Hélène, 26 ans, chargée de mission



Depuis 3 ans, Hélène est chargée de mission au sein d'une association spécialisée dans la problématique des déchets. Un poste complet et varié qui correspond à ses convictions. Elle raconte.

Quel est votre parcours ?
Intéressée dès le lycée par la Géographie, j'ai décidé de réaliser des études dans ce domaine. Après mon stage de maîtrise à Java, en Indonésie où je suis partie étudier les risques d'inondation, je me suis orientée vers les problématiques environnementales. Au début de mon parcours universitaire, je souhaitais devenir enseignant chercheur. Mais, j'ai réalisé, lors de mon Master, un stage au sein de l'association France Nature Environnement. J'ai participé au pilotage d'un colloque sur les différentes perceptions et usages de l'espace naturel et les problèmes que cela pose, notamment en termes de droit. C'était une expérience passionnante et très enrichissante. Une fois diplômée, j'ai cherché un emploi au sein d'une Organisation Non Gouvernementale.
En quoi consiste votre métier ?
Je suis chargée de mission au sein du Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid), une association qui milite pour la réduction à la source de la toxicité et de la quantité des déchets et le développement d'une politique écologique de gestion des déchets. Ma mission est de faire la promotion des politiques alternatives de traitements des déchets Pour cela, j'anime des conférences, des stands d'information lors de divers salons, organise des débats, réponds à des interviews, rédige des articles, participe à des groupes de travail regroupant les acteurs de la gestion des déchets...
Quels sont les aspects de votre métier que vous appréciez particulièrement ?
Mon travail n'est pas monotone ! Je suis divers projets à la fois. Animer un stand, donner une conférence ou réaliser un entretien avec un député sont des tâches très différentes. Je dois veiller à adapter mon discours en fonction du public (élus ou riverains).
Travailler à destination des élus me plaît, car ce sont eux qui ont la possibilité de faire changer les choses, par l'élaboration de la réglementation, mais surtout directement sur le terrain par le biais des politiques publiques...
Quelle est votre plus grande satisfaction ?
L'année dernière, j'ai mis en place une formation sur les politiques alternatives de traitements des déchets, à destination des élus locaux. Je me suis mise en contact avec une association spécialisée dans la formation d'élus locaux. J'ai établi un programme de conférences sur deux jours, ensuite il a fallu trouver les intervenants, puis j'ai dû préparer mes interventions, assurer la diffusion de l'information auprès des mairies, conseils généraux et régionaux. Cette année, cette opération recommence et c'est gratifiant de l'avoir menée de A à Z.
Pouvez-vous nous citer des méthodes alternatives de traitements des déchets ?
Nous disposons d'autres moyens que l'incinération et la décharge pour traiter nos déchets. Les plus connus, mais qui demeurent encore à développer, sont le recyclage des déchets triés et le compostage des déchets organiques comme nos restes de repas ou les déchets de jardins. Ces techniques permettent d'économiser les ressources naturelles et l'énergie. Ce sont également des moyens pour prolonger la vie des matériaux : par exemple, le plastique d'une bouteille triée peut être réutilisé pour fabriquer une nouvelle bouteille.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent travailler dans une association environnementale ?
Évidemment, il faut avoir un fort attrait et une bonne connaissance des problématiques environnementales ! Il faut également s'intéresser aux décisions politiques liées à ce sujet.
Côté formation, je remarque que les ONG emploient souvent des profils généralistes titulaires d'un bac +5 : ingénieur, géographe, juriste,...
Quels messages souhaiteriez-vous passer aux internautes ?
Je leur conseille d'acheter des produits avec le moins de déchets possibles, qu'ils n'hésitent pas à acheter leurs légumes au sein des Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP)... Tout cela est bon pour la planète mais aussi pour le porte-monnaie. Et bien sûr, qu'ils trient leurs déchets.
A lire sur le même sujet :
L'article sur les déchets
L'interview de Baptiste Monsaingeon et de ses coéquipiers, partis 8 mois sur un voilier pour dénoncer la pollution aquatique

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ÉTUDIANT EN HÉLÈNE, 26 ANS, CHARGÉE DE MISSION

Lucile

20 ans

UNIVERSITÉ DE GRENOBLE ALPES

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