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Thibault, 24 ans, garde républicain

« On est la force de la loi »

Thibault, travailler dans la gendarmerie nationale n’est tout de même pas unmétier comme les autres. Comment t’es venu cette envie ?

Il me fallait un métier peu classique, qui sorte de l’ordinaire. En première, je voulais devenir architecte et c’est en terminale que j’ai décidé de passer le concours d’entrée en école de sous officier. Cette école permet d’accéder à la gendarmerie départementale, à la gendarmerie mobile ou à la garde républicaine (ces trois corps forment la gendarmerie nationale). Mon objectif était la gendarmerie départementale. Comme je voulais rester à Paris, j’ai intégré la garde républicaine.

Quel est le rôle de la garde républicaine ?

Elle protège et rend les honneurs. On dit que la garde républicaine a une mission de sécurité et d’honneur.

… D’honneur, comme le défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées ?

Oui. Dans le cadre des services d’honneur, il s’agit d’accueillir les personnalités politiques, françaises ou étrangères. Pour les missions de sécurité, elles consistent à protéger les lieux importants de la République ainsi que les personnalités politiques.

Comment s’organise ton temps de travail ?

Sur une semaine, théoriquement, j’ai 2 jours de repos hebdomadaires et une journée qu’on appelle « d’unité » (on reste à la caserne pour y faire tout type de travaux : administratif, entretien… entraînement aussi). Quand je prends une garde, c’est parti pour 24 heures sur le même lieu. Moi, je travaille à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Donc, je pars à 8 heures du matin et je reviens le lendemain, à la même heure. Là-bas, on prend des factions d’une heure avant d’être relevé par un collègue. Entre deux gardes, on a 24 heures de descendance (la journée qui suit une garde). Je profite de ce temps libre pour préparer le concours d’officier de police judiciaire.

Tu veux quitter la garde républicaine ?

Oui, je voudrais travailler en gendarmerie départementale, surtout dans le domaine de la police judiciaire.

Tu aimes réprimer ?

Non, je ne peux pas dire ça. J’aime la discipline, le sens des responsabilités, le contact avec les gens. On vient au secours de la population : quand quelqu’un ne respecte pas les règles, il peut devenir dangereux pour les autres. On est la force de la loi, sa main armée.

D’ailleurs, tu travailles en uniforme et tu portes une arme ?

Oui, je porte un uniforme comme tout gendarme. J’ai aussi une arme. Jusqu’à aujourd’hui, je ne l’ai pas utilisé et je ne m’en porte pas plus mal. Ça arrivera peut-être un jour… En attendant, je m’entraîne au tir. Mais il y a un fossé énorme entre porter une arme et s’en servir.

Thibault, quelles sont les exigences pour devenir garde républicain ?

Il ne faut pas avoir peur de la quantité de travail. C’est le point négatif. On a un rythme soutenu et il faut aussi s’entretenir physiquement… Aucun régime particulier, mais il faut garder une bonne condition physique. Pour cela, je cours et je fais du roller et du vélo. On passe donc beaucoup de temps au travail et il faut concilier emploi et vie de famille. Ce n’est pas toujours facile ! En plus, comme on a un logement de fonction, je ne quitte presque jamais mon lieu de travail.

Et pour les femmes ?

Elles représentent environ 10 à 15 % de l’effectif. En général, ça se passe bien.

Dans la vie d’un garde républicain, il doit se passer des événements importants ?

Bien sûr ! Je vis parfois des choses exceptionnelles. Quand elles arrivent, j’en profite en me disant qu’elles ne se reproduiront peut-être jamais… Par exemple : j’ai « rencontré » la reine d’Angleterre et Jacques Chirac avec leur époux et épouse sur la place de l’Etoile. Ça n’arrive pas tous les jours…

En effet ! Aurais-tu un conseil à donner aux lecteurs qui aimeraient te rejoindre ?

Allez le plus loin possible dans vos études ! Même si le concours ne l’exige pas, la plupart d’entre nous avons notre Bac. Et puis, il vaut mieux aimer le sport et le contact avec les autres. Surtout n’ayez pas peur de travailler beaucoup !

On dit aussi : quand on aime, on ne compte pas ! Merci beaucoup Thibaut et bon courage pour tes concours.
( © DR)

  • Plus d'infos

- Bac S (scientifique)

- Concours d’entrée d’école de sous-officiers (de niveau bac, bien que beaucoup l’ait déjà).

- Cette formation dure un an.

- Ã€ son issue, choix de l’affectation entre gendarmerie départementale, gendarmerie mobile et garde républicaine en fonction du classement et des places disponibles.

 


Je ne sais pas encore quoi faire comme métier mais garde républicain me plaît beaucoup vu comme vous en parler j'aimerais faire la même chose mais si j'ai un bep, bac techno et un bts est-ce que c'est suffisant ? Merci à bientôt (de thomas, 15 ans, 3e)
 

Bonjour Thomas. Le concours des sous-officiers de gendarmerie est ouvert à tous, âgés de 18 à 36 ans, et est de niveau baccalauréat. La majorité des candidats ont le bac ou bac+2.

Combien gagnes-tu ? (de dd, 13 ans, 4e)
 

Bonjour DD. Je gagne suffisamment d’argent pour vivre décemment (environ 1200 Euros en école ; 1450 Euros à l’issue puis évolution par échelons successifs).


 

Commentaires


Elodie, le 11 septembre à 08h34 :

Bonjour
Je suis une fille est j’aimerais savoir si ca se passent bien avec les filles ?
Ont t-elle les meme droit que vous ?
Merci


 

 

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