Frank, 31 ans, ingénieur chercheur



Partagé entre l'envie de devenir ingénieur et celle d'enseigner, Frank réalise des études universitaires, puis intègre une école d'ingénieurs avant de poursuivre par un master de recherche puis une thèse. Aujourd'hui, il est ingénieur chercheur et pilote des projets sur l'énergie solaire.

Comment avez-vous intégré le CEA ?
En 2005, j'ai soutenu ma thèse sur les réseaux électriques des avions. A la suite j'ai effectué pendant un an un ATER (attaché temporaire d'enseignement et de recherche) à l'INPG, où j'effectuais la moitié du temps des recherches sur l'énergie solaire et consacrais la seconde partie de mon planning à l'enseignement. J'ai intégré l'Institut national de l'énergie solaire* fin 2006 suite à une candidature spontanée.
Aujourd'hui, en quoi consiste votre métier ?
Depuis novembre 2006, je travaille au CEA-INES au Département technologie solaire. Je monte des projets. Je définis les grandes lignes qui sont ensuite validées par le chef du laboratoire. Il s'agit de développer une idée ou bien de répondre à un besoin précis d'un industriel. Puis, je cherche des partenaires afin de financer les projets.
Je travaille à la fois sur :
- l'élaboration d'outils diagnostiques permettant de contrôler et de détecter les pannes de panneaux photovoltaïques.
- l'augmentation des performances de ces systèmes solaires.
- la réalisation d'une plate-forme micro-réseau reliant les équipements de recherche de l'INES (centrales photovoltaïques, batteries, véhicules électriques, habitats, simulateurs de vie...) pour étudier la gestion de réseaux innovants bénéficiant au moins d'une source d'énergie renouvelable.
- le couplage entre énergie solaire et véhicule électrique. Le principe est de recharger la voiture sur des parkings pourvus de panneaux solaires (on parle de mobilité solaire).
Sur l'ensemble de ces projets, on travaille en collaboration avec les industriels du domaine et d'autres laboratoires. Je vais également continuer à donner des cours sur les systèmes photovoltaïques en IUT en en Master.



Comment se compose votre équipe ?
Je travaille avec des équipes différentes sur chaque projet, composées de trois, quatre ou cinq personnes. Ce sont des ingénieurs et des techniciens.
Qu'appréciez-vous le plus dans votre métier ?
J'aime chercher des partenaires, mettre en relation des compétences. J'apprécie aussi le fait de faire de la recherche appliquée accessible, que tout le monde peut comprendre.
Et qu'appréciez-vous le moins ?
L'énergie solaire est un sujet sous les feux de la rampe, les médias en parlent souvent et les industriels souhaitent l'utiliser rapidement. Mais la recherche prend du temps et les résultats ne sont pas rapides. Lorsque l'on travaille en partenariat avec des industriels, le temps est souvent un point de désaccord.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent travailler dans ce domaine ?
Il faut être curieux, ne pas hésiter à poser des questions et à se remettre en question ! Les études pour devenir chercheur sont longues, il faut en avoir conscience et être courageux.
* voir Zoom : la naissance de l'Institut national de l'énergie solaire
Propos recueillis par Diane Dussud
Crédit photos : L.Godart/CEA

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