Gaël, 26 ans, détective privé
Chasseur de preuves
Fasciné par les forces de l’ordre depuis toujours, Gaël entre dans la gendarmerie à 18 ans. Il y fait ses preuves et rejoint une unité d’intervention spéciale. Son travail l’accapare. Afin de préserver son couple, Gaël décide de démissionner et entame une formation de détective privé. « Ma femme n’a pas forcément gagné au change, car je suis toujours en déplacement. Mes filatures peuvent durer 24 heures d’affilée ! » Il y a trois ans, le jeune détective ouvre son agence et travaille à son compte. « J’étais le plus jeune détective de France, on m’appelait le détective en couches-culottes ! » Escroqueries, contrefaçons, vols en entreprises, concurrence déloyale… Gaël est spécialisé dans les affaires industrielles et économiques. Ses clients sont essentiellement des sociétés. « Quand on est gendarme, on travaille sur un grand nombre d’affaires en même temps. Alors que moi, je m’investis totalement dans une enquête. Et, à chaque fois, j’obtiens des résultats. Les clients viennent me voir pour que je leur apporte rapidement des preuves afin d’accélérer leur procédure judiciaire. » Son métier ne lui permet pas de gagner pleinement sa vie. Aussi, Gaël effectue des missions de garde du corps. Bientôt, il part trois mois en Côte d’Ivoire pour assurer la protection rapprochée d’un diplomate.
Par Diane Dussud
Formation
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Fiche Métier
Concours de la gendarmerie + formation de détective privé.
Détective privé
Le détective privé appelé aussi agent privé de recherches a pour tâche d’informer, de conseiller, pour le compte de clients, particuliers ou (...)
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adrer,
le 27 avril 2010 Ã 18h24 :
Bonjour Gaël Je pense que tu racontes n’importe quoi tu devrais savoir que la profession de détective "APR"ne peut intervenir dans la protection rapprochée comme dans le gardiennage, je pense que tu disposes d’un diplôme tu devrais le savoir circulaire IOCA1007049C du 31 mars 2010 relatif à l’application du titre II de la loi n°83-629 du 12 juillet 1983 règlementant les activités privées de sécurité modifiée, notamment par la loi du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure diffusée aux préfectures
moietmonboyfriend,
le 9 décembre 2009 Ã 08h41 :
je trouve que ce metier est hyper cool. quand je regarde la tele, je crois que je suis une detective. c’est une tres bonne idee de mon boyfriend de faire un commentare ici. salut et bon voyage ! mon boyfriend et moi
Sylvain,
le 11 février 2009 Ã 23h54 :
Vous excuserez les quelques fautes d’orthographe... Ecrivant mon commentaire dans un tout petit carré, il n’est pas si facile de se relire.
Cordialement, et amicalement pour Diane.
Sylvain,
le 11 février 2009 Ã 23h51 :
Bonjour Diane,
vous excuserez mon commentaire qui a pu vous blesser. J’ai juste été surpris de voir la profession de détective (terme jugé quelque peu galvaudé par nombre d’enquêteurs, qui souhaite se défaire d’une certaine image collant à la peau de cette activité) comme étant une profession d’avenir. Cependant, vous devez savoir qu’un journaliste se doit de vérifier ses sources ou tout du moins de donner plus de détails dans un souci d’exactitude des informations qu’il transmet. Ainsi, le détective qui fait également de la protection rapprochée... C’est illégal en France, et vous devriez le savoir. Reste à savoir dans quel cadre Gaël réalise cette activité de protection rapprochée, s’il est déclaré, et s’il le fait au travers d’une société implantée en France. Si oui, mieux vaut pour lui éviter de trop en parler. Dans un second temps, les services d’enquêtes privées réalisées pour les entreprises se nomment Intelligence Économique et elles font tout pour se démarquer de l’image de "détective privé" qui ne s’occupe pour le grand public que de bagatelle. Elles sont rarement le fait de petites officines qui se montent sur le pouce, même si l’on a quelques années de gendarmerie derrière soi (très peu pour Gaël, car il a 26 ans, est entré à la gendarmerie à 18 et a monté sa société d’enquête privée à 23 ans après avoir passé l’année précédente à se former afin d’avoir le droit de le faire.) Enfin, je souhaite étayer mes déclarations au sujet des méthodes d’enquêtes, afin que les futurs postulants soient mieux informés :
http://www.cnil.fr/index.php ?id=2437
Voici un article au sujet d’une condamnation obtenue par la CNIL à l’encontre d’une société de recherche de débiteurs (donc agence de recherche privée). Une agence de détective étant privée, elle n’a aucun moyen légal d’obtenir des informations contenues dans des fichiers de l’état. à partir de là , elle est obligée de biaisée, et réaliser cette activité au quotidien n’est pas toujours aussi amusant qu’il n’y parait. On pourra toujours dire qu’il s’agit des autres, mais force est de constater que, même si elles s’en défendent (et elles ont bien raison de ne pas reconnaître leurs méthodes) les agences de recherche privée utilisent pour la plupart d’entre elles ces méthodes (à 90% je pense...) Il n’est pas facile d’obtenir des informations sans passer par ce biais. C’est réalisable ! Mais n’utiliser que des moyens légaux pour réaliser les investigations place les sociétés d’enquêtes dans un difficile dilemme : légalité ou Chiffre d’Affaire ? La société doit choisir, car elle se heurte à la concurrence et à l’efficacité de ses actions au regard des dossiers confiés par le client. On parle alors d’un taux de réussite des enquêtes.
