En direct d'une Ecole de la Deuxième chance



Le réseau des Ecoles de la Deuxième chance est un dispositif innovant pour aider à l'intégration professionnelle des jeunes sortis du système éducatif sans qualification et sans emploi.

Entretien avec Laurie Morieux, responsable de l'Ecole de la deuxième chance site de Cergy

« Il existe une association « école de la deuxième chance en Val d'Oise » présidée par Jean-Paul Lesage, un industriel à la retraite, et dirigée par Jean-Christophe Poulet. Cette association a créé trois sites dans le département du Val d'Oise. Leur mode de fonctionnement est identique et soumis à un Label du réseau national des écoles de la deuxième chance, mais chaque site est autonome dans sa gestion et dans la mise en place de projet pédagogique. L'E2C site de Cergy emploie 6 formateurs et accueillent 60 jeunes âgés de 18 à 25 ans (135 sur l'année), sans aucune qualification désireux de trouver une formation ou un emploi. Le dispositif repose sur une remise à niveau dans les matières fondamentales, des périodes de stages et la construction d'un projet professionnel. La pédagogie est individualisée. Les formateurs s'adaptent au niveau de chaque jeune. Chacun est suivi par un coordinateur de projet professionnel. A la sortie de l'école, 70% des jeunes sont inscrits dans une formation professionnelle ou diplômante et 30% s'insèrent sur le marché du travail avec un CDD de plus de six mois ou un CDI. Les élèves bénéficient du statut de stagiaire de la formation professionnelle et perçoivent à ce titre une rémunération mensuelle de 300 euros minimum. La formation dure entre 8 et 12 mois, en fonction des progrès et de l'avancée du projet du stagiaire. L'entrée peut se faire à tout moment dans l'année. A Cergy, nous accueillons de nouveaux groupes tous les deux mois ».
Parcours de formation d'un jeune

« Les inscriptions s'effectuent sur le site Internet. Puis, les candidats sont convoqués à une réunion d'information qui présente les objectifs et les règles de fonctionnement. Il y a 35 heures de présence par semaine au centre de formation, cela peut freiner certains qui recherchent un cadre plus souple. Les jeunes intéressés remplissent ensuite un dossier d'inscription. Puis, des entretiens individuels permettent de vérifier la motivation du candidat à s'engager sur une dynamique de formation et d'insertion. La sélection s'effectue uniquement sur la motivation. Le parcours de formation commence par 6 semaines de « période d'essai » comprenant des évaluations dans les différentes matières, deux semaines de stage et une semaine de bilan. Une fois la période d'essai validée, les jeunes construisent leur projet professionnel. Ils sont alors 40% de leur temps de formation, en stage. Les premiers stages permettent de découvrir un métier puis les suivants d'acquérir des compétences utiles pour accéder à un emploi ou réaliser une formation professionnelle. Puis, viens l'étape de « recherche active de solutions » où le jeune réalise des démarches pour intégrer une formation ou trouver un emploi, on réalise avec lui un portefeuille de compétences ».
Des partenariats utiles

« En tant que responsable du site, je coordonne l'équipe, établis les projets pédagogiques, les plannings de formation... Une de mes missions est d'entretenir et de créer des partenariats avec des acteurs de l'insertion et des entreprises. Certaines vont s'engager à prendre des jeunes en stages, d'autres vont venir présenter leurs métiers... Par exemple, grâce au programme Trait d'Union d'EDF, des jeunes sans diplôme peuvent préparer une formation de téléconseiller au sein de l'entreprise. La chaine de magasins de vêtements Zara passe par nous pour recruter certains de leurs vendeurs. »
Témoignages de stagiaires
Ehsan, 22 ans.

