Anatole, 36 ans, chercheur en réalité virtuelle



Ingénieur dans la conception de pilote automatique pour hélicoptère, Anatole est attiré par la recherche. Il reprend ses études et devient chercheur dans le domaine de la réalité virtuelle. Il travaille notamment sur les jeux vidéo de demain ! Anatole revient sur son parcours et explique le quotidien de son métier.

Quel est votre parcours scolaire ?
Après mon bac scientifique et deux années de classes préparatoires, j'ai rejoint une école d'ingénieurs. À l'époque, je n'avais pas de projet professionnel précis. En parallèle, j'ai réalisé un MASTER en automatique et informatique industrielle.
Comment êtes-vous arrivé à la recherche ?
Une fois diplômé, j'ai été embauché en tant qu'ingénieur systèmes chez Thales. Je travaillais sur la conception de pilote automatique pour hélicoptère. J'y suis resté une année. Puis, j'ai eu envie de faire de la recherche. J'ai donc repris les études. J'ai effectué une thèse sur la réalité virtuelle. Une fois achevée, j'ai intégré un laboratoire de recherches du CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) avant de passer le concours pour intégrer l'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique). Il s'agit d'un organisme de recherches publiques.
En quoi consiste votre métier ?
Je travaille sur l'interaction avec les ordinateurs. Par exemple, nous travaillons sur un logiciel (OpenViBE - http://openvibe.inria.fr) qui permet de piloter une machine ou un jeu vidéo « par la pensée ». Les flux électriques générés par notre cerveau sont transformés en données informatiques. C'est une piste d'évolution intéressante pour les jeux vidéo. Nous travaillons en collaboration avec une dizaine de partenaires dont le français Ubisoft.
Avec qui travaillez-vous ?
Notre équipe de recherche est composée d'une cinquantaine de personnes : des chercheurs, des ingénieurs, des post-doctorant et des étudiants. Je supervise l'activité de recherche d'une dizaine de personnes.
Qu'appréciez-vous le plus dans votre métier ?
Beaucoup de choses ! J'aime le côté créatif du métier : avoir une idée, travailler dessus, confirmer cette découverte et la publier dans une revue scientifique. C'est gratifiant ! J'aime aussi échanger avec des chercheurs du monde entier qui travaillent sur la même problématique. C'est très enrichissant ! Cette dimension internationale me plait beaucoup. Il est d'ailleurs essentiel de maîtriser l'anglais.
Et qu'appréciez-vous le moins ?
Comparé au niveau d'études, les salaires sont bas. Un chercheur avec un bac +8 commence avec un salaire compris entre 1700 et 1800 euros nets. C'est peu...
Quelles qualités faut-il avoir pour être un bon chercheur ?
Il faut avoir des idées, être créatif, curieux, rigoureux, méthodique, persévérant et bien savoir communiquer ! C'est important de bien présenter et valoriser ses résultats de recherche à la communauté scientifique.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent travailler dans ce domaine ?
Il faut déjà bien réussir ses études ! Il ne faut pas se leurrer le parcours scolaire est très important et les études sont longues.
Par Diane Dussud

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ÉTUDIANT EN ANATOLE, 36 ANS, CHERCHEUR EN RÉALITÉ VIRTUELLE

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Liste des Commentaires (1)

POMsryXQMHyEEjnuxUi 29 février 2012 11:57 #1
That kind of thikinng shows you're on top of your game