Anne-Sophie, 23 ans, traductrice littéraire



Anne Sophie a traduit un roman de Daniel Glattauer Quand souffle le vent du nord, publié en avril 2010 chez Grasset. Echanges avec une jeune traductrice passionnée de littérature.

Avez-vous eu toujours envie de pratiquer le métier de traductrice littéraire ?
Je suis rentrée à l'ISIT pour travailler mes langues (l'anglais, l'allemand et l'italien) et la traduction m'a toujours intéressée. J'ai choisi plus particulièrement la traduction littéraire puisque j'aime lire et je pense que ce type de traduction est très enrichissant.
Qu'est-ce qui vous passionne le plus dans ce métier ?
C'est d'arriver à recréer tout un univers, un style, une atmosphère, des personnages tout en restant fidèle au style de l'auteur.
On dit souvent qu'il faut beaucoup d'humilité et de passion pour être traducteur littéraire, est-ce vrai ?
Concernant l'humilité, je ne sais pas mais ce qui est certain, c'est qu'il ne faut pas rechercher la gloire. Il faut énormément de passion, c'est vrai, puisque c'est un long travail qui demande beaucoup de patience lorsqu'il s'agit, par exemple, de chercher la plus fidèle retranscription.
Comment avez-vous rencontré l'auteur, Daniel Glattauer ?
Je l'ai rencontré après la sortie du livre, lors d'un dîner de lancement.
C'est son éditeur qui m'a contactée : je travaillais aux éditions Grasset qui cherchaient un traducteur pour ce roman allemand. On m'a alors proposé de faire un essai qui s'est avéré concluant.
Comment avez-vous travaillé ensemble ? Avait-il des exigences particulières ?
L'auteur n'avait pas d'exigences particulières si ce n'est celle de retranscrire le plus fidèlement possible sa pensée afin de conserver l'âme du roman.
En combien de temps avez-vous réalisé la traduction de ce livre ?
Il m'a fallu six mois environ. Je profitais de chacun de mes instants libres (en dehors de mon stage et de mes cours) pour traduire ce roman.
Quelle a été votre méthode de travail ?
Je m'étais fixé une douzaine de pages à traduire par semaine. Généralement, le lundi je traduisais ce que je pouvais, ce qui me venait naturellement à l'esprit et ensuite, je remplissais les passages plus compliqués qui me demandaient davantage de temps et de réflexion.
Quelle est votre prochaine traduction littéraire ?
Je viens tout juste de terminer la traduction de la suite du roman de Daniel Glattauer qui devrait sortir en librairie l'année prochaine.
Avez-vous effectué des séjours ou stages à l'international pour parfaire vos langues ?
Lorsque j'étais à l'ISIT, j'ai fais un séjour en Autriche avec Erasmus. J'ai aussi vécu en Angleterre, ce qui m'a permis d'améliorer mon niveau de langues.

Quelle vision avez-vous de votre métier de traducteur littéraire dans les prochaines années ?
Je pense que ce métier demande beaucoup de patience mais cela dépend aussi de la langue choisie : il est sûrement plus facile de trouver une traduction en Allemand qu'en Anglais où la concurrence est plus rude. Cependant, le public sera toujours intéressé par la littérature étrangère et les éditeurs rechercheront toujours des traducteurs professionnels.
Pourquoi avoir choisi l'ISIT ?
J'ai habité quelques temps en Angleterre et j'étais passionnée des langues étrangères depuis le lycée. A la suite de mon Bac, j'avais envie de développer et d'approfondir mes langues et l'ISIT était le meilleur choix possible.

