Claire, 25 ans, psychomotricienne



Claire est psychomotricienne au sein d'un centre de réhabilitation et de rééducation de la MGEN. Sa mission : aider les patients à retrouver leur motricité grâce à divers exercices.

Quel est votre parcours scolaire ?
J’ai effectué un bac ES. Lors de ma classe de première, j’ai réalisé un projet social où j’ai pu suivre le quotidien d’un psychomotricien. Ce métier m’a tout de suite plu. Mon bac ES en poche, j’ai suivi pendant une année, une classe préparatoire aux métiers du paramédical. Puis, j’ai passé des concours. J’ai été reçue à l’ISRP, l’Institut Supérieur de Rééducation Psychomotrice de Paris où j’ai été formée pendant trois ans.

Quel est votre parcours professionnel ?
Ma formation comprenait de nombreuses périodes en institution. Lors de mon stage de fin d'études, j'ai participé à la création d'un poste de psychomotricien au sein d'un centre de réhabilitation et de rééducation de la MGEN. Diplômée, les responsables m'ont naturellement proposé le poste.

En quoi consiste votre métier ?
Cette profession consiste à rééduquer et à favoriser le développement corporel d'une personne. La thérapie fait intervenir le corps en le sollicitant par des activités variées : expression corporelle, exercices d'orientation et de structuration spatiale... Je travaille sur des aspects psychologiques, corporels et relationnels. Beaucoup de psychomotriciens travaillent avec des enfants souffrant de handicap ou de troubles du comportement. Moi, je travaille avec un public adulte. Ce sont des personnes hospitalisées dans les services de neurologie, cardiologie et orthopédie. Ces patients ont subi des opérations ou ont été atteints par des maladies qui ont diminué leur motricité.

Est-ce un travail d'équipe ?
Oui ! Chaque semaine, le personnel de la clinique établit un planning pour les patients avec diverses séances de travail. Je travaille en collaboration avec les médecins, les kinésithérapeutes, les ergothérapeutes, les orthophonistes...

Quels sont les avantages et les inconvénients de votre métier ?
J'aime l'aspect relationnel avec les patients. Et c'est une belle mission que de les aider à être bien dans leur corps. J'apprécie aussi la variété de mon travail : j'organise des activités très différentes (jeux avec des ballons, balnéothérapie, exercices de relaxation...) et il y a vraiment la possibilité de faire parler sa créativité. Franchement, quand on aime son métier, il n'y a pas vraiment d'inconvénients ! A part bien sûr, des problèmes d'organisation comme pour la gestion des emplois du temps entre les patients par exemple qui est parfois un peu difficile.


Psychomotricien, est-ce un métier d'avenir ?
Oui. Il s'agit d'une profession encore mal connue mais recherchée. On peut travailler en tant que salarié ou en indépendant, en profession libérale. Avec le plan national Alzheimer, le métier de psychomotricien est mis en avant afin d'aider les personnes atteintes de la maladie, par exemple, à se repérer dans le temps et l'espace.

 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent devenir psychomotricien ?

C’est un métier à fort relationnel, il faut en avoir conscience. Il faut aussi aimer travailler en équipe. Je conseille à tous les jeunes qui souhaitent exercer cette profession de ne pas hésiter à multiplier les stages et ce, dés qu’ils en ont l’occasion. Il y a rien de mieux pour se rendre compte de la réalité du terrain.


Propos recueillis par Diane Dussud

Thibault 20 ans

ESTA Belfort
Master en Ingénierie d'Affaires Industrielles

Discuter avec Thibault

Découvrir d'autres étudiant(e)s »

Ajouter un commentaire


Votre email ne sera jamais publié

Liste des Commentaires (22)

Anais 19 juin 2016 14:01 #1
Claire
Bonjour à tous, je retombe sur cet article par hasard et me rends compte que de nombreuses personnes ont cherchées à me contacter depuis la redaction de cet article en 2011. Je n'ai pas eu l'occasion de vous répondre ne sachant pas que des personnes laissaient des commentaires sur cet article. Je m'exuse donc de mon silence à vos commentaires.

Bonjour,
Je suis prise aux ISRP pour l'année scolaire à venir et j'aurais aimé avoir un avis au sujet de l'école et de la formation proposée. Si vous avez fait de l’alternance, est-ce facile de trouver un patron dans ce milieu.
Merci.
Jess 17 avril 2016 22:22 #2
Bonjour, à Auvers sur Oise, la prépa prépasantéCRPE accueille les étudiants venant de toutes filières. Les cours sont faits en petit groupe par des professeurs très investis
Anne DUGGAN 13 avril 2016 02:13 #3
Claire
Bonjour à tous, je retombe sur cet article par hasard et me rends compte que de nombreuses personnes ont cherchées à me contacter depuis la redaction de cet article en 2011. Je n'ai pas eu l'occasion de vous répondre ne sachant pas que des personnes laissaient des commentaires sur cet article. Je m'exuse donc de mon silence à vos commentaires.

Bonjour Claire, si vous travaillez toujours en balnéothérapie vous trouverez des outils sur le site
http://www.mediations-aquatiques.com/
Claire 29 janvier 2016 23:19 #4
Bonjour à tous, je retombe sur cet article par hasard et me rends compte que de nombreuses personnes ont cherchées à me contacter depuis la redaction de cet article en 2011. Je n'ai pas eu l'occasion de vous répondre ne sachant pas que des personnes laissaient des commentaires sur cet article. Je m'exuse donc de mon silence à vos commentaires.
Lesaffre 28 août 2015 12:26 #5
Bonjour Claire, je voulais savoir si vous pouviez m'en dire plus sur l'école ISRP Paris, je dois choisir entre cette école et celle le Lille et je n'arrive pas à me decider. Merci d'avance, Eloise