Marie, 30 ans, attachée de presse



Ancienne prof de français, Marie a bifurqué vers la communication. Attachée de presse depuis quatre ans, elle travaille à la Direction de la Communication du CEA près de Paris.

Plus jeune, vous destiniez-vous à un métier précis ?
Non, je ne savais pas. J'aimais toutes les matières littéraires, j'avais du mal à faire un choix. Je suis devenue prof à 22 ans et j'ai enseigné pendant deux ans le français dans un lycée du Nord de la France. Ensuite, je suis venue à Paris pour préparer l'agrégation. J'avais envie de réfléchir, de prendre du recul. Je me suis renseignée sur les formations qui s'offraient à moi et finalement, j'ai passé le concours du Centre d'Etudes Littéraires et Scientifiques Appliquées (CELSA). Je n'ai pas quitté mon métier de prof par dépit, mais parce que j'avais envie de découvrir le monde de l'entreprise.
Quand êtes-vous entrée au CEA ?
En 2003, deux mois après la soutenance de mon mémoire au CELSA. J'ai été recrutée en tant que responsable des relations avec les élus locaux à la Direction de la Communication. Un jour, la responsable du service presse a fait savoir qu'elle avait besoin de quelqu'un : je suis devenue attachée de presse.
Que faites-vous au quotidien ?
Je suis chargée de faire l'interface entre les médias et le CEA. Quand les journalistes ont besoin d'informations sur un sujet, ils me sollicitent. J'écris aussi des communiqués ou des dossiers de presse pour faire connaître les résultats des recherches menées dans tous les centres du CEA. J'organise régulièrement des petits-déjeuners, des conférences ou des voyages de presse. Je surveille également les médias et lis les journaux pour rédiger une synthèse quotidienne de l'actualité sur les sujets qui nous intéressent à destination de tous les salariés du CEA.
Vous n'avez pas de formation scientifique. Est-ce un handicap ?
Au CEA, c'est vrai, je suis plongée dans les sujets scientifiques. Parfois, c'est un peu ardu. Je dois faire un gros travail de vulgarisation. Mais cela me permet aussi d'avoir du recul par rapport aux sujets et de mieux savoir ce que le public est en mesure de comprendre.
Quelles qualités exige votre métier ?
Des qualités relationnelles, parce que je suis constamment en contact avec des journalistes et des chercheurs. Des qualités rédactionnelles aussi. Il faut savoir vulgariser, argumenter.
Qu'est-ce qui vous plait le plus ?
J'étais littéraire, je baigne aujourd'hui dans un monde scientifique. Cela m'ouvre des horizons. J'apprécie de pouvoir accroître mes connaissances.
Comment voyez-vous la suite de votre carrière ?
A mon poste, j'ai encore des choses à découvrir. Mais je n'exclus pas, un jour, de retourner dans l'enseignement pour enseigner, cette fois, la communication.

Propos recueillis par Véronique Gérardin
© photo : CEA

ORIENTATION

Liste des conseillers en orientation
près de chez vous.

PSYCHO-TESTS

Quels métiers sont faits pour toi.

pub

DISCUTE AVEC UN
ÉTUDIANT EN MARIE, 30 ANS, ATTACHÉE DE PRESSE

Loïc

23 ans

PROMOTRANS (CAMPUS TOULOUSE)

Ajouter un commentaire


Votre email ne sera jamais publié