 16 et 25 ans ainsi qu’aux demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus qui souhaitent acquérir une qualification. Il peut s’agir d’un CDD d’une durée entre 6 et 12 mois ou d’un CDI comportant une période de professionnalisation. Le contrat peut être renouvelé une seule fois si le bénéficiaire n’a pas obtenu son diplôme. Le contrat prévoit que le jeune consacre un quart de son temps de travail au minimum à sa formation, le temps restant étant passé en entreprise.
Le contrat de stage La signature d’une convention avec l’entreprise et le versement d’une gratification (à hauteur minimale de 30% du smic) pour tout stage dont la durée excède trois mois, sont obligatoires
Croissance économique
La notion de “croissance économique” fait partie du chapitre Croissance, capital et progrès technique au programme de Terminale ES. La croissance économique, c’est l’augmentation du PIB. Elle est parfois négative, par exemple en période de récession. La croissance économique provient de différents facteurs : 1ère facteur : Le travail. La quantité de travail mise en œuvre dépend de la population en âge de travailler. On peut utiliser tout ou partie de cette population en âge de travailler. Cela va donc aussi dépendre du chômage et du taux d’activité. A côté de cela, il y a un aspect qualité, quelle est la qualification de la main-d’œuvre ? Quelle est la qualification de cette population en âge de travailler ? Plus cette qualification va être élevée ou plus elle va s’améliorer, et plus on va pouvoir en tirer une croissance forte. Cette qualification va être mesurée, par exemple, par la part de la population en âge de travailler qui a dépassé tel ou tel niveau de qualification. 2ème facteur : Le capital. Là encore, même distinction, le capital physique d’un côté, la quantité de machines, la quantité de bâtiments dans lesquels on installe ces machines aussi bien dans l’industrie que dans le secteur tertiaire d’ailleurs. D’autre part, la qualité de ce capital, c’est-à-dire quelle est l’intensité de connaissances technologiques incorporées à l’intérieur de ce capital. Donc, vous pouvez avoir plus de croissance avec soit plus de capital soit avec du capital qui est plus intense en technologie, en innovation par exemple. 3ème facteur : La mise en œuvre de ces deux facteurs, la combinaison productive. Cette mise en œuvre est-elle efficace ou pas, plus on va vers l’efficacité, plus on va tirer la croissance à quantité de travail donnée et à quantité de capital donnée, parce que l’on améliorera la manière dont ces deux facteurs sont utilisés.
Délocalisation
En économie, la délocalisation désigne le transfert d’activités, de capitaux et d’emplois d’une entreprise dans un autre lieu afin de bénéficier d’avantages compétitifs, c’est-à-dire de conditions économiques plus favorables : coûts plus bas (main d’œuvre peu coûteuse, meilleur accès aux ressources naturelles, fiscalité et réglementation plus attractives) ; pôle de compétence technologique, ou du moins de personnel compétent ; marché local assurant des débouchés plus vastes ou intéressants ; infrastructures mieux adaptées ou d’un environnement plus attrayant ; Cette migration a lieu essentiellement du pays d’origine vers l’étranger, mais elle peut être aussi d’une zone urbaine vers une zone rurale, pour les mêmes motifs. L’abaissement des coûts de transport, l’amélioration des techniques de communication ainsi que la mondialisation des marchés favorise le développement de cette pratique. La délocalisation peut s’accompagner ou non d’une externalisation : l’entreprise peut choisir ou non de confier les tâches délocalisées à un tiers ou de créer elle même une entité (filiale par exemple) dans le lieu considéré qui recrutera des employés localement.
Fiche de paie
Au moment du versement de son salaire, un bulletin de paie doit être remis à chaque salarié. Certaines mentions figurent obligatoirement dans ce document. D’autres sont interdites. L’absence de remise de bulletin de paie est sanctionnée. Apparaissent obligatoirement sur le bulletin de paie les informations concernant : - L’employeur (nom, adresse, numéro d’immatriculation, code APE, numéro Siret…) - Le salarié (nom, emploi occupé, position dans la classification de la convention collective) - L’URSSAF ou la MSA (Mutualité sociale agricole) auprès de laquelle les cotisations sont versées - La convention collective applicable. - Les éléments composant la rémunération brute, à savoir le nombre d’heures de travail, la quantité d’heures payées au taux normal et celles majorées (pour heures supplémentaires ou travail de nuit par exemple) en mentionnant le ou les taux appliqués - Les accessoires du salaire soumis à cotisations (prime d’ancienneté, de bilan, pourboires, indemnité de précarité, le cas échéant le complément différentiel résultant de la réduction du temps de travail pour les salariés rémunérés au SMIC…) - La nature et le volume du forfait pour les salariés dont la rémunération est déterminée sur la base d’un forfait hebdomadaire ou mensuel en heures, d’un forfait annuel en heures ou en jours - les prélèvements sociaux et fiscaux : CRDS, CSG, cotisations salariales - Les sommes non soumises à cotisations (remboursement de frais professionnel) - Le montant de la somme effectivement versée au salarié (« le net à payer ») - La date du paiement du net à payer - Eventuellement, les dates de congés payés compris dans la période de paie et le montant de l’indemnité correspondante.
Impôts
Prélèvement effectué d’autorité sur les ressources ou sur les biens des individus ou des collectivités. Payé en argent, l’impôt a pour objectif de subvenir aux dépenses d’intérêt général de l’Etat ou des collectivités locales. Il existe des dizaines d’impôts en France Impôt sur le revenu Impôt sur les sociétés, Taxe audiovisuelle, TVA, ISF, etc.).
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