
Mélanie, 25 ans, psychologue
À l’écoute !
« Ma tante est psychologue. Quand elle me parlait de son métier, ça me passionnait : depuis que j’ai 8 ans, je veux faire comme elle ! » Au cours de ses études, Mélanie fait des stages en psychiatrie, en gériatrie et soins palliatifs, dans un service d’alcoologie et dans un cabinet privé. « C’est important de multiplier les expériences dans des structures différentes. Il est indispensable de toujours relier la pratique et la théorie. » Diplômée en juin 2008, elle réalise depuis des démarches pour ouvrir son cabinet. En attendant, elle anime dans les collèges des stages de sensibilisation aux addictions. Bien que débutante, Mélanie a une vision précise de son métier : « Je suis là pour écouter les souffrances des patients, leur permettre de les surmonter et de reprendre pied dans la vie. Il faut éviter de donner des conseils et de projeter ce qu’on voudrait pour nos patients, qui doivent trouver en eux leurs propres désirs. » Par Diane Dussud
Bac S + Master de psychologie (5 ans)
Psychologue
Le psychologue a pour objectif de maintenir ou d’améliorer notre qualité de vie, individuellement ou au sein d’un groupe.
C’est un spécialiste de (...)
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Bonjour Lou,
Attention aux confusions : le psychologue ne doit pas répondre à la place des gens mais les aider à comprendre par eux-même ce qui se passe en eux. Il ne s’agit pas de donner des "conseils", et tu apprendras à te positionner durant tes différents stages ! La psychologie auprès des enfants est, tu as raison, un très joli domaine... Pour cela, il faut que tu fasses tes cinq années d’étude à la fac. Pour ce qui est des débouchés, je ne te cache pas qu’il n’est pas évident de se faire une place (beaucoup de diplômés pour peu de postes...), mais comme tu as l’air d’avoir des aptitudes pour ça et une vraie envie de faire ce métier, tu sauras sûrement te battre pour y arriver ! Je te souhaite plein de courage, et n’hésite pas à me poser d’autres questions ! Il est toujours difficile à ton âge de faire des choix pour une vie professionnelle future, tu as raison de te renseigner le plus possible !
A bientôt peut-être, et bonne continuation. Mélanie
Bonjour Caroline,
On parle de plus en plus de "somatisation", c’est-à -dire qu’on exprime un mal être psychologique par un mal corporel. Comme si nous exprimions inconsciement notre souffrance par le corps... L’intérêt d’une thérapie serait de te permettre de mettre en mots tous ces maux qui passent par le corps... Le danger est toujours dans l’extrême, à savoir que certains voudraient que tout soit psychologique, d’autres que tout soit physiologique. Cet eczema peut avoir un sens pour toi, être d’origine nerveuse... Seul un travail d’analyse pourrait te permettre de répondre à ta question. Il n’y a jamais de liens directs de cause à effet, il faut être prudent : une autre personne ayant de l’eczema n’aura, évidement, pas la même vie que toi. J’espère que tu trouveras ta réponse...
Bonne continuation ! Mélanie
Bonjour,
Le métier de psychanalyste est à différencier de celui de psychologue ! On devient psychologue après cinq ans d’étude à la fac. Mais pour être psychanalyste, il faut faire sa propre analyse (c’est la question de la "passe"). Si tu es intéressée par la culture, il y a la psychologie interculturelle, c’est très intéressant ! Il s’agit de comprendre le développement psychologique du sujet en fonction de sa culture, de sa religion... Si c’est plus le comportement, il y a le comportementalisme ou le cognitivisme. Tu travailles avec des thérapies qui ne sont plus sur la manière d’être du sujet, ses réactions... pour l’aider à faire autrement (par exemple, tu peux apprendre à une personne qui a des problèmes d’alcool comment dire non quand on lui tend un verre...) Moi, je me suis dirigée vers la psychopathologie et la psychanalyse, c’est-à -dire que je travaille avec l’inconscient et toutes ses manifestations grâce à une écoute attentive et active du discours du sujet...
Merci pour ta question et bon courage ! Mélanie
Bonjour Solène,
Je te remercie pour ton message. Il est très touchant. Moi aussi j’ai eu plein de "critiques" pas forcément positives... Je te laisse imaginer ! Mais si il y a un domaine dans lequel je suis sûre de moi, c’est bien celui de la psychologie. J’ai donc la chance que tout cela ne m’ait jamais fait douter ! Et j’espère sincèrement que ce sera la même chose pour toi ! Je ne te cache pas que, effectivement, il faut se battre pour se faire une place en tant que psychologue, mais vu ton discours, je ne doute pas une seconde que tu iras loin. Je ne suis pas en mesure de t’aider pour l’orientation que tu comptes choisir... Tout ce que je peux te dire c’est qu’en ayant ce diplôme, tu auras une certaine "liberté" dans le sens où, quand tu as des idées et que tu sais quel domaine tu veux viser, il y a toujours moyen de se faire une place quelque part. Par exemple, en ce moment, en plus de mon cabinet et de mes actions de prévention auprès des adolescents, je travaille pour une association qui s’occupe des bénéficiaires du RSA. Je rencontre en permanence des gens passionnants et riches humainement, tu ne peux pas imaginer... De toutes les cultures, de toutes les religions, de tous les milieux sociaux... Chaque individu est unique et c’est ça la richesse de ce métier. La Fac dans laquelle j’ai fait mes études propose une branche spécifique : la psychologie interculturelle. Je pense que ça pourrait correspondre à tes envies... Enfin, si j’ai bien compris !
