
Stéphanie, 32 ans, professeur des écoles
"Entre fermeté et bienveillance"
Lycéenne, elle adorait lire, a choisi de s’orienter vers la philo, mais raté son CAPES qui lui aurait permis de l’enseigner. « J’ai trouvé un boulot dans un laboratoire pharmaceutique, au service clients. Cela me plaisait, mais lorsque j’ai eu des enfants, mes relations avec mon employeur se sont petit à petit dégradées. » Les enfants, Stéphanie les aime, et passe le concours d’entrée à l’IUFM : après un an de formation, un maître des écoles peut prendre en charge une classe, de la petite section de maternelle jusqu’au CM2. « Moi, j’adore les CP. Les enfants sont tout neufs, enthousiastes, curieux. Pour eux, je suis ‘La maîtresse’, un référent. C’est valorisant ». Stéphanie reconnaît que son métier est fatigant nerveusement : « Il faut être patient, enthousiaste, ferme aussi, et rester toujours bienveillant vis-à -vis de ces enfants avec lesquels on tisse une vraie relation ».
Bac littéraire, Maîtrise de philo, formation d’un an à l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) après concours accessible à bac +3.
Professeur des écoles
Les professeurs des écoles ont pour mission d’enseigner et d’instruire les enfants de 2 à 10 ans, de la maternelle au CM2.
Ses qualités : patient, (...)
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40ans,
le 14 mars à 13h14 :
Cela me fait rire tout ceux qui critiquent le métier d’enseignant. Vous etes bien contents que vos enfant ai accès à une éducation. Les gens se sont battus pour que chaque enfant puisse apprendre librement et vous critiquez ce métier. De plus, comment osez vous découragez tous ces étudiants qui revent de devenir professeur des écoles. Ils demandent des conseils pour avancer et mieux comprendre ce métier et vous les détruisez.
40ans,
le Décembre 2009 Ã 13h14 :
Armyel je ne cherche pas à décourager les gens de ce métier, chacun prendra la décision de son choix. Il me semble néanmoins que la moindre des choses est d’informer correctement avec honnêteté et véracité les jeunes qui se dirigeraient vers les professions de l’éducation. Le métier d’enseignant est (volontairement ?) totalement idéalisé. Non ce n’est pas une "vocation" ou un sacerdoce ! La moindre des choses est quand même de mesurer l’ampleur de ses propos. On ne rentre pas à l’éducation nationale comme au séminaire ! Enseignant est un METIER comme un autre. Je trouve irresponsable de nous servir des propos gnangnan sur la "petite lumière dans l’oeil de l’élève" et faire un laïus sur la "passion" ou la "vocation". Oser dire que le salaire et les conditions de travail ne sont pas des critères essentiels pour choisir une profession est encore plus irresponsable. Voilà pourquoi nos jeunes sont si mal orientés dans le supérieur ou en fin de 3ème. Les critères majeurs pour choisir une voie professionnelle sont, classés PAR ORDRE DE PRIORITÉ 1) les débouchés réels sur le marché de l’emploi. Autrement dit le diplôme que je vise est-il durablement "monnayable" auprès "du monde du travail" ? Un diplôme qui ne mène à rien professionnellement parlant (et il y en a beaucoup) ne sert qu’a provoquer une immense, durable et légitime amertume lorsque le sujet recherche un emploi. 2) Conditions de travail et salaire. 3) Évolution possible dans la profession (Quelle carrière sur 42 ans ?). 4) Et enfin et pour finir, l’affectif : intérêt du sujet pour l’activité en question. Il faut bien évidemment éviter de choisir un métier qui nous repousserait totalement. Attention tout de même au hiatus entre l’idée que l’on se fait d’une profession et la réalité quotidienne de celle-ci.
A bon entendeur.
40ans,
le Février 2009 Ã 21h31 :
Bonjour, je suis en classe de seconde et je me pose beaucoup de questions au sujet de mon avenir professionnel, j’ai longtemps cherché quel métier pourrait me passionner. J’ai pensé à éducatrice spécialisée car je voulais aider les jeunes ados. J’aurai voulu être auxiliaire puéricultrice voir même puéricultrice mais voyant le nombre d’années et de diplômes qu’il fallait posséder, j’ai un peu abandonné l’idée. Je me sous estime beaucoup, je pense toujours ne pas pouvoir y arriver. Mais en cherchant bien quel métier se rapprochant des enfants, n’ayant pas de grandes difficultés à obtenir un diplôme, n’ayant pas forcément de longues études, j’ai trouvé professeur des écoles. J’ai fais pas mal de recherche sur ce métier. Et il me plait beaucoup, pouvoir être en contact avec des enfants, pouvoir leur apprendre beaucoup et pouvoir les aider me convient bien. Et pour toutes celles ou ceux qui doute de leurs capacités ou de leur volonté ne baissez pas les bras, c’est un beau métier tout de même.
