Laure, 30 ans, chercheur au laboratoire de bioénergétique et biotechnologie



Étudier le monde végétal c'est la passion de Laure ! La jeune femme travaille au CEA en tant que post-doctorante. A l'avenir elle souhaite mettre ses compétences aux services des éco-entreprises particulièrement impliquées dans la qualité de l'eau.

Quel est votre parcours universitaire ?
Après mon bac scientifique, j'ai réalisé un deug Sciences de la vie puis une maîtrise de Biologie option Physiologie et biologie moléculaire végétale, et enfin j'ai réalisé une thèse ! Le monde végétal m'a toujours attirée, je suis plus particulièrement passionnée par les stratégies adaptatives développées par les plantes face à leur environnement.
Lors de mes trois années de thèse, je donnais des cours de biologie aux étudiants de licence ; c'est une expérience très enrichissante qui m'a donné le goût d'enseigner.
Comment avez-vous intégré le CEA ?
Après ma dernière année de thèse, j'ai obtenu un contrat post-doctoral de deux années au Commissariat à l'Energie Atomique de Cadarache.
En quoi consiste votre activité ?
Je travaille sur un projet dont l'objectif est de décrypter au niveau moléculaire le processus permettant à une microalgue de produire naturellement de l'hydrogène. Au final, nous voulons améliorer la capacité de production de cette microalgue, notamment par l'obtention de mutants, afin de développer une filière industrielle rentable.
Qu'appréciez-vous le plus ?
Je possède une grande autonomie, ce qui est fort appréciable. D'autre part, j'interagis avec des techniciens et des ingénieurs dans différentes expérimentations, ce qui me permet aussi de travailler en équipe.
Et qu'appréciez-vous le moins ?
Mon contrat se termine demain. Maintenant, j'ai besoin de remplir des objectifs à plus courts termes que ceux développés par la recherche fondamentale publique dans laquelle j'ai baigné jusqu'à présent. Je vais donc me diriger vers le secteur privé. J'aimerais travailler pour des éco-entreprises notamment impliquées dans la qualité de l'eau potable ou le traitement des eaux usées par phyto-épuration. En plus, ce secteur a le vent en poupe.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent travailler dans ce domaine ?
Il faut être passionné, curieux, très travailleur et organisé. Il faut réaliser un maximum de stages pour découvrir et se familiariser avec le milieu professionnel. Si mon parcours universitaire était à refaire, je ne pense pas que j'irais jusqu'en thèse (bac + 8). Il faut être conscient que les places de chercheurs statutaires au sein des centres de recherche publique sont extrêmement limitées. Vu l'état actuel du marché de l'offre en biotechnologies, j'aurais opté pour un BTS ou une licence professionnelle. C'est une formation plus en phase avec l'univers professionnel, qui ouvre aussi bien les portes du secteur public que celles du secteur privé. Il existe maintenant tout un panel de formations continues ou en alternance qui permettent, au fil de sa carrière, d'acquérir un savoir-faire reconnu à l'équivalent des diplômes universitaires. Ce bagage permet d'évoluer plus souplement selon ses envies professionnelles.
Propos recueillis par Diane Dussud

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ÉTUDIANT EN LAURE, 30 ANS, CHERCHEUR AU LABORATOIRE DE BIOÉNERGÉTIQUE ET BIOTECHNOLOGIE

Camille

18 ans

IUT DE L'OISE SITE DE BEAUVAIS, UNIVERSITÉ PICARDIE JULES VERNE AMIENS

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