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Manon 22 ans

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Diplôme d'ingénieur (master)

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Liste des Commentaires (6)

carla 19 janvier 2017 17:00 #1
Marie
Je suis actuellement en classe de 3°. J'aime beaucoup le Français, l'Histoire et les langues. J'hésite encore entre le journalisme et la traduction. J'envisage de faire mon stage dans le journal de ma région. Le vrai fond du problème est que j'aimerai faire un bac STG (sciences et technologies de la gestion). Pourquoi ? Car le lycée (Sainte Famille d'Amiens) que me conseille mes parents me fait peur part son niveau, j'ai donc peur de me ramsasser et parce que le bac L a peut de débouchés et le bac ES n'est pas pour moi (mon niveau en Maths et mon niveau en Physique m'en empêche). Le bac STG est un bac où toutes les matières principales (Français, Anglais, Espagnol, Philosophie, Histoire...) me "vont". Quel bac me conseillez-vous ?

Bonjour Marie, je suis en terminal STMG et j'ai décidé de faire traductrice aussi. j'ai fais beaucoup de recherche pour être sûre de ce que je voulais faire. ça fais plus de 3 ans que je cherche et rencontre de jeunes étudiants pour m'informer et la filière STG est la meilleure de mon point de vue. Certes tu n'auras pas le niveau d'un étudiant L mais les matières comme le droit, l'économie, le management,... seront déjà acquises. Tu as besoin de ces matières car avant de devenir traductrice tu dois faire des études et tu devrais choisir entre LEA ou LLCE si tu vas en fac.
si tu choisis LEA (celles où il y a plusieurs langues il me semble) tu auras les matières que je t'ai cité plus haut.
Voilà j'espère t'avoir un peu éclairée, bonne continuation.
Flora 12 mars 2016 20:19 #2
Bonjour, Anne-Sophie, je suis actuellement en classe de 3eme et je suis interessée par ce metier de traductrice littéraire, je compte aller en Bac L langues mais je ne suis intéressée que par une seule langue qui est l'Anglais. Est ce que étudier une seule langue est suffisant ou pas ? Merci pour ta réponse :)
marie 15 juin 2015 21:47 #3
Marion Bernot
A l'attention d'Anne-Sophie : au risque de ne jamais avoir de réponse vu l'ancienneté de l'article, je tente ma chance : je suis actuellement en 4ème année à l'ISIT (filière CIT), et j'ai pour projet de devenir traductrice littéraire. Cependant, je me rends compte que trouver des stages ou simplement se faire des contacts est extrêmement compliqué ! J'aurais voulu en savoir un peu plus sur ton parcours, tes différentes expériences, si possible avoir un conseil ou deux ... En tout cas, cela redonne courage de savoir que certains réussissent à se faire une place dans ce milieu si fermé ! En espérant avoir une réponse, merci à toi !

je suis en seconde et je voudrais faire traductrice littéraire mais j'ai qu'il n'y est pas assez d'offre d'emploie et que le travaille soit mal payer.si quelqu’un ayant de l'expérience dans ce travaille pouvait renseigner sa serais sympa merçi.
Marion Bernot 19 avril 2013 10:09 #4
A l'attention d'Anne-Sophie : au risque de ne jamais avoir de réponse vu l'ancienneté de l'article, je tente ma chance : je suis actuellement en 4ème année à l'ISIT (filière CIT), et j'ai pour projet de devenir traductrice littéraire. Cependant, je me rends compte que trouver des stages ou simplement se faire des contacts est extrêmement compliqué ! J'aurais voulu en savoir un peu plus sur ton parcours, tes différentes expériences, si possible avoir un conseil ou deux ... En tout cas, cela redonne courage de savoir que certains réussissent à se faire une place dans ce milieu si fermé ! En espérant avoir une réponse, merci à toi !
Marie 20 novembre 2011 10:16 #5
Bonjour Marie. Si tu aimes le français, l'histoire et les langues, le bac L ne doit pas te faire peur. Pour accéder aux métiers de journaliste et de traducteur, cela reste la meilleure filière à envisager. Tu as raison de vouloir confronter tes envies à la réalité du métier de journaliste en faisant un stage. Toutes les expériences que tu peux mener à titre perso comme tenir un blog, écrire pour le journal de ton établissement... prouveront ta motivation lors de tes candidatures. Merci et à bientôt !