Florian, 42 ans, chercheur physicien



Florian a toujours aimé les chiffres et exploré des terrains inconnus. Aujourd'hui il est physicien et il travaille sur le projet Atlas, une des quatre expériences qui vont être réalisées sur le LHC*, l'accélérateur de particules le plus puissant.

Comment avez-vous intégré le CEA ?
J'ai intégré le service de Physique des Particules du CEA après avoir effectué un post-doc d'une année, réalisé après ma thèse.
Aujourd'hui, en quoi consiste votre métier ?
Je travaille sur le projet Atlas, une des quatre expériences qui vont être réalisées sur le LHC. C'est le plus puissant accélérateur de particules jamais construit, capable de fournir une énergie inégalée au moment des collisions. Il va permettre d'explorer des phénomènes jamais observés et de comprendre des lois fondamentales de la physique et de l'Univers.
Je travaille plus particulièrement sur le spectromètre à muons. C'est un détecteur qui sert à mesurer avec une très grande précision l'impulsion et la direction des muons. Comme ces particules, voisines de l'électron, perdent très peu leur énergie lors de la traversée de la matière, celle-ci est facile à mesurer.
Comment se compose votre équipe ?
L'expérience Atlas regroupe 2000 physiciens français, russes, italiens, allemands, grecs, irlandais... Je travaille au sein d'une équipe basée à Saclay composée d'une soixantaine de personnes : des techniciens, des ingénieurs et des physiciens. C'est un gros travail d'équipe !



Qu'appréciez-vous le plus dans votre métier ?
L'aspect collaboration internationale me plaît beaucoup. J'ai un père allemand, une mère française et j'ai vécu en Italie et au Maroc ; j'ai donc toujours baigné dans une ambiance multiculturelle et je suis habitué à parler plusieurs langues. J'aime aussi aller à la recherche de quelque chose, explorer des terrains inconnus. Enfin, j'apprécie de travailler sur de nouvelles technologies et être à la pointe de la recherche.
Et qu'appréciez-vous le moins ?
J'apprécie vraiment mon métier que je fais par passion, je ne vois aucun aspect négatif.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent travailler dans ce domaine ?
De façon générale, il faut être curieux et oser poser des questions car elles ne sont jamais idiotes ! Je conseillerai également de réaliser des études en sciences les plus généralistes possible afin de rester flexible.
* LHC : Large Hadron Collider voir Zoom LHC : la traque de nouvelles particules
Propos recueillis par Diane Dussud
Crédits photos : L.Godart/CEA

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