Didier, 39 ans, responsable environnement-déchets radioactifs



Après sa thèse, Didier préfère s'orienter vers des postes d'ingénieurs à responsabilité. Aujourd'hui, il travaille dans une installation nucléaire où il gère notamment les déchets radioactifs. Un poste à la hauteur de ses attentes.


Comment avez-vous intégré le CEA ?
Tout a commencé avec le service militaire, après mon école d'ingénieurs. Le CEA avait besoin de scientifiques du contingent. Des chercheurs sont venus démarcher dans mon école d'ingénieurs. La mission proposée m'a séduite. J'ai postulé et été retenu, j'ai donc intégré une équipe qui travaillait sur des matériaux céramiques de « pointe » pour des têtes nucléaires. J'ai ensuite effectué ma thèse au centre CEA de Cadarache, près de Marseille, sur le combustible nucléaire puis j'ai évolué vers un métier d'ingénieur projet. Aujourd'hui, je suis responsable de la gestion des déchets radioactifs d'une Installation Nucléaire de Base (INB) du CEA.
En quoi consiste votre métier ?
Je travaille dans un laboratoire d'une grosse INB de Cadarache. Je pilote les chantiers d'assainissements des cellules contaminées ainsi que la gestion des déchets radioactifs. Pour chaque déchet, il faut trouver la bonne solution de stockage. Par exemple, si un ventilateur de l'installation tombe en panne, il faut mobiliser des techniciens, établir une feuille de route qu'ils devront suivre et surtout définir ce que l'on va faire de l'ancien ventilateur. Où le stocker ? Comment ? Avec quels moyens ? ...
Mon travail est partagé entre réunions, rédaction de documents, gestion de projets, gestion de la sous-traitance et réflexion.
Comment se compose votre équipe ?
En fonction des objectifs à atteindre et des projets à mener, je mobilise des techniciens et des ingénieurs. Chaque ingénieur est responsable d'un domaine précis. Je travaille en permanence avec une dizaine de personnes.
Qu'appréciez-vous le plus dans votre métier ?
Chaque jour est différent, il n'y a pas de routine. Au-delà de ça, j'aime échanger avec des personnes de métier différent du mien. J'aime comprendre leur problématique. Tous les jours je m'aperçois à quel point je suis en accord avec la phrase de St-Exupéry « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis ». Cela impose de se remettre en question chaque jour et j'aime ça.
Et qu'appréciez-vous le moins ?
Travailler dans le milieu du nucléaire n'est pas facile car ce thème déchaîne quelquefois des passions. Je n'aime pas les gens qui ont un avis sur tout mais qui ne savent pas de quoi ils parlent. On ne peut pas toujours changer les comportements, mais par contre on peut encore et toujours essayer d'expliquer et je ne laisse jamais passer une occasion de le faire.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent travailler dans ce domaine ?
Les seules choses importantes sont la motivation et l'envie. Quand on les a, il nous pousse des ailes et notre force devient indomptable. Pour prendre la meilleure décision, il est important de maîtriser ses passions en prenant du recul sur soi. Je pense aussi que la maîtrise de la technique est évidemment nécessaire dans mon métier mais pas suffisante. Le plus difficile n'est pas de maîtriser la technique mais de gérer les relations humaines pour que chacun se retrouve dans un état d'esprit positif et donc constructif.

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ÉTUDIANT EN DIDIER, 39 ANS, RESPONSABLE ENVIRONNEMENT-DÉCHETS RADIOACTIFS

Olivier

25 ans

YNOV CRÉATION ET DESIGN - PARIS

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