Comment nous déplacerons-nous demain ?



En 2008, les transports étaient à 98 % tributaires du pétrole et responsables d'environ 35 % de la production de CO2 en France, principal gaz à effet de serre. Il devient donc urgent de produire des moyens de transports moins polluants et plus économes. Cela nécessite de se poser plus largement la question de nos infrastructures de transports et des évolutions nécessaires de notre mode de vie.


Quelles voitures pour demain ?
Dans le chapitre des solutions pour une voiture plus propre, trois pistes semblent les plus prometteuses :
- La voiture hybride. Elle fonctionne grâce à l'action combinée de deux moteurs : l'un à essence et l'autre électrique, ce dernier étant associé à une batterie. Cela permet de consommer moins de carburant et donc de polluer moins.
- La voiture électrique. Tous les constructeurs automobiles prévoient de lancer une voiture électrique dans les années à venir. C'est la seule à n'émettre aucune émission polluante lors de son fonctionnement, mais elle reporte le problème sur la production d'électricité.
Cette solution intéresse déjà les entreprises pour leur flotte de véhicules. Par exemple, très récemment, Jean-Paul Bailly, président de La Poste, a annoncé la signature d'une lettre d'intention avec l'État et plusieurs entreprises en vue d'un achat groupé de 100 000 véhicules électriques sur cinq ans. Un groupe de travail sur les infrastructures de recharges électriques va être constitué : « Il s'agit de travailler sur la standardisation et les normes » afin de préparer un « plan d'action » qui s'inscrive dans un contexte européen a expliqué Luc Chatel, secrétaire d'État à l'Industrie.
- Autre piste, la pile à combustible et l'utilisation d'hydrogène représentent des options car ce combustible est présent en grande quantité sur Terre (hydrocarbures, eau) mais les problèmes de production et de stockage sont nombreux. En effet, l'hydrogène n'est pas une source d'énergie mais un vecteur, il faut le produire... et cela demande de grande quantité d'énergie.
La mobilité durable
Au-delà des nouvelles technologies, émerge le concept de mobilité durable qui cherche à concilier l'accessibilité, le progrès économique et les objectifs écologiques.
Dans ce cadre, le développement des transports en commun est essentiel. En effet, proportionnellement au nombre de passagers un autobus consommera, en moyenne, 3 fois moins de carburant, polluera 10 fois moins et utilisera 4 fois moins d'espace qu'une voiture. Le coût des infrastructures est également moins élevé : une ligne de tramway coûte 5 fois moins qu'une voie routière de même débit. L'amélioration de la fréquence et des zones desservies ainsi que la prise en charge d'une partie du coût de fonctionnement par les pouvoirs publics seront donc indispensables afin de permettre aux transports en commun de conquérir un plus large public.
L'urbanisme
Plus largement la mobilité durable pose la question de l'urbanisme (organisation de la ville et de ses territoires). Les pouvoirs publics et les urbanistes devront penser la ville différemment en mettant en place des politiques de développement des infrastructures et des transports en commun afin de desservir l'ensemble des quartiers, en créant des commerces de proximité afin de réduire les déplacements, en mettant en place des « voies vertes » uniquement accessibles aux piétons et aux vélos, en développant des parkings relais en périphérie des grandes villes...
Article réalisé par Diane Dussud en partenariat avec l'Ademe
Articles à lire sur le même thème :
Teddy Follenfant nous décrit les voitures de demain
L'interview d'Hector, 29 ans, thésard

ORIENTATION

Liste des conseillers en orientation
près de chez vous.

PSYCHO-TESTS

Quels métiers sont faits pour toi.

pub

DISCUTE AVEC UN
ÉTUDIANT EN COMMENT NOUS DÉPLACERONS-NOUS DEMAIN ?

Sirine

22 ans

MONTPELLIER BUSINESS SCHOOL (MBS)

Ajouter un commentaire


Votre email ne sera jamais publié

Liste des Commentaires (0)