Marianne Leenart, 27 ans, co-fondatrice de Simone et Georges



Marianne a crée avec son frère la société Simone et Georges qui commercialise des accessoires surprenants d'origine swahilie. Témoignage.

Quel est votre parcours scolaire (type de bac, études supérieures...) ?
Bac S, Prépa Eco, ESSEC.

Pourquoi vous être lancé(e) dans l'entrepreneuriat ? Qu'est-ce qui vous a motivé ?
Mon frère et moi avions depuis longtemps envie d'entreprendre ensemble. Nous avons vécu, enfants, au Kenya, et à la fin de mes études j'ai fait un stage en Tanzanie. C'est là que j'ai découvert les producteurs du Kikoy et que nous avons eu l'idée de créer une marque pour valoriser ce produit étonnant et le faire connaître sur la scène mode occidentale.
Faire aboutir nos idées librement, gérer un projet dans sa globalité, se sentir totalement responsable de son activité, apprendre à travers des situations toujours différentes, former et motiver une équipe, travailler avec le Kenya et voyager, avoir l'impression que l'on peut « changer le monde »... et réussir tout ça entre frère et sœur : voilà nos moteurs à court comme à long terme.

Présentez-nous en quelques lignes votre entreprise.
Simone et Georges est une marque à l'univers frais et décalé, créée par un frère et une soeur il y a 2 ans. Lancée dès 2009 chez Franck et Fils et au Printemps Haussmann, la marque revisite des accessoires surprenants d'origine swahilie pour leur offrir le devant de la scène "mode et déco" en France. Aujourd'hui Simone et Georges, c'est une centaine de points de vente en France et à l'étranger, 2 associés, et 2 nouvelles recrues depuis décembre 2010.
Pourquoi avoir créé une entreprise dans ce secteur et pas dans un autre ?
C'est avant tout une opportunité qui s'est présentée à nous. Nous ne connaissions rien au secteur textile/mode, mais c'était l'occasion de travailler avec un pays que nous aimons, et également de relever un vrai défi en partant de zéro.
Quelles ont été les principales difficultés que vous avez rencontrées ?
- Le manque de crédibilité et de légitimité sur un secteur qui nous était totalement inconnu à la base. Pour surmonter ça, nous avons choisi de nous attaquer directement aux grands prescripteurs de tendance, ce qui nous a permis d'obtenir rapidement de bonnes références.
- L'absence d'expérience préalable en entreprise et l'obligation de tout apprendre par nous-mêmes. Pour dépasser ça, nous avons régulièrement été chercher les conseils et l'expérience de nos aînés (professeurs, clients, amis, mentors...)
- La difficulté à travailler en famille et à faire la part des choses, l'incompréhension de notre entourage devant nos choix « inconsidérés ». C'est un travail quotidien car cela relève avant tout de l'affectif. Depuis que nous avons recruté les 2 apprentis, tout prend un sens différent, plus professionnel.

Quelle a été votre plus grande satisfaction ?
Quand nous avons vu nos produits référencés au Printemps et dans les autres grands magasins, cités dans la presse et offerts à des célébrités au Festival de Cannes !
Mais surtout quand nous nous sommes versés notre premier salaire, que nous avons pris des vrais bureaux et que nous avons eu nos 2 premières recrues.
Racontez-nous en quelques lignes votre quotidien de chef d'entreprise.
C'est difficile car justement il n'y a pas de quotidien, chaque jour est différent. Je m'occupe essentiellement de la partie commerciale et de la communication, mon frère prend en charge toute la gestion/l'administratif et la logistique. Voir des clients, des fournisseurs, faire un shooting photo, discuter avec des entrepreneurs, préparer des livraisons, motiver nos recrues, réfléchir à la prochaine collection, négocier un partenariat, organiser notre prochain voyage au Kenya, rencontrer des journalistes, réfléchir à une levée de fonds, s'inscrire à un salon international, mettre en place une stratégie long terme, préparer un catalogue... Non vraiment, aucun jour ne se ressemble !
Quels sont vos projets ?
Développer la marque à l'international est l'un de nos plus gros projets, avec celui de faire grandir notre production au Kenya. On a aussi envie de créer une deuxième entreprise dans un secteur qui n'a rien à voir mais c'est encore confidentiel !
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent se lancer dans l'entrepreneuriat ?
Celui que m'a donné l'un de mes professeurs : allez-y maintenant, c'est plus facile qu'à 40 ans, quand vous serez habituée à un bon salaire, un confort, un statut social, que vous serez mariée avec des enfants, et un crédit à rembourser pour la maison ?
Et puis surtout, entourez-vous, n'hésitez pas à solliciter les gens pour leur demander conseil et bénéficier de leur expérience, ça fait avancer à grand pas et vous évite de faire beaucoup d'erreurs !
http://www.moovjee.fr/]

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ÉTUDIANT EN MARIANNE LEENART, 27 ANS, CO-FONDATRICE DE SIMONE ET GEORGES

ALEXANDRA

32 ans

RECTORAT DE REIMS _ ENSEIGNANTE

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