Maxime Valette, co-fondateur de VDM



Depuis 2008, le site Vie De Merde cartonne. Il permet de partager ses petits tracas et drôles d'histoires de la vie quotidienne. Maxime Valette, son co-fondateur nous a accordé une interview, en toute simplicité. Rencontre avec un petit génie de l'informatique...

Tu as commencé très tôt en créant ton premier site à 13 ans sur l'actualité Nintendo... peux-tu nous raconter tes débuts ? Comment est née cette passion pour l'informatique ?
Maxime Valette : J'ai toujours eu un ordinateur à la maison. Mon père était un passionné d'informatique. Il m'a transmis le virus ! Et puis, l'informatique m'intriguait : j'ai tout de suite voulu comprendre comment ça fonctionnait. Dès l'âge de 8 ans, j'ai commencé à créer mes premiers programmes. J'ai ensuite développé mon premier site à 12-13 ans sur l'actualité Nintendo. Vers 15 ans, j'ai créé ma première entreprise de vente de noms de domaines moins chers que tout le monde grâce à une technologie que j'avais créée. En parallèle, je suis devenu responsable technique de www.team-aaa.com, le plus grand site de jeux vidéo de compétition en réseau de France. C'est d'ailleurs comme ça que j'ai rencontré mon associé actuel. On faisait 10 000 visites par jour ! C'était la grande époque du jeu en réseau comme Counterstrike...
Quel lycéen étais-tu ?
Maxime Valette : J'étais un élève sérieux, j'ai toujours été dans les premiers de la classe ! Mes professeurs savaient que je travaillais à côté : ils étaient indulgents et très compréhensifs. Ils se doutaient que si j'étais fatigué, ce n'était pas parce que j'avais fait la fête toute la nuit mais parce que j'avais travaillé tard.

Tu étais un bon élève, pourquoi ne pas avoir fait d'études ?
Maxime Valette : J'ai regardé les programmes des DUT Informatique et je savais déjà tout... Cela faisait déjà 10 ans que je programmais. J'ai tout appris, tout seul. Mes parents m'ont alors conseillé de faire un DU Création d'entreprise. Cette formation universitaire de six mois en économie, finance juridique, fiscalité... s'adresse à de jeunes créateurs d'entreprise. Ils m'ont fait leur promettre que si d'ici 2 ans, mon entreprise ne décollait pas, je ferais des études.
Comment est né le site VDM ?
Maxime Valette : À 18 ans, j'ai vendu ma société d'achat de noms de domaines pour en créer une nouvelle avec mon associé qui travaillait avec moi sur le site www.team-aaa.com. Nos voulions proposer des services innovants sur la toile. L'abréviation de vie de merde VDM, c'est un truc qu'on se disait entre nous. En janvier 2008, on a décidé de créer le blog viedemerde.fr pour recenser nos VDM. On en postait une par jour, ça nous faisait bien rire. Grâce au bouche-à-oreille, en un mois, on a atteint les 10 000 visites par jour ! Et tout de suite, les internautes ont eu envie de participer pour poster leurs anecdotes. On a mis en place un formulaire pour que les gens puissent écrire leurs histoires. Début mars, les médias ont commencé à s'intéresser à nous. On a eu des articles sur des blogs, dans Télé Matin, on est passé à la Matinale de Canal +. Et le 21 avril, on a fait le Grand Journal ! Dès le lendemain, le trafic du site a presque doublé. Tout est allé très vite !
Comment expliques-tu ce succès ?
Maxime Valette : Le site est arrivé en plein milieu de la crise économique, les gens aimaient bien se plaindre. C'était une sorte d'exécutoire. Et puis, l'ADSL avait envahi tous les foyers connectés, ce qui permettait de naviguer de façon beaucoup plus fluide. Enfin, le site VDM a été lancé au même moment que l'arrivée de Facebook en France.

Quelle a été ta plus grande difficulté ?
Maxime Valette : La plus grande difficulté a été de convaincre les premiers grands annonceurs de passer de la pub sur notre site. Bien que discrète, la publicité est la seule source de revenu du site. C'était donc indispensable de convaincre des annonceurs, mais pas évident quand on défend un concept novateur et que l'on a 19 ans !
Aujourd'hui, le site est-il rentable ?
Maxime Valette : Le site est devenu rentable au bout d'une année. Nous recevons plus de 2 000 VDM par jour et en sélectionnons 10 par jour. On se paye des salaires corrects et le reste est mis de côté afin d'investir dans d'autres projets. D'ailleurs, dans le même esprit, nous travaillons sur un nouveau projet innovant, mais je ne peux pas vous en dire plus...
À quoi ressemble ton quotidien ?
Maxime Valette : Guillaume, mon associé, s'occupe de la communication et du marketing de l'entreprise. Moi, je gère la partie technique. Le site évolue. Régulièrement, je crée de nouvelles fonctionnalités, une nouvelle interface. Nous nous occupons tous les deux de la partie commerciale : démarcher les annonceurs, mettre en place des partenariats... Fin 2009, nous avons recruté un community manager pour gérer les publications et répondre aux nombreux messages que nous recevons chaque jour. Afin de développer une relation de proximité avec nos internautes, nous répondons à tous les messages. En parallèle, je donne des conférences à l'université de Reims, ma ville natale où je vis toujours. J'aime raconter mon histoire, donner envie aux jeunes de se lancer... Pour aller plus loin, j'aimerais transmettre mon savoir, donner des cours. Je suis donc en train de passer un DUT informatique en VAE car il faut avoir au minimum un bac +2 pour enseigner à l'université.
rub37], il faut du courage, ne pas avoir peur et se lancer ! Il faut aussi savoir s'entourer : bien choisir ses éventuels associés et il est important d'être soutenu par ses proches.
Propos recueillis par Diane Dussud

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ÉTUDIANT EN MAXIME VALETTE, CO-FONDATEUR DE VDM

Ayad

19 ans

UNIVERSITÉ DE PAU ET DES PAYS DE L'ADOUR

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