Il est possible de trouver d’autres articles au sujet de ces condamnations... D’autre part, l’affaire Besancenot au début de l’année 2008 a permis de les mettre à jour ; même si les différentes personnalités interrogées pour l’occasion ont tenté de faire passer ces méthodes comme étant des cas isolés et hors norme.
En d’autres termes, force est de constater que lorsque l’on est détective, soit l’on essaye de s’en sortir pour payer ses charges (ou l’on essaye pas d’ailleurs...), soit l’on essaye de trouver une autre profession par tous les moyens...
Enfin, si je peux croire en votre bonne foi (1h30 d’interview, c’est très peu pour espérer renvoyer la réalité d’un métier), je doute que Gaël vous ai décrit l’intégralité des missions qu’il réalise. Preuve en est que je connais le discours relaté lors de cet article sur le bout des doigts : c’est le seul qui fait vendre !
J’aurai aimé ne constater qu’une seule fois que l’agence dans laquelle je travaillais correspondait à ce qu’elle disait d’elle, ne serait-ce qu’un petit peu... Si l’enquête privée a un bel avenir devant elle, cela devra passer par un sacré nettoyage de la profession, mais certainement pas par l’intérieur...
Espérant ne pas avoir trop enfoncé le clou, chère Diane, je vous prie d’agréer mes sincères salutations.
Sylvain
PS : encore une fois, cette intervention n’est pas réalisée dans le but de "casser du détective", elle est réalisée dans le but d’aiguiller de futurs postulants. N’oubliez pas de réaliser un stage (de préférence de plusieurs semaines) au sein de l’une de nos charmante boutique avant de vous lancer dans une formation.
Diane Dussud,
le 10 février 2009 Ã 15h58 :
Bonjour Sylvain, Merci pour votre commentaire qui est très intéressant. Je tiens à vous informer que j’ai retranscrit ce que m’a dit Gaël au cours d’1h30 d’interview : je n’ai rien inventé et encore moins « édulcoré » sa vie professionnelle pour répondre à un mythe ! Malgré vos remarques, je pense que ses dires reflétent la réalité de son métier tel qu’il le vit personnellement, une réalité qui est peut-être marginale et pas représentative du métier de détective privé. Cordialement, Diane Dussud
Sylvain,
le 10 février 2009 Ã 13h58 :
Bonjour,
voici un très mauvais article... Normalement un détective ne peut réaliser dans le même temps des missions de protection rapprochée, pas plus d’ailleurs que de simples missions de surveillance en sécurité. Je pense que l’article est là pour perpétuer un mythe, totalement idéaliste. Il me semble savoir de quoi je parle : je suis enquêteur privé depuis près de 3 ans et ai travaillé dans plusieurs agences. Si dans chacune des agences où j’ai travaillé, notre spécialité au niveau du terrain était officiellement tourné vers les sociétés, ce qui nous permettait de vivre était surtout les missions d’adultères bien bêtes et méchantes... Un seul secteur s’avère rentable, bien qu’il soit actuellement en grande difficulté : la recherche de débiteurs dont la clientèle de grands comptes permet de développer un volume stable et un CA décent... Pour ce dernier type de prestation les prérogatives sont les suivantes : aucun déplacement ! Vous travaillez en bureau avec des recherches internet sur des bases ouvertes à tous, et vous passez des coups de téléphones afin de récupérer des informations. Il faut alors savoir mentir afin de pouvoir obtenir des informations qui ne sont pas ouvertes (certains se font passer pour des hôpitaux auprès de la sécurité sociale, pour le centre des impôts auprès de la CAF ou des ASSEDIC... etc.) Bref, le métier n’est pas du tout ce que l’on veut faire croire qu’il est ! Pour preuve, chacun de mes collègues ont toujours eu principalement deux espoirs : trouver un autre travail, ou que la société soit liquidée économiquement afin de pouvoir rebondir en conservant l’intégralité de leur salaire.
Ce message est réalisé à but d’information, pas pour décourager de futur confrères... Les CA de nos sociétés respectives sont là pour ça... Consultez infogreffe, cela vous donnera une idée de la stabilité de nos entreprises.
ambro,
le 9 février 2009 Ã 22h03 :
bonsoir, gael ; je suis fasciné par ce travail de détective car j’aime beaucoup le métier et je souhaiterais un jour le pratiquer. JE SUIS policier de formation et j’aimerais rentrer en contact avec vous. bon courage
lysiane,
le 17 octobre 2008 Ã 11h47 :
Bonjour gael,j’admire votre métier qui je pense pour vous doit etre une grande passion.Votre vie prend un risque chaque jour,mais toujours sur le terrain vous n’hésitez pas à rendre service et je tenais à vous en féliciter.Gael,je vous souhaite une longue et brillante carriére et bon séjour en cote d’ivoire.Mes amitiés aussi à madame votre femme qui a su respecter votre choix. Cordialement. LYSIANE
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