Abdallah, 41 ans, chercheur-enseignant en mesures nucléaires



Major de promo à plusieurs reprises, Abdallah a fait de brillantes études. Aujourd'hui, il est chercheur-enseignant en mesures nucléaires. Il te présente son métier à double facette et ses projets.

En quoi consiste votre métier ?
Je suis chercheur-enseignant. Les trois quarts de mon temps sont consacrés à la recherche, le reste est dédié à l'enseignement. Ces deux fonctions sont complémentaires et indissociables. Ce qui est intéressant, c'est que je suis à cheval entre « le pratique » et « le théorique ». Grâce à mes travaux de recherche, les connaissances que je transmets aux élèves sont sans cesse renouvelées. Je suis également co-responsable d'un Master en instrumentation des moyens d'essais, qui forme les étudiants aux technologies de l'instrumentation et de la détection.
Sur quels projets travaillez-vous ?
Je cherche à mettre au point et à optimiser des techniques de mesures nucléaires notamment pour les besoins de contrôle et de caractérisation non destructifs d'objets radioactifs et/ou de matière nucléaire. A travers la connaissance de phénomènes physiques et leur utilisation, nous mettons au point des techniques de mesures pour avoir le plus d'information possible sur la matière radioactive. C'est une activité transverse qui touche chaque étape du cycle du combustible nucléaire.
Comment s'organise votre emploi du temps ?
Je n'ai pas vraiment de journées types, mais de façon générale ma semaine se compose de deux jours de réunions techniques et stratégiques afin de résoudre des problématiques scientifiques spécifiques, identifier des besoins et élaborer des partenariats avec des entreprises, des laboratoires nationaux et internationaux et des universités et enfin organiser des conférences et des rencontres scientifiques ... Puis, les deux jours suivants, je fais de la recherche : expertises, définition de programmes expérimentaux, calculs de simulation analyses et interprétation de résultats... Enfin pendant une journée, je donne des cours. Mes journées commencent à 7h45 et se terminent entre 17h30 et 20 heures. C'est assez prenant mais passionnant.
Qu'est-ce que vous appréciez le plus dans votre métier ?
J'aime « m'acharner » à essayer de trouver des solutions à des problèmes. Faire de la physique, c'est essayer de comprendre le monde.
Qu'est-ce que vous appréciez le moins ?
Rien en particulier. Entre les réunions et les cours, il faut juste s'organiser pour ne pas prendre trop de retard dans son travail de recherche. Savoir gérer son temps est essentiel quand on exerce deux fonctions différentes.
Avez-vous un conseil à donner aux jeunes qui aimeraient se lancer dans la recherche ?
Il faut aimer l'aventure ! L'important, c'est d'aimer ce que l'on fait. Donc, pour son métier, il faut faire au départ ce que l'on aime. Il faut dans la mesure du possible choisir une filière par passion. Les sciences ne sont pas ingrates : si l'on travaille dur, l'effort est toujours payant, et également plaisant.
Propos recueillis par Diane Dussud
Légende photo : banc de caractérisation par spectrométrie gamma - © S.Rolland

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ÉTUDIANT EN ABDALLAH, 41 ANS, CHERCHEUR-ENSEIGNANT EN MESURES NUCLÉAIRES

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19 ans

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