Claude, 35 ans, ingénieur de la police scientifique



Lycéen, Claude aime la biologie et les laboratoires. Il découvre, par hasard, le métier d'ingénieur de la police scientifique. Son quotidien est très loin de ce que montrent les séries TV... Témoignage.

Quel a été votre parcours scolaire ?
Après mon bac scientifique, j'ai réalisé un DUT en biologie appliquée. Je ne savais pas encore quel métier je souhaitais faire, mais j'avais déjà une attirance pour la biologie et les laboratoires. J'ai ensuite poursuivi par une licence, puis un master en biochime.
Quel est votre parcours professionnel ?
Diplômé, j'ai travaillé au sein d'un laboratoire afin d'étudier les empreintes génétiques du maïs. Puis, j'ai effectué mon service militaire au sein d'un laboratoire de la police scientifique de Paris. Une belle expérience qui m'a fait découvrir un métier dont j'ignorais l'existence : celui d'ingénieur de la police scientifique. Une fois mon service militaire achevé, je n'ai pu rester dans le laboratoire car il n'y avait pas de poste vacant. De plus, le recrutement s'effectue uniquement sur concours. En pleine crise de la vache folle, j'ai été embauché pour détecter cette maladie sur des bovins abattus. Quatre ans plus tard, je passais le concours de la police scientifique car des postes s'ouvraient !

En quoi consiste votre métier ?
Je travaille dans le laboratoire de Toulouse qui gère les analyses des commissariats et gendarmeries du grand Sud Ouest de la France. Je contrôle et valide les analyses réalisées par les techniciens du laboratoire de biologie. Ce sont eux qui effectuent des prélèvements sur les traces et indices recueillis par les policiers, sur le terrain. Je passe le plus clair de mon temps, derrière mon ordinateur et je suis rarement en contact avec les pièces à conviction analysées. Je vérifie valide et interprète les analyses des techniciens.
C'est bien différent de ce que l'on voit dans les séries télé...
Eh oui ! En réalité, chaque mission est bien spécifique. Tout est très fragmenté. Les agents sur le terrain recueillent les traces et indices. Les techniciens les analysent. Les ingénieurs vérifient leurs résultats. Les experts rédigent les conclusions qui sont envoyées au responsable de l'enquête ou au magistrat. D'autre part, le service biologie est uniquement chargé d'établir des empreintes génétiques à partir de traces et indices ou à partir de prélèvements effectués sur des individus (faux) ; le service stupéfiants quantifie et profile les stupéfiants ; le service incendie étudie les propagations de feux et détermine le combustible utilisé... On dénombre huit spécialités dans la police scientifique. La polyvalence des agents n'est pas de mise. Les laboratoires de police scientifique emploient des spécialistes.
http://www.imaginetonfutur.com/Ingenieur-de-la-police-scientifique.html] par an et par spécialité. Autant dire que les places sont très chères ! Il faut avoir au minimum un bac +5 dans un domaine scientifique, une solide expérience professionnelle en laboratoire et beaucoup de motivation. Mais rien n'est impossible !
Propos recueillis par Diane Dussud

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18 ans

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Liste des Commentaires (1)

fran38 20 février 2011 14:23 #1
je voudrais savoir si im y a une différence entre police et gendarmerie et si il y en a lequelle ?