
Jean-Christophe, 30 ans, ingénieur en installation et maintenance des réseaux à l’étranger
Responsable de la maintenance et des installations des stations de surveillance sismique ou d’essais nucléaires pour le compte du CEA dans le cadre de l’organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE). Il effectue de nombreuses missions partout dans le monde.
Pourquoi avoir intégré le CEA ?
A la sortie de mon école d’ingénieur, j’ai obtenu un poste de développeur en logiciels de cartes à puce GSM dans une grande entreprise. Mais au bout de trois ans et demi, la routine s’est installée. J’avais envie de travailler sur des thèmes plus techniques, et aussi d’avoir une expérience professionnelle à l’étranger. J’ai donc postulé à une offre du CEA de Volontariat International en Entreprise. Je suis alors parti deux ans en Mongolie puis six mois aux îles Kerguelen (archipel au sud de l’océan indien) pour maintenir et installer les réseaux de stations du CEA chargées de détecter d’éventuels essais nucléaires. Je devais également former les personnes sur place. Après ces deux missions, j’ai été intégré au sein du CEA.
Aujourd’hui, en quoi consiste votre métier ?
Je suis responsable des installations de stations de surveillance de séismes ou d’essais nucléaires du CEA à l’étranger et de leur maintenance. Je dois à la fois surveiller l’état du matériel une fois par an ou le réparer en cas de nécessité. Sur place, je forme également le personnel local qui travaille sur ces stations.
A quelle fréquence êtes-vous en mission à l’étranger ?
J’effectue des missions de courte durée (d’une semaine à un mois). Sur une année, je suis en déplacement à l’étranger environ quatre à six mois. Avant chaque mission, il faut préparer le matériel nécessaire à la réparation ou l’installation de la station, le tester en laboratoire et apprendre à le manipuler. Cela peut prendre jusqu’à 6 mois !
Qu’appréciez-vous particulièrement dans votre profession ?
Le fait d’avoir accès à toutes sortes de technologies me plait beaucoup. Je touche à différents domaines techniques, c’est très intéressant. J’aime aussi être sur le terrain, les voyages sont passionnants.
Qu’appréciez-vous le moins ?
C’est physiquement éprouvant : les stations sont très reculées. Parfois, il faut plusieurs heures pour se rendre sur une station. Le décalage horaire n’est pas non plus évident à gérer, surtout quand il faut communiquer en direct avec les collègues en France. Les missions sont courtes, elles me demandent donc d’être efficace, de travailler vite et bien.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent travailler dans la recherche ?
Je pense qu’une expérience à l’étranger est culturellement et humainement très enrichissante, il ne faut pas hésiter. Pour faire mon métier, il faut être disponible, autonome, avoir une grande capacité d’analyse et de bonnes notions de gestion.
Propos recueillis par Diane Dussud
© photos CEA