Fabrice, 35 ans, agent de propreté en milieu hospitalier



 

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« On est derrière le rideau, mais on est très important »

Enfant, Fabrice se rendait souvent sur le lieu de travail de sa grand-mère, agent de service. C'est elle qui lui a appris l'importance de vivre dans des endroits propres, « où l'on se sent bien ». C'est donc tout naturellement que Fabrice a rejoint le secteur de la Propreté, et plus précisément en milieu hospitalier.


Comment êtes-vous devenu agent de propreté en milieu hospitalier ?
J'ai d'abord commencé à travailler dans la grande distribution comme employé libre-service mais au bout de trois ans, je commençais à m'essouffler. Après avoir multiplié les petits boulots, j'ai suivi une formation de gardien d'immeuble. La formatrice qui devait nous apprendre les rudiments du nettoyage d'immeubles est allé au-delà du programme en nous apprenant les règles du nettoyage industriel et hospitalier. Cela m'a permis de postuler, plus tard, à des offres d'emplois dans ce secteur.
En quoi consiste votre métier ?
Je suis agent de propreté dans l'entreprise Carrard, je travaille dans le bloc opératoire de trois hôpitaux. À 7h30, j'ouvre et vérifie l'état du bloc, la salle de réveil et celle d'anesthésie. Il m'arrive de prendre le relais du brancardier qui n'a pas de tenue stérile pour amener le patient jusqu'au bloc. Quant l'opération est finie, on fait ce que l'on appelle les « entre-deux » : on nettoie la salle à l'aide de lavettes jetables auxquelles on ajoute un produit détergent anti-bactéricide. Cela dure vingt minutes si l'on est deux. D'autres hôpitaux préfèrent que l'on travaille la nuit : il faut alors désinfecter le bloc et ses machines.
Quelles sont les qualités d'un agent de propreté en milieu hospitalier ?
Il est rigoureux, rapide, efficace. De plus, il faut savoir se remettre en question : on ne peut pas se permettre d'être fatigué : une faute peut avoir des conséquences dramatiques.
Qu'est-ce que vous aimez le moins ?
Il y a un certain stress de commettre une faute grave, mais cela devient un moteur plus qu'une angoisse.
Et le plus ?
La routine n'existe pas. Je vis cela comme un challenge : après notre passage, des patients vont venir se faire soigner. Nous sommes derrière le rideau, mais nous sommes très important. Personnellement, j'ai trouvé ma place.
Comment voyez-vous l'avenir ?
J'aimerais bien continuer mon travail mais en tant que chef d'équipe d'ici deux ans, pour avoir plus de responsabilités.
Par Mathieu Robert

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