Ghomari Ghali, 21 ans, co-fondateur de My Sweet Cocoon



Ghomari n'a pas encore terminé ses études d'architecture, qu'il a déjà monté sa propre entreprise de conseils en aménagement et décoration d'intérieur : My Sweet Cocoon. Rencontre.

Quel est ton parcours ?
Après avoir passé un bac ES spécialité maths dans un lycée français au Maroc, je suis venu en France pour faire l'école d'architecture de Paris La Villette et suis aujourd'hui en Master 1.
Qu'est-ce qui t'a poussé à créer ta propre entreprise ?
C'est le fait de ne pas trouver de stage et de ne pas pouvoir me faire une expérience pourtant indispensable qui nous a motivé, mon associé et moi, à monter notre entreprise. Mais n'étant pas encore architectes, il nous est absolument interdit de faire des plans, de les revendre ou d'initier de gros travaux. Nous avons donc eu l'idée de proposer des conseils et des aménagements d'intérieur aux clients. Ca nous permet de rencontrer la clientèle et de connaître leurs attentes.
En quoi consiste votre activité ?
Nous proposons d'optimiser l'espace des appartements, d'aménager et de décorer les intérieurs. Nous prenons en compte les besoins, les envies et le budget des clients et leur proposons une nouvelle manière de vivre chez soi. Nous marchons essentiellement au bouche à oreille et sommes référencés sur les sites Internet. Comme il ne nous est pas permis de travailler sur des surfaces supérieures à 170 m2, nous travaillons essentiellement sur des petites surfaces et proposons différentes offres, dont les prix varient entre 150 et 650 euros.
Comment conciliez-vous votre activité et vos études ?
L'emploi du temps de Master 1 à l'école d'architecture de Paris La Villette étant relativement bien adapté pour permettre d'acquérir un maximum d'expérience professionnelle et mener à bien des projets personnels, nous n'avons donc aucun mal à combiner les deux ! Pour moi, les études passent avant tout, et finir mon cursus est ma principale priorité. Le reste, ce n'est que du bonus !
Quelles ont été vos démarches ?
Notre première étape a été de nous rendre au salon de l'entreprise pour se renseigner sur les statuts les plus avantageux à adopter. Nous avions des doutes quant au fait que ni moi ni mon associé ne sommes de nationalité française, mais en fait cela n'a posé aucun problème pour le statut d'auto-entrepreneur. Il ne nous a pas fallu plus de 10 minutes pour faire une demande sur le site de l'URSSAF et 10 jours plus tard, nous recevions notre attestation d'auto-entrepreneur ! Nous n'avons pas eu réellement de capital à investir pour créer cette entreprise et avons tâché d'être les plus débrouillards possibles. Par exemple, on a fait appel à un ami développeur pour la conception du site, on a emprunté un peu d'argent à nos proches...
Quelle fut votre principale difficulté ?
Notre principale difficulté a été de prouver notre crédibilité aux partenaires en dépit de notre jeune âge. Récemment, nous avons fait appel à un site de « deal » où les entreprises proposent des services ou des produits bradés si le nombre d'acheteurs atteint 50 personnes. C'était très intéressant pour nous qui voulions nous faire connaître, mais le site a finalement rejeté notre offre avec pour argument la jeunesse de notre entreprise. Concurrencer les nombreuses entreprises qui proposent les mêmes services que nous, a également été et est toujours un défi de taille. Mais en proposant des prix défiant toute concurrence nous parvenons à gagner du terrain.
Quelle est votre principale satisfaction ?
Aujourd'hui, ma principale satisfaction est d'apprendre mon métier sur le terrain, de rencontrer des gens différents, découvrir chaque jour de nouvelles manières de vivre. Il est très important de connaître tout ça avant de prétendre répondre à une demande.
Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui a envie d'entreprendre ?
Je lui dirais que s'il ne faut pas hésiter à se lancer, il faut d'abord bien s'assurer que les risques qui sont pris ne sont pas très importants. Il faut donc être rigoureux sur les études de marché, et mettre sur pied un business plan qui tienne la route. Par ailleurs, il ne faut pas hésiter à faire appel à des banques spécialisées dans le prêt aux auto-entrepreneurs : c'est le cas de la banque postale par exemple.
Propos recueillis par Margaux Calon
SA FORMATION :
Bac ES spécialité maths
+ école d'architecture de Paris La Villette.

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Nadia

23 ans

NEOMA BUSINESS SCHOOL - CAMPUS DE ROUEN

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