Bonne chance Solène, et encore merci pour ton message,
Mélanie
Bonjour Lolita,
L’entrée dans les études de psychologie n’est pas du tout sélective, il suffit d’avoir son bac, peu importe lequel... c’est le principe de la fac et c’est vraiment une bonne chose ! Par contre, pour la dernière année, il y a une sélection sur dossier et cela devient plus compliqué... Il faut bien s’accrocher en Master 1 (4ème année) et faire un bon mémoire (travail de recherche). Dés que tu es diplômée, tu as le droit d’entamer des démarches pour ouvrir ton cabinet, mais il faut savoir ce que tu veux exactement, quel cadre tu veux offrir à tes patients... parce que mener des entretiens à peine diplômé n’est pas simple et les patients ne sont pas dupes : si tu gères mal, ils le repèrent très vite et ne reviennent pas. Pour ce qui est de l’aspect financier, je pense que c’est un métier où il faut plus être passionné et pas uniquement motivé par l’argent. Tes revenus dépendront du poste que tu trouveras et de la fréquentation de ton cabinet. Je me tiens à ta disposition pour d’autres questions !
Mélanie
Bonjour, Je ne voudrais pas te dire de bêtises parce que les programmes évoluent sans cesse... Mais, "à mon époque" on commençait à se spécialiser en troisième année. Au début, il va peut-être y avoir des matières qui ne vont pas trop t’intéresser (par exemple : les maths pour des statistiques et la biologie pour les fonctions du cerveau), mais après si tu choisis bien tes profs et tes options : ça va être top ! Bon courage, Mélanie
Bonjour MlleMiss,
Je suis toujours aussi ravie quand je lis qu’une (ou un) jeune veut se lancer dans ces études ! Je n’ai qu’une chose à te dire : fais toi confiance et fonce ! C’est normal que tu hésites, tu es à un âge où ces questions d’avenir sont difficiles... On a peur de faire de mauvais choix... Mais pour moi, c’est un si joli métier que, si tu es motivée, je ne peux que t’encourager à te lancer ! Je te conseille de passer par la fac, les "écoles" de psychologue débouchant sur des diplômes moins reconnus par le corps professionnel... De plus, il faut se méfier de ces structures qui proposent des formations pas toujours valables ! En passant par la fac, tu auras des stages à faire et, si tu choisis bien tes profs, tu vas vraiment t’enrichir au niveau de la pensée ! Pour ce qui est des métiers relatifs à la psycho, c’est vrai qu’ils sont nombreux. Ce sera à toi de sentir à quelle branche tu es la plus sensible. Il y a le courant psychanalytique (Freud, Lacan, l’inconscient, les rêves... ça, c’est mon truc !), le courant plutôt clinique qui passe souvent par des "tests", la psychologie interculturelle (en fonction de la culture et de la religion du sujet, ça aussi c’est mon truc !), la psychologie sociale (plus côté entreprise), le courant cognitif et comportementaliste (tu tentes d’agir sur le comportement concret du sujet)... Tu verras tout cela pendant tes études ! Enfin, pour finir mon roman, je te le redis : fais toi confiance ! Je serai là pour te répondre si tu as d’autres questions, des doutes... !
Mélanie
Bonjour Lolita, Cela fait plaisir de voir une jeune fille de ton âge qui ait déjà cette vocation ! Je t’encourage vivement à entamer ces études, je ne doute pas une seconde que tu y parviennes avec succès ! Je n’ai pas trouvé ces études difficiles, il suffit de bien assister aux cours (les absences n’étant pas pénalisées, beaucoup d’étudiants se laissent aller...), d’être rigoureux et autonome (tu ne seras plus cadrée comme au collège ou au lycée) et d’avoir une vraie envie d’exercer ce métier (il me semble que c’est ton cas !). N’importe quel bac ouvre les portes de la fac... Et pour ce qui est des débouchés, il faut se battre, ça n’est pas si évident que ça pour ne rien te cacher... Mais cela vaut le coup ! Pour moi, c’est le plus beau métier du monde, et plein de portes commencent à s’ouvrir, d’autant que tu as toujours la possibilité, en parallèle, de t’installer en libéral (ce que j’ai fait). Je te souhaite une belle réussite en tous cas, que tu choisisses cette voie ou une autre ! Et si tu as d’autres questions, n’hésite pas me recontacter ! Mélanie
Bonjour Samira, Je te remercie pour ton message et je m’excuse pour le retard de ma réponse... Il est compliqué pour moi de répondre sur une courte description écrite... Je pense qu’il faudrait que tu réfléchisses aux raisons qui te poussent à agir comme cela (retard, difficulté devant la hiérarchie...) et à quel niveau ça devient une souffrance pour toi. Ne peux-tu pas faire de ce tempérament un atout, tout en t’adaptant à ce que la société, et plus particulièrement les études supérieures, exigent de toi ? Si tu penses qu’il y a des points sensibles (que tu n’as peut-être pas pu mettre ici par écrit) à travailler dans une analyse, je t’encourage à te lancer... Pour ce qui est du prix, ça dépend vraiment des professionnels. Mais prends ton temps et fais attention dans ton choix : il est important de trouver quelqu’un qui te donne la possibilité d’investir un lieu de parole qui te convienne, qui te permette de mettre en mot tout ce qui peut faire souffrance pour toi, et ce dans un rapport de confiance, sans inhibitions... j’espère que cette réponse pourra t’aider un minimum, et je te souhaite bon courage dans tes démarches personnelles et professionnelles.
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