Ludovic, 37 ans, dermatologue



Fasciné par son médecin généraliste, Ludovic rêve de devenir médecin depuis tout petit. Lors de ses études, il s'oriente vers la dermatologie. Une activité variée, en contact avec les patients. Il raconte.

Quel a été votre parcours scolaire ?
Intéressé par les sciences naturelles, j'ai passé un bac D puis je suis entré en faculté de Médecine, où j'ai passé le concours de première année (PCEM1). En 6ème année, j'ai passé le concours d'Internat (appelé aujourd'hui Examen National Classant). En fonction du classement à ce concours, on choisit sa spécialité et la ville où l'on souhaite se spécialiser.
Si ce n'est pas votre première expérience, quel a été votre parcours professionnel avant d'exercer votre métier actuel ?
J'ai commencé à exercer la médecine immédiatement après avoir obtenu ma thèse de médecine.
Quel métier exercez-vous aujourd'hui ?
Je suis dermatologue vénéréologue, c'est-à-dire médecin spécialiste de la peau, des phanères (cheveux, ongles...) et des Infections Sexuellement Transmissibles (IST). La vénéréologie est la médecine des maladies vénériennes, et non des veines comme on le croit souvent. Ceci dit, les dermatologues prennent en charge l'insuffisance veineuse et ses conséquences (varices, varicosités, jambes lourdes, ulcères de jambes...)
Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?
J'ai choisi d'être médecin depuis mon enfance et ma rencontre avec mon médecin généraliste. J'étais bluffé par cet homme qui se consacrait à aider et soigner les autres. Il semblait jouir d'une puissance et d'une aura particulière. Qui plus est, il connaissait les secrets de ce corps qui me fascinait et avait accès aux secrets les plus intimes. Pour moi, il avait quelque chose du surhomme, il était différent des autres.
Au fil de mes études, j'ai choisi d'être spécialiste et non généraliste. La première raison : je voulais passer le concours d'internat en fin de 6ème année afin de consolider mes connaissances. Et puis, l'exercice spécialisé me semblait aussi plus proche de mes aspirations. Initialement je souhaitais être gynécologue médical mais cette spécialité a disparu et les gynécologues formés à la faculté devaient faire une formation de chirurgie et je n'étais pas du tout chirurgien dans l'âme ! Qui plus est, j'avais fait des stages en gynécologie obstétrique qui m'avaient passionnés mais les contraintes horaires, la protocolisation, les gardes et les procès inhérents à cette belle profession m'en ont dissuadé.
Bien classé à l'Internat, j'ai pu choisir ma spécialité et ce fut la dermatologie notamment en raison de sa variété d'activité. Elle comporte peu d'actes techniques répétitifs, elle est à la frontière de nombreuses spécialités : il n'est pas rare de faire un diagnostic de maladie interne rien qu'en observant la peau ou les phanères d'un patient. Puis, en raison de son confort avec des consultations sur rendez-vous uniquement, pas d'urgences vitales... Enfin, il s'agit d'une spécialité clinique, c'est-à-dire dans laquelle on est en contact direct avec le patient.
J'ai choisi l'exercice libéral car je suis très attaché à la liberté, au fait de pouvoir décider de ce que j'ai envie de faire et d'être « son propre patron ».
En quoi consiste votre métier précisément ? A quoi ressemble votre quotidien ?
La journée d'un dermatologue libéral est constituée de rendez-vous de consultation ou d'actes techniques (laser, chirurgie dermatologique...). Personnellement j'ai opté pour un mode d'exercice tourné vers la clinique car j'aime beaucoup le contact humain et la rencontre avec d'autres personnes. Je ne pratique donc pas d'actes esthétiques (laser, peeling, soins anti-rides...) et assez peu de chirurgie dermatologique. Certains de mes confrères ont une activité comportant beaucoup d'actes, qu'ils soient chirurgicaux ou esthétiques.
Avec quels autres professionnels travaillez-vous ?
J'aime être seul avec mes patients. Je travaille donc seul. Mais j'aurais pu opter pour un mode d'exercice en hôpital ou en clinique, où j'aurais côtoyé d'autres personnels soignants, médicaux ou para-médicaux.
Qu'appréciez-vous le plus dans votre métier ?
J'apprécie surtout les relations humaines et la sensation d'être utile aux autres, ou du moins d'essayer de l'être...
Et qu'appréciez-vous le moins ?
Les contraintes d'exercice sont de plus en plus lourdes (raréfaction du nombre de médecins, contraintes budgétaires, paperasserie, procès...) mais parmi celles-ci je placerais en premier dans l'ordre des tracasseries quotidiennes et chronophages, la paperasserie administrative.
Comment envisagez-vous votre avenir professionnel ? Avez-vous des projets, des rêves ?
Pour l'instant, j'ai un mode d'exercice très particulier puisque je n'effectue que des remplacements. Je vis au jour-le-jour et on verra ce que l'avenir nous réservera...
Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite exercer le même métier que vous ?
Je me cantonnerai à des conseils assez généraux, valables pour tous les jeunes : il faut se sonder. Quelles sont mes vraies aspirations ? Aurais-je plaisir à me lever tous les matins pour faire ce métier ? Et bien se renseigner auprès des professionnels et ne pas hésiter à passer un peu de temps dans un cabinet si possible (un métier est souvent bien éloigné de l'idée que l'on s'en fait !)...

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DISCUTE AVEC UN
ÉTUDIANT EN LUDOVIC, 37 ANS, DERMATOLOGUE

Wissem

24 ans

École

UNIVERSITÉ VINCENNES SAINT-DENIS - PARIS 8

Domaine

LICENCE D'ARTS PLASTIQUES

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