Environnement : c'est à vous d'agir !



Il y a des actions qui transforment nos comportements. Il y a des idées et des mouvements dont vous êtes à l'origine ! Un bravo de toute la rédaction !

Nicolas Vanier, explorateur du Grand Nord, écrivain et réalisateur, parraine le Grenelle de l'Environnement à l'École lancé en novembre dernier par Xavier Darcos, ministre de l'Education Nationale. Benoît Roumeguere, professeur de technologie au collège Armand Fallières à Mézin (Lot-et-Garonne), participe avec sa classe de 3e à cette opération permettant aux collégiens et lycéens d'agir concrètement pour la planète.
« Je suis sûr que les jeunes vont nous étonner ! » Nicolas Vanier.
« Nos élèves sont prêts à agir aujourd'hui pour bien vivre demain. » Benoît Roumeguere.

Pourquoi vous êtes-vous engagé dans l'opération L'École agit ?
Nicolas Vanier : Après le Grenelle de l'Environnement, je me suis dis qu'il ne fallait pas écarter les jeunes de ce débat. J'ai donc proposé l'idée au ministre de l'Environnement Xavier Darcos qui a lancé cette opération en novembre.
Benoît Roumeguere : Notre collège est le seul établissement SNE (sports, nature, environnement) de France, nous sommes mobilisés depuis quinze ans en faveur de l'environnement. Les élèves y pratiquent de nombreuses activités (kayak, VTT, équitation...) et participent à des visites de découverte du patrimoine et de l'environnement. En 4e, ils peuvent choisir l'option SNE (3 heures par semaine) dédiée à l'eau et la forêt, puis, en 3e, aux énergies et aux déchets. Depuis six ans, nous avons établi une charte pour mettre en pratique dans l'établissement ce que nous enseignons, installation de capteurs solaires ou tri des déchets. Cette opération est très intéressante car elle permet aux élèves de devenir des acteurs du développement durable et de la protection de l'environnement.
Quel est l'objectif de ce Grenelle de l'Environnement à l'École ?
N.V. : Cette génération qui va aujourd'hui au collège ou au lycée conduira le pays demain et héritera de cette Terre malade. Il me semble capital que les jeunes puissent participer et faire des propositions concrètes, efficaces.
Sur quel projet travaillez-vous avec vos élèves ?
B.R. : Mes élèves de 3e sont allés visiter une maison bioclimatique c'est-à-dire autonome en énergie. Leur mission : poser des questions à l'éco-constructeur puis rédiger un dossier d'une dizaine de pages avec leurs observations et propositions pour améliorer le concept. Parallèlement, nous préparons notre premier Forum Junior Européen. Un blog a été créé pour que les élèves puissent présenter tout ce que l'on fait, et communiquer avec des collégiens espagnols qui viendront nous voir en mai. Enfin, nous organisons dans l'académie de Bordeaux un concours de clips sur le thème : « Ma planète en danger ! ».
Avez-vous le sentiment que les jeunes sont réellement motivés ?
N.V. : Ce qui se passe le prouve : depuis le lancement de l'opération, des inscriptions affluent tous les jours sur le site internet. Des études montrent également que ces sujets préoccupent les jeunes. Ils savent que dans quelques années il n'y aura plus de pétrole, ils connaissent les conséquences annoncées du réchauffement climatique, la fonte de la banquise et la disparition des ours polaires d'ici à 30 ans. Tout cela les touche, mais souvent ils restent passifs sans avoir la possibilité de faire quoi que ce soit. Avec cette opération, nous leur donnons vraiment l'occasion d'agir. Et je suis sûr qu'ils vont nous étonner !
B.R. : Tous les textes publiés sur notre blog (http://forumdd.org) le montrent. « Agir aujourd'hui pour bien vivre demain » est le slogan de nos élèves et ils sont prêts à se mobiliser pour ça. Ils sont tellement motivés qu'ils remettent même en question les achats de leurs proches, nourriture ou vêtements. Certains parents nous en font le reproche...
Vous allez présider le comité national de sélection des projets. Sur quels critères allez-vous les sélectionner ?
N.V. : À partir des propositions des Académies, nous sélectionnerons en mai une quinzaine de projets parmi les propositions les plus innovantes, efficaces et pertinentes. Nous tiendrons également compte des résultats du vote des élèves sur le site internet. Sur ces projets, il y aura une vraie réponse du gouvernement.
Si votre projet est sélectionné, qu'attendez-vous concrètement ?
B.R. : Que notre établissement soit reconnu officiellement comme un collège SNE ! Ce qui suppose aussi des moyens supplémentaires pour assurer et pérenniser cette option que les profs animent aujourd'hui à 70 % bénévolement. Nous souhaitons aussi devenir un établissement pilote au niveau des normes « haute qualité environnementale ». Donc avoir les moyens d'appliquer notre charte : remplacer le chauffage au fioul par des paillettes de bois recyclé, généraliser les double-vitrages, développer les capteurs photovoltaïques...
Par Véronique Gérardin
© photo Thibault Branquart

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20 ans

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Liste des Commentaires (1)

Arthur 15 septembre 2008 10:53 #1
j'ai participé au grenelle de l'environnement à l'école, et c'était vraiment une chouette expérience!