Etude sur les soirées étudiantes



Afin que la campagne « Pas de Sam, pas de caisse ! » colle le mieux aux étudiants, une enquête* a été menée auprès de leurs associations. Elle révèle une prise de conscience accrue du risque d'accident en sortie de soirée, en particulier dû à l'alcool. Toutefois, il reste encore d'importants progrès à faire pour généraliser les pratiques de prévention en milieu étudiant.


9 par an en moyenne : c'est le nombre de soirées organisées par les associations étudiantes. Il n'y a pas de période privilégiée pour l'organisation de ces soirées qui ont lieu toute l'année. La plupart se déroulent en discothèque (36%) ou dans un bar (25%) et l'immense majorité (+ de 99%) proposent des boissons alcoolisées.
30% des organisateurs gérant directement leur commande d'alcool prévoient au moins 8 consommations alcool par personne. L'alcool est toujours considéré comme l'ingrédient indispensable à toute fête réussie. Vendues à prix réduits ou même offertes, les boissons alcoolisées sont la garantie d'une fréquentation importante, paramètre essentiel pour atteindre l'équilibre budgétaire et financer d'autres activités.
Une connaissance approximative du cadre légal
Parmi les organisateurs qui déclarent connaître au moins partiellement les lois qui encadrent la vente d'alcool, un tiers ne sont pas certains de les respecter totalement. L'étude révèle notamment qu'un quart des associations ne respectent pas l'interdiction des open bars. Quant à la notion de responsabilité en cas d'accident, elle est assez ambiguë : si 76% des organisateurs reconnaissent la responsabilité morale de l'association (soit pour son seul président, soit pour l'ensemble des membres de l'association), 42% estiment que les responsables sont avant tout le conducteur lui-même, les personnes qui l'accompagnent, les participants à la soirée. La question de la responsabilité pénale fait quant à elle débat, révélant une certaine méconnaissance du cadre réglementaire.
• 81% des associations étudiantes communiquent sur leur soirée via les réseaux sociaux.
• Fort turn over : tous les ans, 3 BDE sur 4 sont renouvelés.
• Dans la moitié des soirées, le prix de l'entrée donne droit à une boisson alcoolisée gratuite.
• Lorsque les étudiants servent eux-mêmes l'alcool pendant la soirée, le tiers seulement des associations déclarent mettre en place des formations pour leur staff.
Quels leviers pour faire progresser la mise en place d'actions de prévention ?
On constate que le manque de connaissance des actions et des outils disponibles est un des freins principaux à la mise en oeuvre d'actions de prévention. Les organisateurs sont en effet très partagés sur la difficulté de mise en place des actions de prévention. La moitié estime que c'est plutôt facile, l'autre moitié plutôt difficile. Cependant, plus les BDE ont l'habitude de mettre en oeuvre des actions de prévention, plus ils trouvent cela facile : selon les résultats de l'étude, les organisateurs mettant systématiquement en oeuvre des actions de prévention sont 76% (+26 points) à juger cette mise en oeuvre facile. Par ailleurs, même si l'on constate un fort turn-over des BDE, 60% des organisateurs déclarent reprendre des choix proches de ceux réalisés les années précédentes. Il faut donc aider les associations à mettre en oeuvre une première fois une action de prévention, en intensifiant la diffusion d'outils de prévention adaptés, et ancrer ainsi ces pratiques de prévention dans la durée.
* Enquête réalisée par le Crédoc pour les associations Prévention Routière et Assureurs Prévention, auprès de 267 associations étudiantes, en mars 2010.
© photo : pressmaster - Fotolia.com

A LIRE AUSSI SUR LA PRÉVENTION ROUTIÈRE
Les bons plans pour gérer les retours de soirées !
Ethylotest, mode d'emploi
Pas de Sam, pas de caisse !

pub

Jessy 25 ans

IGS

Discuter avec Jessy

Découvrir d'autres étudiant(e)s »

Ajouter un commentaire


Votre email ne sera jamais publié