Joseph Couturier, 33 ans, artificier



Lorsque son père, né un 14 juillet, crée son entreprise de feux d'artifices, Joseph suit et devient lui-même artificier. La famille Couturier est passionnée par cet art pyrotechnique, aux multiples facettes.

Quel est votre parcours ?
Après un bac scientifique, j'ai réalisé un BTS audiovisuel, option montage. Le milieu du spectacle m'a toujours passionné. En parallèle, j'ai passé le certificat de qualification permettant de réaliser des feux d'artifices. Mon père venait de créer sa société de feux d'artifices et je l'aidais. Pendant sept ans, j'étais intermittent du spectacle : j'ai réalisé des courts-métrages, fait du montage vidéo et film, joué la comédie (élève clown de Philippe Léotard)... Il y a trois ans, j'ai eu envie de me consacrer entièrement aux feux d'artifices.
Pourquoi choisir de vous consacrer à un seul domaine : les feux d'artifices ?
Pour moi, c'est un art à part entière qui offre de nombreuses possibilités. L'artifice est un art fédérateur et populaire qui mêle la peinture avec l'utilisation des couleurs et des formes ; la musique avec une notion de durée, de rythme et de silence ; la danse avec la chorégraphie des effets dans le ciel, l'architecture car on travaille la perspective et la profondeur de champs... En outre le feu ajoute sa caractéristique spécifique : l'éphémère, ce moment insaisissable et magique qui reste gravé dans nos cœurs.
En quoi consiste votre métier d'artificier ?
Au-delà de la fonction « technique » du métier d'artificier, je suis directeur artistique de l'entreprise de mon père. Ainsi, je crée de A à Z des feux d'artifices pour des festivals, parcs d'attractions, municipalités...
Quel diplôme faut-il pour devenir artificier ?
Pour le tir de gros feux, le certificat de qualification au tir des artifices « K4 » est obligatoire et délivré uniquement aux personnes majeures. Il faut pour cela passer une formation théorique d'une semaine, validée par un examen pratique suivi d'un stage. Mais la réglementation est en train de changer et les appellations K3 et K4 seront remplacées par C4 et T2.
http://www.imaginetonfutur.com/Ingenieur-du-son.html], des musiciens, des danseurs, des comédiens...
Quels sont vos projets ?
J'en ai plusieurs. Je suis en train de monter pour les FEUX de Chantilly, un spectacle en duo avec un autre artificier. Nous avons écrit le scénario ensemble. Il s'agit d'un duo pyrotechnique qui se déroulera en trois manches. C'est la première fois que je travaille en binôme avec un autre professionnel, c'est sympa.
Artificier, est-ce un métier d'avenir ?
C'est un milieu assez fermé et de nombreux artificiers ont un autre métier à côté. Mais, malgré tout, je pense que c'est une profession d'avenir. C'est l'un des rares secteurs a ne pas avoir subi la crise. Les feux d'artifices font du bien, ils répondent à un interdit social, comme dirait Bachelard « touche pas au feu ça brûle ! », c'est donc une manière d'allumer la mèche tous ensemble ! Ils sont fédérateurs et permettent d'exulter nos joies. Le feu d'artifice est ainsi un véritable baromètre garant de nos démocraties.
Propos recueillis par Diane Dussud

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