Accro... mais pas trop !



Jeux vidéo, portable, télé... À quoi peut-on devenir accro ? Quand cela devient-il un réel souci ? Voici quelques éléments de réponse.

Alcool, jeux vidéo, portable, MSN... Même combat ?
Accro est le diminutif d'accroché, un terme imagé pour décrire les liens puissants qui retiennent une personne à sa dépendance. Ce mot est emprunté à l'univers de la drogue : cannabis et autres cocktails explosifs sont des substances qui créent une envie presque incontrôlable de consommer pour échapper au manque. Le tabac, l'alcool, les médicaments peuvent aussi entraîner de graves dépendances, même s'ils sont vendus en toute légalité. Mais peut-on vraiment devenir accro au portable, aux jeux vidéo, à la télé, à sa carte bleue voire au chocolat, comme on l'entend de plus en plus souvent ? « L'addiction aux jeux vidéo est un phénomène rare », estime le docteur Serge Tisseron*. Rare, mais réel ! On peut être dépendant à mille choses, y compris à une amie, un amoureux... Ce qui compte avant tout, c'est le comportement qu'on adopte.
Une mauvaise habitude n'est pas une addiction (et vice-versa)
À en croire certains, entre les écrans et le tsunami internet, la génération des 15-20 ans serait condamnée à vivre en junkie le restant de ses jours, incapable de survivre sans son portable et sa connexion MSN.
Vrai ou faux ? Pour Mélanie, 25 ans, psychologue, on souffre vraiment d'une addiction quand on commence à mettre sa vraie vie entre parenthèses : on se coupe de ses anciens copains, on abandonne ses autres activités, on décroche des cours... Ou quand on a tendance à confondre ses rêves (je suis un pilote de F1) et la réalité (j'ai pas le permis), quitte à se mettre en danger. Pour le reste, il serait plus juste de parler de mauvaise habitude, voire d'un penchant pour l'excès que connaissent certains ados, toutes générations confondues : « Combien d'heures passaient certains jeunes au baby-foot ou au flipper dans les années 60 ? »
Les armes anti-dérapage
Quand on est vraiment dépendant, impossible de s'en rendre compte par soi-même. L'entourage doit alors agir et faire un pas vers celui/celle qui souffre sans le/la juger. S'il y a danger, il faut prévenir un adulte de confiance.
Mais quand on sent qu'on est soi-même sur la mauvaise pente (je sors de 5 heures de World of Warcraft) mais qu'on contrôle encore (je SAIS que j'ai abusé), on peut tenter d'en discuter avec ses potes, pour se situer par rapport à eux ou dédramatiser en rigolant de son dérapage. On peut aussi essayer de se limiter, mais le mieux est d'organiser ses journées en diversifiant les activités, histoire d'éviter les excès. « Quand on a conscience qu'on est allé un peu loin, c'est déjà très bon signe » encourage Mélanie. D'ailleurs, « la plupart des jeunes luttent eux-mêmes contre toutes les formes d'addictions, car ils n'ont pas envie de se laisser prendre dans le système ».
Le savais-tu ?
45 % des filles et 55 % des garçons collégiens déclarent passer plus de trois heures par jour devant un ordinateur.**
* Psychiatre et psychanalyste, auteur de « Qui a peur des jeux vidéo ? » (Albin Michel, 2008)
** Source : enquête sur « Le comportement et l'environnement santé des collégiens » CPAM et Académie de Paris, 2008.

Par Juliette Labaronne

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18 ans

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