Les 3 pièges de l'orientation
TROUVEZ
un conseiller
en orientation
Pas évident de trouver sa voie : on doute, on hésite, on attend... Du coup, nombre de jeunes subissent leur orientation. Pierre t'informe sur les 3 pièges à éviter pour une orientation intelligente et choisie ! Conseils à lire attentivement.
1er piège : Attendre
La première tendance consiste à attendre. A remettre au lendemain... A plus tard.
Choisir sa voie, son métier, ça peut attendre, ça ne presse pas, on verra plus tard.
Attention danger ! Car en se laissant porter par cette douce insouciance du « on a bien le temps », tu ne t'aperçois pas que progressivement de nombreuses portes vont se fermer, se ferment déjà. Sans possibilité parfois de revenir en arrière !
Exemple classique : on va jusqu'au bac général « comme ça », parce que c'est le plus simple et on raconte souvent que le bac général est celui qui ouvre le plus de portes... Alors, on commence des études à la fac. Ce n'est pas si bien que ça ; on s'ennuie un peu... beaucoup. Soudain, grâce à des rencontres, des lectures, on se découvre alors une passion pour... l'hôtellerie, la restauration et le tourisme ! Voilà qui ne ressemble pas du tout au bac général ! Et là surprise, pour faire un BTS qui mène à ces métiers, on vous dit : « Désolé, vous ne pouvez pas faire ça, il faut commencer par une classe... de mise à niveau ». Pas sympa, ça ressemble à du rattrapage. En plus, les places sont chères. C'est pas gagné !
On ne comprend pas. Les parents, non plus. Pourquoi une classe de mise à niveau pour un bachelier qui a une ou deux années de fac ?
L'explication est simple : parce que ses petits camarades eux ont choisi la voie technologique dès la seconde et arrivent en BTS avec une avance de trois années de formation professionnelle. Trois ans ! Ca ne se rattrape pas si facilement... Trois ans.
Alors attention, danger ! Dés la fin du collège, des options décisives sont à prendre. Pas question de louper le coche ! Ne pas le faire, remettre le choix à plus tard en se disant que les études générales ouvrent toutes les portes est une GROSSE ERREUR.
A quelques rares exceptions près, il est toujours préférable de savoir où on veut aller, son métier, et bâtir sa stratégie en conséquence. Même si tu veux faire un métier « transversal », dans la gestion, le marketing ou la communication, rien ne vaut une bonne connaissance d'un domaine, d'un secteur professionnel, et surtout de le choisir par goût !
2e piège : Choisir des études et non pas un métier
Il ne faut pas que tu choisisses tes sa voie sans penser à un son métier. Ce ne sont pas aux études d'imposer un métier mais l'inverse. Combien de profs de lettres sont devenus profs sans vrai goût pour ce métier... Ils avaient fait des études de lettres alors ils n'ont pas trouvé vraiment d'autres débouchés. Mais voilà : on peut aimer la littérature, se passionner pour elle... et n'avoir aucun goût pour l'enseigner ! Aimer quelque chose et l'enseigner, ce n'est pas du tout la même chose.
On trouve plein de jeunes qui étudient la compta, la communication, le droit, sans aucune vocation. Sans aucune connaissance des métiers qu'on peut exercer. Résultat : quand on rentre dans un chemin, comme ça, par hasard, la déception et l'échec t'attendent souvent au tournant.
Devenir banquier et ne pas aimer l'argent, devenir notaire sans aimer la propriété, policier et ne pas supporter les règles, médecin et ne pas aimer les corps... Ne sois pas étonné si tu te plantes ! Je sais bien qu'on peut certes finir par aimer ce qu'on a fait par hasard, mais il vaut mieux conduire son destin.
Décrocher en cours de sciences, parce que la discipline ne plaît pas, sans avoir examiné les débouchés professionnels, cela arrive souvent. Pourtant, si ces cours de sciences avaient été reliés à des perspectives professionnelles, on se serait accroché, on aurait été motivé et finalement on aurait réussi comme les autres. Combien de bons élèves se sont ennuyés au cours de chimie et de biologie, et beaucoup plus tard embarqués dans des études juridiques se découvrent des passions pour les métiers de l'environnement ou de la génétique des plantes ? Hélas trop tard.
3e PIÈGE : Subir la mode et les préjugés
Troisième danger : la mode. Elle est mauvaise conseillère ; elle est de court terme alors qu'il faut s'inscrire dans le long terme ; elle manipule, elle massifie alors qu'il faut partir de soi.
La mode aujourd'hui, ce sont les métiers périphériques, les métiers supports : marketing, finances, communication, GRH. Dommage !
Car les métiers porteurs, partout dans le monde, ceux dans lesquels on embauche, on va embaucher de plus en plus et y faire des boulots mirobolants y compris à l'international, la où on gagne de l'argent... sont les « curs de métiers », à fort contenu technologique.
Une entreprise comme Danone a plus besoin de spécialistes de l'industrie laitière que de communicants et Total recherche plus de techniciens de l'extraction et du raffinage que de DRH.
Et puis, il y a tous ces métiers qu'on aimerait peut-être faire mais on n'ose pas, par peur du qu'en dira-t-on des copains ou de la famille. On est en ville et on rentre dans le monde agricole, pourquoi pas ? On est dans une cité, les flics sont pas toujours bien perçus et on veut devenir flic et alors ?
L'orientation doit être le lieu de la liberté éclairée.
En conclusion : y penser tout le temps comme d'autres à l'élection présidentielle en se rasant ou en se maquillant.
L'Education Nationale comme le secteur privé mettent à ta disposition plein d'outils : des brochures, des salons, des centres documentaires, des séquences de découverte professionnelle.
Mais cela ne suffit pas, il faut prendre ton orientation en main, avoir ton propre carnet de route. Les brochures, les sites internet pour aussi bien faits qu'ils soient ne permettent qu'une toute première approche.
La bonne méthode c'est d'ouvrir les yeux. Et même de les écarquiller ! On est entouré par les métiers ; dans sa ville, son quartier ; partout des professionnels sont à l'uvre. Il ne faut pas hésiter à les interroger, à leur dire : je suis curieux de votre métier, mais je ne le connais pas très bien. Vous pouvez m'en parler ? Puis, confronter ce vécu aux informations « officielles » et progressivement se construire son opinion.
Tu aimerais être pépiniériste, infirmière, esthéticienne, conseiller en assurance, toi ou ta famille êtes en contact avec tous ces gens-là, interroge-les et tu verras, ils seront contents de t'éclairer.
Et pourquoi ne pas monter ce dispositif d'enquête avec des copains ? Et en débattre ensemble ?
S'en préoccuper, enquêter, faire des choix libres et mûrement réfléchis, voilà quelques principes qui pourront t'aider à trouver ta voie.
Courage !
Par Pierre Lunel - Professeur Ecrivain et Yves Dalmau - Haut fonctionnaire / Auteur
rub172]
Consulte notre méthode en 4 étapes pour réussir ton orientation !
son métier
Recherche des métiers en fonction de tes matières scolaires préférées !
sa voie




LES DERNIERS COMMENTAIRES
par Maeva le 12/12/12 23:16 sur Joséphine Jobert, comédienne dans la série "Foudre"
par virginie le 11/12/12 14:51 sur Stanislas, 19 ans, menuisier
par Diane ITF le 11/12/12 09:29 sur Directeur de restaurant
par Ju. le 10/12/12 14:09 sur Directeur de restaurant
par juju le 10/12/12 09:42 sur Maxime, 18 ans, apprenti en BEP maroquinerie