
Valéry Zeitoun, Directeur Général de maison de disques
ITF : Que voulais-tu faire ado ?
Valéry : Je n’en avais pas la moindre idée. J’avais une bande de potes et confiance dans la vie. J’ai loupé deux fois mon bac sciences éco, du coup j’ai enchaîné les petits boulots, coursier, vendeur, et même attaché de presse de Cerrone. Le disque n’a pas marché mais j’avais bien assuré la promo ! Même si ce n’est pas pour la vie, il faut bien faire son métier pour ne pas s’ennuyer. Je regrette aujourd’hui d’avoir été nul en math. Quand on est autodidacte il faut compenser en permanence. Combien de fois je me suis plongé dans le dictionnaire pour vérifier des trucs entendus dans la journée ! Je conseille de faire des études, c’est un confort qui permet d’appréhender la vie plus rapidement. Quoi qu’il en soit il faut croire en soi, ne pas attendre d’aide -s’il y en a tant mieux- et assumer ses défauts quitte à s’en faire une arme.
ITF : Et si demain tout s’arrêtait ?
Valéry : Mais je sais très bien que ça peut s’arrêter demain ! C’est un garde-fou pour ne pas péter les plombs quand on a du succès. La sécurité de l’emploi n’est pas la réalité.
ITF : Tu as joué le rôle du producteur d’une artiste dans « Backstage » encore un nouveau métier ?
Valéry : Je fais ça sur mes vacances ! Je n’ai jamais pensé qu’un jour je répondrais à une interview des Cahiers du Cinéma ou que mon portrait ferait la dernière page du journal Libération. Si des réalisateurs me proposent des rôles intéressants, pourquoi pas. Quand on est passionné, il faut savoir se vendre et toujours se dire qu’on peut faire autre chose si au fond on y tient.
Propos recueillis par Catherine Attia-Cannone
(© photo : DR)