Fabrice, 39 ans, dessinateur industriel



Diplômé d'un BTS conception production industrielle, Fabrice s'est orienté vers la recherche et développement. Aujourd'hui, il travaille avec une équipe d'une vingtaine de personnes sur les réacteurs nucléaires de « quatrième génération ».

Quel est votre parcours universitaire ?
Après mon bac scientifique option Construction mécanique, j'ai réalisé un BTS Conception en production industrielle-pour devenir dessinateur industriel. J'étais bon en dessin et en mathématiques, cette orientation m'a paru évidente.
Comment avez-vous intégré le CEA ?
Je travaillais dans le service « recherche et développement » d'une entreprise qui réalisait des moteurs. En 1994, j'ai démissionné pour intégrer la direction du cycle et du combustible du CEA où je travaillais sur un projet de machine qui produit de l'uranium.
Aujourd'hui, sur quel projet travaillez-vous ?
Depuis 2001, je travaille au centre CEA de Cadarache au Département de
Technologie Nucléaire, sur le développement de réacteurs de « quatrième génération ». Toute chaudière a besoin d'un « fluide caloporteur » pour évacuer la chaleur à transmettre. Dans les centrales nucléaires actuellement en service, ce fluide est tout simplement de l'eau. Dans les réacteurs du futur, le rôle de caloporteur pourra être assuré par l'hélium. L'avantage, c'est qu'il s'agit d'un gaz qui transporte bien la chaleur, qui ne réagit ni à l'eau ni à l'air et qui existe en grande quantité dans la nature.
En quoi consiste votre métier ?
Je suis la passerelle entre les calculs des ingénieurs chercheurs et la réalité. A partir de leurs cahiers des charges, je conçois des dessins très précis d'une pièce ou d'une machine qui vont ensuite être produites par un industriel. Il faut être à l'écoute afin de bien cerner leurs besoins. Avant chaque création de pièce, il y a un gros travail de recherches bibliographiques afin de savoir si elle n'existe pas déjà. Puis, en collaboration avec des ingénieurs, techniciens et instrumentalistes, je mets au point et je teste les pièces.
Qu'appréciez-vous le plus ?
Je fais partie d'une équipe de 20 personnes appartenant à des corps de métiers différents, c'est enrichissant. J'aime le fait de travailler sur un projet de A à Z, de comprendre ce qui a marché, ce qui n'a pas fonctionné...
Et qu'appréciez-vous le moins ?
En tant que dessinateur industriel mes possibilités d'évolution sont réduites. Un dessinateur ne devient pas chef de projet.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent travailler dans ce domaine ?
Grâce à ce métier, de nombreuses portes nous sont ouvertes. On peut travailler dans beaucoup de domaines. Mais je conseille aux jeunes de s'orienter dans leur domaine de prédilection (aéronautique, aérospatial, plasturgie...) car cela permet de travailler avec encore plus de passion.
Par Diane Dussud

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ÉTUDIANT EN FABRICE, 39 ANS, DESSINATEUR INDUSTRIEL

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20 ans

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