Clément Benoît, 27 ans, co-fondateur de la société Resto In



5 ans après sa création, Resto In est l'un des leaders de la livraison à domicile. Basé à Paris, Lyon, Marseille, Bruxelles et bientôt Lille, Resto In permet en quelques clics de se faire livrer les plats de 250 restaurants. Rencontre avec Clément Benoît, son co-fondateur.

Quel a été votre parcours scolaire ?
Après un bac ES, j'ai intégré l'Université Américaine de Paris où j'ai étudié quatre ans la finance internationale.
Quand et pourquoi avez-vous créé Resto In ?
J'ai eu l'idée il y a cinq ans, alors que j'étais en voyage aux Etats-Unis. Là-bas j'ai découvert plusieurs sites de restaurants plus ou moins « bas de gamme » qui proposaient la livraison à domicile. Là, j'ai eu l'idée de créer un nouveau type de service qui centraliserait les livraisons de plusieurs restaurants « haut de gamme » et qui s'occuperait de toutes les réceptions de commandes et livraisons. J'ai créé Resto In avec l'une de mes camarades de la fac, pendant notre quatrième année. Pendant ma dernière année d'études, j'étais en cours la journée et le soir je livrais les commandes.
Racontez-nous les débuts de Resto In.
Au départ nous n'étions que deux. Pilar Granell, mon associée, gérait les aspects administratif et logistique. Tandis que moi, je démarchais les restaurants. Nous avons réussi à convaincre 12 restaurants avec des spécialités différentes et en mars 2006 on sortait le premier catalogue de Resto In. Au début, nous n'avions que quelques commandes par jour, mais très vite les appels se sont multipliés, grâce au bouche à oreille.

Quels sont les principaux obstacles que vous avez rencontrés ?
Je n'ai pas vraiment rencontré d'obstacles. Avec peu, on peut arriver à faire beaucoup. Il fallait juste y aller petit à petit, une étape après l'autre. Je ne voulais surtout pas prendre de gros risques.
Quel est l'évènement qui a réellement marqué le début de votre succès ?
Un jour, un journaliste du Figaro magazine qui était client chez nous, m'a appelé. Le concept lui plaisait, il était au même moment en train d'écrire un dossier spécial « Les PME : vitamines de la croissance ». Il nous a proposé une interview et il a retenu l'une de nos photos pour la une. Le lendemain, l'ex-PDG d'Adecco a proposé son aide dans l'aventure. Après une discussion financière, nous lui avons cédé 15% des parts de la société.
Votre développement a donc été marqué par des étapes clés.
En effet, grâce à la visibilité offerte par l'article dans le Figaro magazine, la banque Lazard nous a demandé de servir tous les soirs les banquiers restant tard au bureau. Ce qui représente une soixantaine de personnes. Ce fut une occasion en or qui a multiplié par quatre notre chiffre d'affaires ! Ça nous a donné l'idée de démarcher d'autres sociétés du même type. Nous avons aussi développé l'interface du site, pour faciliter les commandes. Grâce à quoi nous sommes devenus les numéros un sur ce marché !
L'investissement de 2 millions d'euros de Nextage marque une étape supplémentaire à l'évolution de Resto In. Parallèlement, on a essayé de s'élargir, en rachetant Resto Presto qui offrait à peu près le même service en Belgique. Et en août 2010, le coup de grâce fut le rachat du leader en la matière Chaud devant, qui était basé sur Marseille, Lyon et Paris. Enfin, le 1er février 2011, nous avons sorti la dernière version du site, qui a permis d'accroitre de 25% les commandes en deux semaines.
A quoi ressemble votre quotidien ?
Il n'y a pas vraiment de journée type et c'est ce qui me plait. Je ne m'ennuie jamais, je passe de la location de voitures, aux entretiens d'embauche, à la gestion interne... C'est un métier très prenant, on n'a pas vraiment de week-end. Je me dois d'être en forme donc je fais beaucoup de sport pour être au top chaque jour. C'est un investissement important, mais malgré tout je n'ai pas l'impression d'être au boulot.
http://www.imaginetonfutur.com/Directeur-trice-administratif-et-financier.html], un directeur commercial et un directeur chargé du développement. Il y a des commerciaux clients, des commerciaux resto, un centre d'appel avec plusieurs téléopérateurs. Enfin 80% de nos livraisons sont sous-traitées, nous avons 150 coursiers en tout.
Comptez-vous élargir le concept à d'autres villes ? Si oui, lesquelles ?
Dans dix jours, nous ouvrons un service pour Lille, et prochainement nous comptons nous implanter à Genève et à Madrid.
Comment vous imaginez-vous dans 10 ans ?
Dans 10 ans, j'espère avoir rempli une bonne partie de la carte de l'Europe, voire du monde. Être présent dans un maximum de pays est mon but ultime.
Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite créer son entreprise ?
Je lui dirais surtout de ne pas hésiter à réaliser son projet s'il a une idée, même s'il doit le faire en parallèle avec une autre activité. Il faut commencer petit et être patient.
Propos recueillis par Samira Abdoul

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Jean

20 ans

IUT DE NANCY-CHARLEMAGNE

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Liste des Commentaires (1)

pkoipas 6 mars 2015 18:55 #1
Resto In a surtout des prix haut de gamme. Le service commercial en cas de soucis (fréquent) vous avez affaire à du low cost