Marc, Ingénieur de Recherche au CNRS



 Ingénieur de Recherche au CNRS Marc analyse la composition en gaz à effet de serre de l'air atmosphérique. Objectif : suivre l'évolution de la concentration de ces gaz, comprendre leur impact sur le climat et l'environnement.

En quoi consiste votre métier ?

Je travaille au sein du Réseau Atmosphérique de Mesure des Composés à Effet de Serre (RAMCES) du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement. J'y suis responsable des analyses du gaz carbonique (CO2) qui nous permettent d'identifier les sources émettrices telles que les véhicules, l'industrie, la végétation etc. Pour cela, nous utilisons la spectrométrie de masse, une technique d'analyse permettant de détecter et d'identifier des molécules de masse différentes.

Je supervise également le bon fonctionnement des instruments, les nouveaux développements analytiques, j'effectue le suivi et le contrôle qualité des mesures et je contribue aux interprétations et à la publication des résultats.

Sur quels projets travaillez-vous ?

Nous travaillons sur plusieurs projets en parallèle, dont cinq projets européens. Nous avons notamment installé un observatoire au sud-ouest du Groenland où nous mesurons la concentration d'oxygène et de gaz carbonique dans l'air afin de mieux comprendre les rôles respectifs de l'océan et de la végétation en tant qu'absorbeur de carbone.

Cette opération a nécessité l'élaboration d'instruments de mesures spécifiques permettant des mesures en continu toutes les 10 secondes, avec une très grande précision.

Comment se compose votre équipe ?

Nous sommes une équipe mixte, la moitié d'entre nous fait partie du CEA, l'autre est employée par le CNRS, certains sont en CDI et d'autres en CDD. Nous sommes dix-neuf, techniciens, ingénieurs, physiciens, chercheurs...

A quoi aboutissent concrètement vos recherches ?

Nous contribuons à faire avancer les connaissances et à mieux comprendre les mécanismes de fonctionnement de l'atmosphère et du climat.

Nos recherches se concrétisent sous la forme de publications, des articles que nous publions dans des revues scientifiques. Nous communiquons aussi nos résultats aux écoliers et au grand public par le biais d'expositions, de conférences et d'actions locales. J'aime beaucoup cet aspect de mon activité.

Qu'appréciez-vous le plus dans votre métier ?

J'apprécie le fait d'avoir une certaine liberté de travail. De plus, les sujets que j'étudie sont très intéressants. À travers mes différents projets, je suis amené à rencontrer des chercheurs de cultures et de pays différents, c'est très enrichissant !

Et qu'appréciez-vous le moins ?

Il est de plus en plus compliqué de mener à bien son travail dans de bonnes conditions car les budgets sont restreints. De plus, les tâches administratives et la rédaction des projets scientifiques pour obtenir des financements prennent beaucoup de temps, c'est une contrainte de plus en plus conséquente.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent travailler dans ce domaine ?

La langue que l'on utilise le plus est l'anglais ! Il est essentiel de bien le maîtriser. Pour travailler dans la recherche scientifique, il ne faut pas forcément être excellent en mathématiques et en physique, il faut avant tout être passionné, rigoureux, volontaire et enthousiaste. Il faut bien sûr avoir un certain goût pour les sciences mais garder à l'esprit qu'elles sont diverses et variées.

 

> Fiche métier : Ingénieur Recherche & Développement (R&D)

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22 ans

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