Ariane Fornia, écrivain



Écrire, sinon rien !

À 14 ans, Ariane Fornia poste son premier roman aux éditions Denoël qui l'éditent sur le champ. Quatre ans plus tard, Dernières morsures, son troisième livre, est un mode d'emploi de l'adolescent à l'usage des adultes.
Comment as-tu écrit ton troisième livre en préparant le bac ?
Ariane Fornia : Au lycée, j'apprenais vite, donc j'avais pas mal d'heures pour moi. J'ai aussi beaucoup écrit pendant les vacances ou lorsqu'un cours sautait. J'ai commencé à la fin de la première et terminé la première version du manuscrit juste après le bac. Robert Laffont l'a reçu en septembre et je l'ai retravaillé jusqu'en mai. Il est sorti à la rentrée 2007. Aujourd'hui, avec la prépa, je n'ai pas le temps de rédiger le nouveau roman auquel je pense. Je me contente de carnets de notes, de brouillons.
Tu es en hypokhâgne. C'est important de faire desétudes alors que tu as déjà publié trois livres ?
Ariane Fornia : En sortant de terminale, on n'est pas capable de se lancer, d'écrire des romans et d'en vivre. Il faut une certaine maturité pour écrire, pas mal de culture aussi. Il faut lire beaucoup et savoir certaines choses sur le monde. Pour une Amélie Nothomb ou une J.K. Rowling, qui vivent de leurs livres, il y a des dizaines et des dizaines d'écrivains qui ont d'autres métiers en parallèle, sinon ils ne gagneraient que 3000 € par an. J'ai commencé aussi à travailler à côté : je tiens une chronique dans le journal Métro et une autre sur Paris Première. Comme ça, je me sens en sécurité.
Es-tu en contact avec tes lecteurs ?
Ariane Fornia : Quand on sort un livre, il est balancé en librairie, et on a très peu de retours. Les amis et la famille ne sont jamais objectifs. Ceux qui achètent les livres, on ne les voit pas. Je n'ai pas fait de rencontres dans les librairies parce que je ne pouvais pas me permettre de sécher ma prépa une seule journée. C'est un boulot absolument monstrueux ! Mais j'ai un blog (aiglures.over-blog.com) qui me permet d'être en contact direct avec mes lecteurs. Ils me demandent des conseils -que je leur donne- pour se faire éditer, ou mon avis sur des textes, ce que je ne fais pas. À 18 ans, je n'ai pas la capacité de jugement d'un professionnel de l'édition.
Propos recueillis par Catherine Attia-Canonne
(© photo : E. Robert Espalieu)

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Ambre

18 ans

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