Martin, 39 ans, biophysicien



Martin est Allemand, la France l'a toujours attiré. Étudiant en physique, il décide de passer en parallèle un Master en Allemagne et un autre en France, à l'université de Grenoble. Aujourd'hui, ingénieur chercheur en recherche fondamentale, Martin étudie les protéines.

Parlez-nous de votre métier.
J'étudie le fonctionnement des protéines et je m'intéresse plus particulièrement à celles qui contribuent à la transmission des signaux nerveux dans notre cerveau. Ces protéines font leur travail biologique entre 1 000 et 10 000 fois par seconde ! Elles sont vitales pour l'organisme et donc très étudiées. Elles interviennent notamment dans la maladie d'Alzheimer et sont ciblées par les médicaments qui la traitent.
Pourquoi avez-vous choisi la recherche ?
J'ai toujours été passionné par la recherche. Adolescent, j'hésitais à devenir physicien ou photographe. Mais je me suis vite tourné vers les sciences, car c'est un milieu plus sûr !
Travaillez-vous en équipe ?
Je travaille avec un thésard et un post-doctorant. Nous collaborons avec des laboratoires du monde entier. Aujourd'hui, la recherche s'internationalise, c'est un travail collectif. Je voyage souvent afin de participer à des colloques. C'est très enrichissant, chacun contribue aux recherches des autres.
Concrètement, à quoi mènent vos recherches ?
Lorsque l'on obtient un résultat concluant, il est validé par des chercheurs de différents laboratoires. Il faut des regards critiques et extérieurs. Une fois que ces résultats sont validés, nous les publions dans une revue scientifique. Bien qu'il s'agisse de recherches fondamentales, nos résultats servent de base à d'autres laboratoires pour des applications, comme par exemple la mise au point de nouveaux médicaments.
Qu'appréciez-vous le plus dans votre métier ?
J'en apprends tous les jours ! L'internationalisation de la recherche est très enrichissante culturellement et intellectuellement. J'apprécie également ma liberté. Dans un cadre défini, c'est moi qui choisis mes sujets d'études. Pendant des mois, nous pouvons travailler sur des pistes qui ne mènent à rien et nous devons tout reprendre depuis le début. Mais, c'est cela, tout le charme de la recherche...
Et qu'appréciez-vous le moins ?
Pour être compétitif et obtenir des résultats, il faut beaucoup travailler. Mais j'ai la chance de pouvoir organiser mon planning comme je le souhaite. Cette liberté compense mon manque de temps libre.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent travailler dans ce domaine ?
Il faut être motivé et enthousiaste, mais aussi créatif, imaginatif et critique. On doit avoir ce côté pragmatique et savant fou. Si la recherche intéresse vraiment les jeunes, il faut qu'ils prennent contact le plus tôt possible avec un laboratoire. Maîtriser l'anglais est également indispensable !
Propos recueillis par Diane Dussud
(© photo : DR)

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Liste des Commentaires (1)

evetyna 9 février 2009 20:09 #1
bonjour ! c est tres interessant ce ke tu fais ! moi je fais biophysique j etudie en russie et j obtiendrai un diplome de specialiste au bout de 5 ans ! j aimerai travailler dans le domaine medicale (radiotherapie)alors je voudrai savoir si ca peut etre possible !