Abdelmajid, 39 ans, manager boucherie



Pour Abdelmajid, responsable du rayon boucherie dans une grande surface en région parisienne, son métier n'est pas voué à disparaître, car travailler la viande demande une telle technique qu'il ne peut pas être pratiqué par des machines et nécessite l'intervention des hommes.

Comment êtes-vous devenu boucher ?
Pas par conviction en tout cas ! J'ai arrêté l'université en 1ère année. Comme j'avais besoin d'un peu d'argent, je suis entré à Carrefour en tant qu'employé au rayon boucherie. Je remplissais le rayon et m'occupais des emballages. J'aimais observer les bouchers transformer la viande en un produit fini : j'ai voulu en faire mon métier. J'ai suivi une formation à l'intérieur du groupe qui m'a permis d'avoir l'équivalent d'un CAP boucher. Je suis devenu boucher, et depuis cinq ans, je suis manager-boucherie.
Quelle est votre journée-type ?
L'équipe du matin et moi arrivons à 6h pour préparer l'ouverture du magasin à 9h. J'ai une vingtaine de salariés sous ma responsabilité. Je contrôle l'arrivage du matin placé dans les chambres froides. 90 % de la viande arrive déjà emballé sous vide : c'est pour le libre-service. Celle qui arrive en carcasse est destinée au rayon traditionnel où les bouchers travaillent directement devant la clientèle. Il faut faire en sorte que les rayons soient toujours remplis. Je m'occupe aussi de passer les commandes pour le lendemain et d'analyser les chiffres des ventes réalisées.
Quelles sont les qualités d'un boucher ?
C'est un métier d'artisan : aimer la viande et savoir la transformer est indispensable. Par ailleurs, il faut être rigoureux pour ce qui est de l'hygiène. Contrôler la chaîne du froid est un combat de tous les jours : la viande doit rester à 2°C dans le frigo et elle reste maximum deux jours en rayon. De plus, en tant que manager, je dois manager mon équipe. Je suis aussi en contact avec les clients, je les renseigne et leur transmets mon savoir gastronomique.
Qu'est-ce que vous aimez particulièrement dans votre métier ?
A l'ouverture du magasin, on a une grande satisfaction lorsque le rayon est plein avec tout l'assortiment obligatoire et que la qualité de la coupe est irréprochable afin de satisfaire tous nos clients.
Et qu'est-ce que vous aimez moins ?
Dans le même ordre d'idée, s'il y a un problème technique, le retard pris met du temps à être récupéré. De plus, c'est un métier assez éprouvant : remplir les rayons, porter la viande, la couper... Les gestes peuvent paraître répétitifs. Les horaires sont aussi plus intenses pour un manager, même s'il me reste du temps à consacrer à ma famille, ce que ne peut pas se permettre un boucher à son compte.
Comment voyez-vous l'avenir ?
Je compte rester au sein de Carrefour car il y a beaucoup d'options qui s'offrent à moi. J'aimerais bien intégrer d'ici trois ans la cellule de développement qui définit les grands axes pour optimiser le travail de boucher.
Par Mathieu Robert

ORIENTATION

Liste des conseillers en orientation
près de chez vous.

PSYCHO-TESTS

Quels métiers sont faits pour toi.

pub

DISCUTE AVEC UN
ÉTUDIANT EN ABDELMAJID, 39 ANS, MANAGER BOUCHERIE

Nathan

19 ans

LYCÉE DES MÉTIERS DU BOIS MOUCHARD

Ajouter un commentaire


Votre email ne sera jamais publié

Liste des Commentaires (0)