« Je suis arrivé en France en 2009 avec l'équivalent du baccalauréat Pakistanais. Mais, ce diplôme n'est pas reconnu ici. Je rêvais de passer un Master Management et Stratégie d'Entreprise. Mais, avant de pouvoir m'inscrire à la fac, il fallait que je passe un DAEU (Diplôme d'Accès aux Etudes Universitaires). Mais, mon niveau en français n'était pas suffisant. L'université m'a donc orienté vers l'Ecole de la Seconde Chance. J'ai tout de suite aimé le principe qui mixe remise à niveaux et stages. On travaille sur du concret. En plus, les formateurs sont motivés et présents. Ils nous aident vraiment. On est soutenu. Je n'oublierai jamais tout ce qu'ils ont fait pour moi. Après un an passé à E2C, j'ai finalement intégré une formation diplômante de téléconseiller, en alternance, chez EDF. En 18 mois, je prépare un titre professionnel de téléconseiller. C'est un diplôme qui correspond à un niveau bac. Cette formation me permet de gagner de l'argent, de me former à un métier et d'intégrer une grande entreprise. Cela correspond plus à mes attentes qu'un DAEU qui s'effectue en cours du soir et qui n'est pas rémunéré. Ma formation se termine le 22 août 2012. J'espère ensuite être embauché en CDI. Mais, je ne perd pas mon objectif : un jour, j'aurais mon master et j'aurais un bac +5 ! Et je suis sûr que les grandes entreprises comme EDF aident leurs salariés qui veulent reprendre leurs études. »
Alison, 20 ans.
art2272] Assistant technique en milieux familial et collectif. Mais, ce n'était pas vraiment une orientation choisie. Ce diplôme permet de travailler au domicile des personnes âgées pour faire du ménage, préparer leur repas, aller faire leurs courses... Je n'avais pas envie de faire ce métier, ça ne m'intéressait pas. Avec l'aide des formateurs, j'ai pu me remettre à niveau en français et en mathématiques. J'ai aussi travaillé mon projet professionnel. Ici, on a vraiment une aide individualisée. On ne quitte pas l'école sans avoir trouver une formation ou un emploi qui nous correspond. J'ai décroché un stages dans un centre de loisirs et ça m'a plu. J'aime le contact avec les enfants, travailler en équipe, animer des jeux... Je viens de finaliser les démarches pour passer le BAFA (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur) que je compléterai ensuite par un BAPAAT (brevet d'aptitude professionnelle d'assistant animateur technicien de la Jeunesse et des Sports). Ce sont des formations payantes que je vais pouvoir financer en partie grâce à ce que je gagne actuellement à l'Ecole de la Seconde Chance ».
Par Diane Dussud

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ÉTUDIANT EN EN DIRECT D'UNE ECOLE DE LA DEUXIÈME CHANCE

Guillaume

20 ans

École

PARIS 1 - UNIVERSITÉ PANTHÉON SORBONNE

Domaine

DOUBLE LICENCE CINÉMA-GESTION

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Liste des Commentaires (1)

QuxTmuibTOiEzVrkjS 29 février 2012 01:50 #1
Je n'aurai jiamas une attitude pessimiste malgre l'apparence de mes propos et resterai quasi a jiamas sur que meme et surtout face au pire l'humain sera capable d'etre clair-voyant.Europe doit etre c'est une certitude.Sa forme doit aussi evoluer, c'est un fait.Pour cela, elle doit s'etablir ainsi qu'etre consideree a une autre echelle que celle des nations.Nous sommes dans une union de cultures differentes, cela engendre de facto une allonge au niveau temps pour que nous atteignons une certaine forme de perfection, que les crises egocentriques nationalistes doivent enfin etre depassees pour atteindre un age de raison vitale, si nous voulons une vrai Europe.L'euro-sceptisisme a raison d'etre. Car, c'est la clair voyance du peuple qui denonce l'evidence. Que malheureusement beaucoup de gens dans cette structure Europeenne ne se preoccupent que d'une chose : leur avenir, via leur confort et la satisfaction egocentrique d'etre au sommet d'une nouvelle montagne de pouvoir. Et de faire comme a leur habitude, utiliser cette outil comme un nouvel acces mediatique a leur stupidite promulgation personnel au sein de leur seul nation, voir pire obtenir ce poste pour atteindre une nouvelle forme de retraite bien meritee, d'ou ne rien y faire et laisser les choses deperir si cela doit en etre ainsi (au pire, doivent-ils se dire, j'aurai tjrs mon pays comme coussin d'une chute europeenne eventuelle superbe mentalite europeenne a n'en pas doutee hum).Le peuple constate de plus en plus un rien, un vide de veritable action pire des gens qui ne reflechissent pas et s'oppose systematiquement (comme des marionnettes ) a tout ce qui pourrait risquer de reduire leur aura de perfection politique infantile et nationaliste tout en faisant ce qu'il faut pour ne pas trop casser ce merveilleux outil financier (qu'est l'Europe actuel) qui leur donne acces de nouveaux reves bien farfelus a l'echelle de leur brillosite stellaire ^^,Il faut se battre pour cette Europe, nous n'avons pas le choix d'autres nations sont en train de grandir se rassembler a cette meme echelle meme si leur forme sont quelque peu differente. La nation musulman, chinoise, russe, d'amerique latine et bientot, un jour Africaine se forme.Si nous ne sommes pas existant a cette echelle d'ici la, enfin stable et fort d'un certains dynamisme nous n'aurons plus aucun choix sur notre avenir, nous n'en auront laisser aucun a nos enfants Que l'Europe s'effondre ? oui, c'est une possibilite mais cela ne sera pas la fin au contraire ce sera probablement le renouveau d'une nouvelle union qui elle sera plus efficace car moins grande et surtout ne comprenant pas tous ces pays qui sont les instruments d'autres (usa, russie, etc) et qui nous paralyse depuis le debut.