Jean-Marc Barki, gérant de Sealock



 

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Le 5 août dernier, Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'emploi, était en visite à Lille dans le cadre de son « Tour de France pour l'emploi des jeunes ». Là-bas, nous avons rencontré Jean-Marc Barki, gérant du fabricant de colles industrielles Sealock.

Pouvez-vous nous présenter votre société et son activité ?
Jean-Marc Barki : Je suis le gérant de Sealock France, une société franco-britannique dont je suis majoritaire. Nous fabriquons des colles industrielles à base aqueuse sans solvants et hot-melt. En France, Sealock est basée à Lens, dans le Nord-Pas-de-Calais. Nous employons 22 personnes dont quelques unes sont à l'étranger.
Quels sont vos besoins en recrutement ?
Jean-Marc Barki : Nous venons de recruter une jeune femme qui prépare un BTS Assistante de gestion PME-PMI, en contrat de professionnalisation. Malgré la crise, Sealock s'en sort plutôt bien. Cela dit, pour le moment, nous n'avons pas de besoins en recrutement.
Il se peut, qu'à moyen terme, nous recrutions de nouveaux collaborateurs de niveau bac +2 minimum, en contrat de professionnalisation, pour travailler dans notre laboratoire (contrôle de viscosité, de matières premières, régulation...).
Plus hypothétiquement, Sealock peut être amené à recruter des collaborateurs pour travailler dans son atelier. Nous faisons également appel à 4 ou 5 stagiaires de niveau bac +2/3, par an.
Eprouvez-vous des difficultés de recrutement ?
Jean-Marc Barki : Dans notre activité, nous sommes amenés à faire de l'export et j'ai beaucoup de mal à trouver des candidats qui maîtrisent plusieurs langues.
Nos canaux d'emploi sont assez restreints. Nous faisons appel à Pôle Emploi, nous comptons sur le bouche-à-oreille et nous avons tissé des liens avec l'université de Lens, les branches professionnelles, le MEDEF et quelques clubs d'entreprises. Nous ne menons pas de grande campagne de recrutement car nous sommes une PME, faute de temps et d'investissements.
Nous souffrons également d'un manque de valorisation de nos métiers et de nos structures. Les candidats à l'emploi et, plus particulièrement, les jeunes sont toujours réticents à intégrer une PME ou une TPE et préfèrent privilégier les structures plus importantes. A leurs yeux, elles offrent une sécurité d'emploi. Ce qui rend l'accès à notre entreprise plus difficile pour les jeunes. Et c'est pour cette raison que j'ai accepté cette mission d'ambassadeur de l'alternance auprès des entreprises. C'est aux entreprises d'aller promouvoir leurs métiers auprès des jeunes.
Crédits photos : Sealock
Propos recueillis par Mayda Bakri

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