Florent, 46 ans, ingénieur physicien



Son sujet d'étude, c'est la matière. Electrons, neutrons et protons ont un peu moins de secret pour Florent Depuis onze ans, il travaille sur le projet ALICE, qui permettra d'en savoir plus sur la naissance de l'univers.

Quel est votre parcours ?
Après ma thèse en physique des particules, j'ai intégré le département de la physique nucléaire au CEA. J'ai travaillé sur un projet d'accélérateur d'électrons donc le but était d'utiliser ces particules pour sonder les protons et les neutrons. Puis, je suis parti six ans dans un laboratoire de recherches en Californie afin d'étudier les spécificités des neutrons et des protons. Depuis 1997, je travaille sur l'expérience Alice. Il s'agit d'un gigantesque détecteur ultra-sophistiqué, destiné à étudier l'état de la matière à plus de deux milliards de degrés !
Quel est le but de cette expérience ?
Améliorer nos connaissances sur la naissance de l'univers.
En quoi consiste votre métier ?
L'expérience ALICE est divisée en plusieurs sous-projets qui correspondent, pour la plupart, aux différentes parties du détecteur. Une fois monté, il sera haut comme un immeuble de six étages et pèsera plus de 1000 tonnes de plus que la Tour Eiffel !
Je dirige l'un de ces sous projets. Mon équipe est composée de 250 personnes de sept pays différents qui exercent un grand nombre de métiers différents.
Quand ce projet verra-t-il le jour ?
Dès cette année, les premiers faisceaux vont êtres installés pour vérifier que le détecteur fonctionne bien. Le projet devrait aboutir courant 2009/2010. C'est un gros challenge !
Qu'appréciez-vous le plus dans votre métier ?
ALICE est un projet multiculturel. Dans mon équipe, il y avait une centaine de Français mais aussi des Italiens, des Indiens, des Sud-Africains et des Russes. Même si la coordination n'est pas toujours simple à gérer, c'est très enrichissant de travailler avec des personnes de cultures différentes ! Chacun apporte son regard, son expérience, son savoir, ses critiques. Ensemble, nous sommes performants. Nous communiquons essentiellement en anglais, c'est pourquoi il est indispensable de maîtriser cette langue.
Et qu'appréciez-vous le moins ?
Nous travaillons sur un projet de plusieurs dizaines de millions d'euros, les pays qui nous financent ont investi des sommes colossales. Il est donc indispensable de les informer sur l'avancée des recherches, ce qui nécessite de rédiger très régulièrement des rapports. C'est un travail long et lourd !
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent travailler dans ce domaine ?
Être chercheur, c'est un style de vie, un état d'esprit. Cela demande beaucoup d'investissement, il faut être vraiment passionné et motivé. Dès le collège ou le lycée, les jeunes doivent prendre contact avec des chercheurs afin de parler concrètement de leur profession et de leurs travaux.
Propos recueillis par Diane Dussud





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ÉTUDIANT EN FLORENT, 46 ANS, INGÉNIEUR PHYSICIEN

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22 ans

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