Hector, 29 ans, thésard au Laboratoire d'Economie de Transports



Mexicain, Hector réalise des études en économie axée sur le transport. Depuis 2 ans, au sein du Laboratoire d'Economie de Transports (LET) il prépare une thèse sur la mobilité durable (politique de transport qui cherche à concilier l'accessibilité, le progrès économique et les objectifs écologiques).

Quel est votre parcours ?
Je suis mexicain. Après l'équivalent du bac en France, j'ai réalisé des études en économie. J'ai ensuite eu la possibilité de les poursuivre en France, à l'université de Lyon. J'y ai obtenu un Master en économie et management, spécialité transport. Depuis deux ans, je réalise une thèse sur la mobilité durable au sein du Laboratoire d'Economie de Transports (LET) en partenariat avec l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) et d'ENERDATA, un bureau d'études économiques spécialisé dans le secteur de l'énergie et de ses interactions avec l'environnement. J'ai rejoint un groupe de chercheur qui travaille sur des scénarios de mobilité durable pour les passagers et les marchandises en France à l'horizon 2050. L'objectif étant de réduire par 4 les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports.
La mobilité durable, est-ce un sujet qui vous touche ?
Bien sûr, je suis sensible aux enjeux environnementaux ! J'habite en ville et je me déplace qu'en transport en commun ou à vélo.
Pouvez-vous nous en dire plus sur ce sujet de recherche ?
La première famille de scénario se nomme Pégase. Elle prévoit un recours massif aux technologies qui n'émettent pas de CO2 : les piles à combustible et à l'hydrogène sans remettre en cause notre mobilité. Mais, la contribution de la technologie ne permettrait que de réduire par deux les émissions de gaz à effet de serre. Par conséquent une réorganisation d'ensemble du système de transport est nécessaire pour réduire par 4 les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports.
La seconde famille de scénario se nomme Chronos. Elle se base sur une réduction des vitesses routières, associée à une politique de taxe des modes de transport en fonction de la vitesse et des émissions de CO2. La variante de Chronos dans laquelle le trafic aérien reste en forte progression (+60%) de 2000 à 2050, s'approche de l'objectif sans pour autant l'atteindre. On atteint l'objectif dans la variante Chronos TGV.
La dernière famille de scénario s'appelle Hestia. Elle est construite sur le constat suivant : même avec des hypothèses technologiques optimistes bien que probables, réorganiser le système des transports pour réduire par 4 les émissions de gaz à effet de serre demanderait des investissements considérables dans les transports ferroviaires. En conséquence, Hestia propose d'atteindre le facteur 4 par des mécanismes de quotas qui imposent d'avoir des commerces, entreprises, pôles administratifs de proximité afin de réduire les distances parcourues. Il s'agit de repenser l'urbanisme.
Sur quel aspect des scénarios travaillez-vous ?
Je chiffre chaque scénario en prenant en compte des dizaines de paramètres. J'essaye d'évaluer quels seront les coûts pour l'union européenne, l'Etat et les régions, c'est très intéressant de travailler sur différentes échelles !
Une fois votre thèse achevée, avez-vous des projets ?
Je finalise la rédaction de ma thèse, que je dois rendre à la fin du mois. L'échéance est donc proche. Après j'espère intégrer l'équipe de chercheurs afin de continuer à travailler sur ce sujet qui me passionne.
Propos recueillis par Diane Dussud
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19 ans

IUT DE VILLETANEUSE, UNIVERSITÉ PARIS 13

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