Claire, rédactrice en chef des Défis



Chercheur en microbiologie, Claire est devenue journaliste scientifique et y a pris goût. Depuis 2001, elle est rédactrice en chef du magazine les Défis du CEA, un mensuel qui présente au grand public les recherches menées par l'organisme.

Plus jeune, vous destiniez-vous au métier de journaliste ?
Pas du tout. J'aimais bien tout ce qui concernait la matière, l'environnement, les plantes. Je me suis donc orientée vers les sciences du vivant et la microbiologie. A la fin de mon DEA, j'ai été embauchée comme chercheur au Muséum National d'Histoire Naturelle pour travailler sur les micro-organismes qui résistent à des conditions extrêmes. Au bout de trois ans, j'ai démissionné pour rejoindre l'un de mes anciens professeurs qui avait créé une start-up de recherche en phytopathologie (la médecine des plantes).
Quand avez-vous franchi le pas ?
Assez vite. Alors que je travaillais dans cette start-up, j'avais écrit un article sur l'une de nos recherches dans un magazine spécialisé, Biofutur : cela m'avait plu. Lorsque mon entreprise a fermé au bout de 18 mois, j'ai proposé mes services à ce journal. On m'a donné des articles à écrire, puis on m'a recrutée. Pendant 8 ans, j'ai fait des reportages, des enquêtes... Et puis je suis partie après qu'un nouveau rédacteur en chef ait restructuré l'équipe.
Vous avez continué à écrire ?
Oui, j'ai fait des piges dans la presse spécialisée, mais aussi du conseil en environnement ou pour des sociétés pharmaceutiques, j'ai organisé des formations... En 2000, j'ai répondu à une annonce du CEA, qui recherchait un rédacteur en chef adjoint pour le magazine Les Défis du CEA. J'ai été recrutée. Un an plus tard, à la suite d'un départ, je suis devenue sa rédactrice en chef.
En quoi consiste votre travail ?
Je passe beaucoup de temps à trouver les sujets pour le magazine, à déterminer ceux qui vont intéresser le grand public tout en respectant la diversité des activités du CEA. J'appelle les chercheurs qui travaillent sur ces thématiques pour voir avec eux comment traiter le sujet. Ensuite, j'élabore le sommaire du journal, contacte des pigistes (ndlr : journalistes rémunérés à la tâche). Ce sont eux qui vont écrire les articles que je relis et corrige. Je travaille en étroite collaboration avec une iconographe. Ensemble, nous choisissons les photos qui vont illustrer chaque sujet. Ensuite, je transmets textes et images à un maquettiste|Voir la fiche métier maquettiste externe, qui réalise la mise en page du magazine, que je valide à la fin.
Ecrivez-vous toujours ?
Très peu. En revanche, je réécris beaucoup les articles écrits par les pigistes.
Cela vous manque-t-il ?
Oui. Cela me frustre un peu parfois, car il y a des sujets que j'aurais vraiment envie de traiter moi-même.
Quelles qualités exige votre métier ?
Il faut être curieux et avoir des capacités rédactionnelles.
Comment envisagez-vous votre avenir professionnel ?
Un jour, j'aimerais travailler dans l'édition scientifique et développer des collections.
Propos recueillis par Véronique Gérardin
© photo CEA

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elisa

21 ans

TOULOUSE JEAN-JAURÈS - UFR DE PSYCHOLOGIE

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Liste des Commentaires (2)

23 août 2012 01:22 #1
j'aumerai devenir rédactrice en chef ça je le pense
higgshere 4 avril 2011 17:57 #2
bonjour j aimerai m'abonner à ce magazine mais lorsque je me connecte aux site du cea et aprés avoir noté les informations necessaire à l'abonnement en bas à gauche il y a ecris erreur pourriez vous m'orienter vers une adresse valide merci cordialement