Grégory, 32 ans, grutier



Grégory est grutier portuaire. Pour ce jeune marseillais, conduire des engins est une passion qui se transmet de père en fils. Parcours, motivations, réalité de la profession... il raconte !

Quel est votre parcours scolaire ?
J'ai d'abord obtenu deux CAP complémentaires, en alternance : un "CAP Maintenance des Véhicules Industriels", ainsi qu'un CAP "Maintenance des Véhicules de Travaux Publics". Puis, toujours en alternance, j'ai présenté et obtenu un Bac Pro "Maintenance des Véhicules de Travaux Publics".
Comment êtes-vous devenu grutier ?
J'ai commencé comme mécanicien au sein du Port Autonome de Marseille sur le site pétrochimique de Lavera. Après 5 ans à ce poste, j'ai passé un concours interne, passé le CACES (Certificat d'Aptitude à la Conduite En Sécurité) et j'ai pu devenir grutier portuaire, dans les bassins historiques du port de Marseille. Si c'est un métier qui peut s'apprendre sur le tas, il est obligatoire d'avoir le CACES !
Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?
J'ai toujours baigné dans ce cadre. Mon père et mon grand-père conduisaient des machines. Et puis, mon oncle était docker au P.A. de Marseille. Quand j'étais minot, il m'emmenait souvent avec lui. Je voyais les grues, toutes en hauteur... ça me faisait rêver. J'ai choisi cette voie parce que c'est ce que j'avais envie de faire depuis toujours.
En quoi consiste le métier de grutier portuaire ?
A la différence des dockers, je fais de la « manutention verticale ». Le port de Marseille où je travaille, achemine 100 millions de tonnes de marchandises. Je charge et décharge les containers de sucre, d'alumine, de blé, de fruits et légumes... toutes sortes de marchandises !
Quel est votre rythme de travail ?
Ce sont de grosses journées. Je fais les 2/8, c'est-à-dire que je travaille deux fois huit heures par jour. Parfois le matin dès 6h, parfois la nuit. Nous sommes tenus de nous relayer régulièrement. Ainsi, pour chaque heure et demi travaillée, j'ai une heure et demi de repos.
Qu'appréciez-vous le plus dans votre métier ?
La hauteur. C'est une chance de pouvoir travailler à 35 mètres du sol. On a une vue imprenable sur ce qui se passe en-dessous... même s'il faut rester concentré. Mais ce n'est pas un problème : j'ai toujours aimé conduire les machines !
Et quels sont les aspects négatifs ?
Aucun ! Tous les jours, je suis heureux d'aller travailler...
Quelles qualités faut-il pour exercer ce métier ?
C'est un métier dangereux, qui demande une bonne condition physique. Il faut avoir une bonne vue et une maîtrise de soi à toute épreuve. Même si les accidents sont peu fréquents, il faut être vigilant en permanence et bien sûr ne pas avoir le vertige !
Par Eric Gillaux

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ÉTUDIANT EN GRÉGORY, 32 ANS, GRUTIER

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24 ans

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Liste des Commentaires (1)

Grosdemouge 26 janvier 2016 19:31 #1
bonjour je suis de Narbonne, où puis faire une formation de grutier dans ma région??