Gilles et Catherine, 43 et 42 ans, charcutiers



Le prix Stars & Métiers récompense les chefs d'entreprises artisanales pour leur réussite en matière d'innovation, de savoir-faire et de dynamique commerciale. Témoignage de lauréats.

Avez-vous exercé un métier avant de créer votre entreprise, si oui lequel ?
Gilles : J'ai toujours exercé le même métier, car dès l'âge de 13 ans, je voulais assurer la pérennité de l'entreprise de mes parents qui étaient également charcutiers.
Catherine : Dès mes études terminées, j'ai fait le choix de travailler avec Gilles dans l'entreprise de mes beaux-parents, à Saint-Etienne.
Pourquoi vous êtes-vous lancés dans l'entreprenariat ? Qu'est-ce qui vous a motivés ?
L'envie d'entreprendre a toujours fait partie de nous. Nous voulions nous prouver que nous étions capables de réussir par nous-mêmes. La création, avec toute la prise de risque que cela implique est notre moteur.
Présentez-nous en quelques lignes votre entreprise.
Notre entreprise a été créée en 1997. Nous avons racheté une charcuterie existante et avons commencé l'aventure avec les salariés déjà en poste (au nombre de 4).
Bien vite, en écoutant nos clients, nous nous sommes aperçus qu'il y avait une forte demande de charcuterie traditionnelle et non de traiteur. Nous avons donc mis en avant les terrines, les saucissons et les boudins, ainsi que le fromage de tête qui, cette même année, avait reçu le prix Jean CARMET.
Bien vite, la presse nous a soutenus et plusieurs papiers nous ont amené une nouvelle clientèle.
En 2003, rencontre avec Daniel BOULUD (restaurateur lyonnais implanté à New-York) : nous décidons de fabriquer de la charcuterie traditionnelle sur place.
En 2005, notre entreprise de la rue Notre-Dame des Champs étant devenue trop étroite, nous décidons d'implanter un deuxième magasin équipé d'un grand atelier, dans le quinzième arrondissement.
En 2007, ouverture du Bar Boulud (bar à vin) où nous servons nos spécialités sur Broadway Avenue. Puis en juin 2009, inauguration d'un deuxième restaurant se situant dans le bas de la ville et dont le thème est « le tour du monde des saucisses ».
Aujourd'hui encore nous travaillons dans un esprit d'écoute des souhaits de nos clients. De même, nous vendons ce que nous aimons déguster et nous accueillons nos clients comme nous aimerions l'être nous-mêmes.
Pourquoi avoir participé au concours « Stars et Métiers » ?
Nous connaissions la renommée du prix « Stars et Métiers », organisé par la Banque Populaire et l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat. Mais nous ne nous serions jamais présentés si monsieur Christian LE LANN, président de la Chambre de métiers et de l'artisanat de Paris, ne nous avait pas convaincus. En effet, nous n'avons pas le sentiment de faire plus que nos collègues et, en aucun cas, nous ne nous considérons comme des « Stars ».
Qu'est-ce que ce prix représente pour vous ?
Ce prix est une immense joie, car c'est une véritable reconnaissance de la part de personnes qui partagent le quotidien des artisans.
En tant qu'entrepreneur, quelles sont les principales difficultés rencontrez-vous au quotidien ?
Pas une journée ne ressemble à une autre. Il y a des hauts et des bas, mais la principale difficulté est de fédérer une bonne ambiance au sein de nos équipes, afin d'être toujours dans la dynamique et dans la remise en question.
Quelle est votre plus grande satisfaction ?
Les remerciements et le sourire de nos clients.
Racontez-nous en quelques lignes votre quotidien de chef d'entreprise.
Catherine : Mon mari se lève très tôt. Une fois par semaine, il se rend à Rungis et revient à 6 heures du matin à l'atelier auprès du reste de l'équipe pour le lancement des fabrications.
En milieu de matinée, nous consacrons deux heures à gérer l'administratif, puis nous retournons à nos postes respectifs : l'atelier pour mon mari et le magasin pour moi.
Vers 14 heures, c'est la pause-déjeuner (20 minutes environ), puis de nouveau nous nous replongeons dans le travail de bureau.
Enfin, jusqu'à 20 heures 30, l'un de nous est présent en boutique auprès de nos clients.
Quels sont vos projets ?
Le projet le plus proche concerne l'ouverture d'un bar à vin à Londres, au printemps 2010 dans l'esprit du Bar BOULUD de New-York. Toujours avec notre partenaire américain.
Puis, dans un an, nous visons l'ouverture d'un troisième magasin sur Paris.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent se lancer dans l'artisanat ?
Si vous êtes très courageux, honnêtes avec vous-même, avec vos clients et que vous êtes attentifs à leur demande : foncez ! Ca ne peut que marcher...

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Tom

18 ans

GLOBAL BBA - ESSEC BUSINESS SCHOOL

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