40ans,
le Janvier 2009 Ã 13h30 :
J’ai toujours voulu faire professeur des écoles. Mais depuis peu je m’interroge. Je me demande si c’est facile d’avoir une vie privée et j’ai peur surtout de ne pas y arriver.
40ans,
le Décembre 2008 Ã 20h01 :
je suis tout à fait d’accord avec ce qui a été dit, d’ailleurs cela me décourage de plus en plus, et je cherche autre chose (il y a d’autres raisons). cependant, il en faut et il en faudra toujours des profs ! alors à quoi bon décourager les gens. c’est un tableau plus que noir que tu fais de ce métier... je ne pense pas que ce soit vraiment la meilleure des choses a faire. ce que je peux dire a aylin c’est d’être consciente des difficultés mais que si c’est ce que tu veux vraiment faire ne te décourage pas, ne fait pas comme moi... courage
40ans,
le Décembre 2008 Ã 18h50 :
Lorsque l’on choisit ce métier, ce n’est pas une question de rémunération mais de vocation. Il faut être conscient que le métier est de moins en moins facile car le rapport à l’autorité à beaucoup changé. Cependant, il faut regarder le verre à moitié plein et non pas l’inverse. Lorsque l’on voit la petite lumière s’allumer dans l’oeil d’un élève lorsqu’il vient de comprendre, cela vaut tout l’or du monde. Pour faire ce métier, il ne faut pas être carriériste mais passionné. Ce n’est pas un emploi de bureau, on ne décroche pas en rentrant le soir, ni pendant les vacances, c’est ça la passion.... Et pour ceux qui se plaigne de la rémunération, il y a beaucoup d’entreprise qui paient très mal leurs salariés et qui les licencient à la moindre occasion. Un PE travail 4 jours en moyenne par semaine, a les vacances scolaires et surtout la sécurité de l’emploi. Alors, tout est relatif.
En résumé, pour exercer ce métier, il faut être passionné, être patient, être à l’écoute et bienveillant. Il ne faut surtout pas faire ce métier pour le salaire ou les conditions de travail mais c’est un TRÈS beau métier.
40ans,
le Décembre 2008 Ã 13h08 :
Bon 1ère chose les 2700 euros (même brut) par mois pour un PE on dirait du Copé ! Bien peu arriveront à cette somme à moins d’être inspecté régulièrement (tous les 3ans) et de passer systématiquement au grand choix (30% d’une promotion), une infime minorité donc. Autrement dit ce n’est absolument pas le salaire moyen d’un PE en fin de carrière. Quant au salaire d’embauche il est de 1260 euros net par mois, ca fait rêver non ?...
Mais le reste est encore plus intéressant... les conditions de travail sont catastrophiques. En effet l’enseignant est coincé entre, d’une part des élèves dont l’éducation est inexistante, du moins dans les zones "sensibles", et d’autre part sa hiérarchie impuissante à faire respecter l’ordre et la concorde à l’école et qui, MECANIQUEMENT, se retourne vers "ses" profs sur lesquels elle a, au moins, autorité.
Il faut un responsable certes mais surtout il faut qu’il soit "solvable" : Le prof devient donc comptable de l’irresponsabilité des élèves, que cela soit en matière de comportement ou de résultats scolaires. Voila au passage ce qui perment d’expliquer "l’omerta" des enseignants vis à vis de ce qui se passe dans leurs classes. Il vaut mieux subir que de se plaindre de risque de voir se transformer les "rapports d’incident" en "rapport de dysfonctionnement"...
Résumons-nous :
Salaire : faible à très faible, surtout si l’on considère le niveau d’étude et le concours encore assez sélectif qui impose souvent plusieurs essais.
Conditions de travail : désastreuses, selon tous les rapports les violences scolaires explosent en suivant une courbe exponentielle. Mais c’est sans compter cette "petite" violence quotidienne (provocations, obstructions au bon déroulement du cours etc) encore plus épuisante. Enfin aucune perspective d’évolution de carrière : "prof un jour, prof toujours".
Alors franchement ami étudiant si tu as l’occasion de rejoindre les troupes de l’éducation nationale... un bon conseil, passe ton chemin !
40ans,
le Décembre 2008 Ã 20h43 :
J’aimerais tellement faire ce métier qu’est "professeur des écoles", je n’ai que 14 ans et déjà la tête pleine d’idées pour apprendre des choses à ses enfants. Mais avec tous ces problèmes de stress chez les enseignants,j’ai peur.
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