" Entre les murs ", des collégiens en or !



Les comédiens collégiens à la Palme d'or à Cannes racontent !

À 15 ans, élèves d'un collège parisien, ils ont joué le quotidien d'une classe de 4e. Leur film " Entre les murs " a décroché la Palme d'or au Festival International de Cannes. Avant sa sortie en salles le 24 septembre, rencontre avec trois des acteurs palmés mais les pieds sur terre.
Burak Özyilmaz alias Burak
« Un tourbillon de folie »
Comment l'aventure a-t-elle commencé ?
Burak de " Entre les murs " : Laurent (le réalisateur) et François (le prof dont le livre est à l'origine du film) sont arrivés en octobre 2006. Ils ont vu toutes les classes de 4e, nous ont parlé du projet et invité à participer à des ateliers théâtre le mercredi après-midi. On y débattait de nos vies d'élèves, on faisait des improvisations. Le film était très vague et les profils des rôles non définis. Laurent Cantet nous disait : « Toi, j'aimerais que tu fasses ça ». Petit à petit, il a cerné chacun d'entre nous.
Tu connaissais le réalisateur ?
Burak de " Entre les murs " : Son nom me disait vaguement quelque chose, mais je penchais plus pour un chanteur de variété ! Je n'avais aucune idée de ce qu'il faisait. Franchement, il fallait être cinéphile pour le connaître. On était dans le doute sur lui au début des ateliers. Mais à la deuxième ou troisième semaine, on était déjà dans le futur film.
Qui est le Burak que tu joues ?
Burak de " Entre les murs " : Il est très proche de moi, même prénom, même âge. Finalement, Laurent n'a pas changé grand-chose, il a aussi fait jouer mes vrais parents.
Et le tournage ?
Burak de " Entre les murs " : Cinq semaines géniales pendant l'été 2007. C'était un peu nous-mêmes devant des caméras, enfin, une nouvelle classe. Je n'ai pas eu de difficultés particulières. Le plus dur était de refaire les prises, parfois 10 ou 15 fois la même scène. À la première projection parisienne, Laurent nous a annoncé qu'on allait tous à Cannes. On a réalisé ce que cela représentait : waouh, c'est toi qui as fait ça à 14 ou 15 ans ! Sur place, c'était un tourbillon de folie, un truc incroyable, indescriptible !
Aimerais-tu poursuivre dans cette voie ?
Burak de " Entre les murs " : Je ne peux pas dire que je sois dégoûté du cinéma, mais ça ne m'a pas fait envie. Moi, je suis un scientifique, un matheux. J'ai besoin de concret !
Franck Keïta alias Souleymane
« Je me suis lâché... »
Comment as-tu rejoint le film ?
Souleymane de " Entre les murs " : La CPE m'a parlé des ateliers de Laurent, en insistant sur le fait que ça pouvait être bien pour moi. Ça m'a plu, je me suis investi.
Souleymane est un personnage-clé du film, ton double ?
Souleymane de " Entre les murs " : Pas du tout ! Moi, je suis calme dans la vie, un gars posé et discret qui ne se la raconte pas ! Au cours des ateliers, Laurent nous faisait jouer une situation en travaillant des thèmes comme l'insolence, la colère, les insultes. Et puis c'était à nous d'improviser. Je me suis lâché très facilement dans les scènes violentes. Du coup, j'ai hérité de Souleymane.
Est-ce difficile de jouer ?
Souleymane de " Entre les murs " : Non, grâce au costume. Je m'habille plutôt classique et Souleymane porte des baggys, il est extravagant un peu bling-bling. Le plus dur était de rester concentré. J'avais beaucoup de mal à rejouer les scènes, la première fois ce n'était pas terrible !
Voudrais-tu en faire ton métier ?
Souleymane de " Entre les murs " : Avant le film, je voulais être caméraman, ça n'a pas changé depuis. J'ai beaucoup observé et posé des questions aux techniciens. Du coup j'ai de bons contacts pour un futur stage.
Rachel Régulier alias Khoumba
« De la fierté ! »
Ressembles-tu à ton personnage ?
Khoumba de " Entre les murs " : J'ai des points communs avec Khoumba, mais je me suis souvent dit que j'agirais différemment d'elle. Elle est très franche -moi aussi- et n'a pas peur de parler sans y être invitée. Mais jamais, comme elle, je ne répondrais au prof ou je leur parlerais mal. Je ne suis pas insolente. Mais c'était intéressant à jouer, de s'autoriser à être comme ça.
Y-a-t-il eu une scène plus dure qu'une autre ?
Khoumba de " Entre les murs " : Celle où je me prends un sac dans la figure ! On l'a refaite une vingtaine de fois. Et à chaque fois, il fallait que je me reprenne ce sac ! C'est un accident, alors c'était très dur de garder la spontanéité liée à la situation. Quand je revois le film, je réalise réellement le travail effectué.
Que t'a apporté cette expérience ?
Khoumba de " Entre les murs " : De la fierté. Des super moments. Et puis j'ai joué avec ma mère, qui faisait la mère de Khoumba. Sa scène a été coupée au montage... mais a été créditée au générique, alors ça lui va. Et elle adore le film.
Photo de classe du film "Entre les murs"

Propos recueillis par Catherine Attia-Canonne
© photos : photo 1, Georgi Lazarevski ; photo 2, Pierre Milon

Jade

19 ans

CFA DE LA CCI SAINT MALO FOUGÈRES

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Liste des Commentaires (11)

chris 22 janvier 2009 18:36 #1
Mais lol le film je l'ai vu (sortie du lycée) aucun interet j'appel meme pas sa un film plutot un documentaire sur quelquechose qu'on voit tous les jours bref je vous le déconseille.
sacha 20 novembre 2008 22:30 #2
Souleymman comment il est bo. Quelqu'un aurai pas son num ou son msn???? Il est ds quel collège ???
grace ( je suis homosexuelle) 6 novembre 2008 15:34 #3
bjr a tous il est treés biien ce film je vous le conseil !! fortement a+ bsx je t'aiime for souleyman
Barth-one.com 3 novembre 2008 15:24 #4
Bon travail à tous!!! Enfin un film français qui colle avec son époque!!!
Damien eleve du film 3 octobre 2008 12:40 #5
Oh Nos Geul !