Michel, 52 ans, chercheur en biologie végétale



Curieux, Michel a toujours voulu comprendre le fonctionnement du vivant. Un désir qu'il assouvit à travers son métier de chercheur en biologie végétale, science utilisée dans des domaines très variés.

En quoi consiste votre métier ?
Je suis chercheur en biologie végétale et responsable scientifique du Groupe de Recherches Appliquées en Phytotechnologie. Ce groupe pluridisciplinaire composé de biologistes, et d'une équipe technique (informaticiens, électroniciens et électromécaniciens) est chargée de la mise en œuvre d'expériences sur des végétaux pour différents partenaires. Dans ce cadre, je joue le rôle d'interface entre l'équipe technique et les clients commanditaires des recherches.
Sur quelle installation travaillez-vous ?
Je travaille sur une installation labellisée par différents organismes de recherche (INRA, CNRS, INSERM, CEA) dans laquelle on cultive des végétaux en conditions d'environnement contrôlées, en particulier au niveau de la composition de l'air. L'installation permet de travailler sur de nombreuses problématiques : on y étudie par exemple comment les végétaux réagissent au stress. On peut y conduire environ une dizaine d'expériences en parallèle sur différentes thématiques. Les études sont réalisées pour des recherches internes ou à la demande d'organismes extérieurs.
Comment se déroulent ces recherches ?
Dans la majorité des cas, le chercheur vient me voir et m'expose les problématiques sur lesquelles il souhaiterait travailler. De là, je mets en place les expériences en liaison avec l'équipe technique et je m'assure de leur bon déroulement.
Travaillez-vous toujours sur les mêmes thématiques ?
De nombreux domaines très variés sont concernés ! Par exemple, elles sont intéressantes pour des recherches en nutrition car on peut fabriquer de la matière végétale marquée avec des isotopes stables. Le marquage permet de suivre l'assimilation de cette matière dans le corps après ingestion. Les études de marquages servent aussi en toxicologie pour comprendre le mode d'action de molécules toxiques pour l'homme, par exemple les mycotoxines fabriquées par des champignons.
Pourquoi avoir choisi cette spécialité ?
Le métier de chercheur m'intéresse car je suis d'un tempérament curieux et j'ai toujours eu envie de comprendre le fonctionnement du vivant. Un professeur passionné que j'ai eu à l'université m'a donné envie de faire de la biologie.
Qu'appréciez-vous le plus dans votre métier ?
Dans mon poste, ce qui est intéressant c'est la variété des problématiques traitées. Comme on l'a vu, on peut par exemple travailler pour des domaines aussi différents que la nutrition ou la toxicologie.
Et qu'appréciez-vous le moins ?
Le revers de la médaille c'est que l'on ne peut pas aller au bout des recherches dans des domaines aussi variés. Cela peut entraîner une certaine frustration.
Quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui souhaiteraient se lancer dans la recherche ?
C'est un métier qui demande beaucoup de rigueur et de sens critique. Il faut avoir un certain recul vis-à-vis des résultats, savoir se remettre en question, douter. C'est essentiel pour faire avancer les choses. Les chercheurs sont un peu des détectives. Il faut vraiment être passionné car c'est un métier qui peut-être décourageant, lorsque parfois on travaille des semaines sur de mauvaises pistes. Il faut avoir le « feu sacré ».
Propos recueillis par Diane Dussud

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Liste des Commentaires (3)

Leginéco 19 mars 2012 10:47 #1
Tristan, apprend à parler!
tristan 4 décembre 2009 17:13 #2
merci pour les reponses dont je ne trouvais pas
Mélanie 15 décembre 2008 16:21 #3
Bonjour, Dans le cadre d'un travail pour valider mon premier semestre d'école d'ingénieur, je dois réaliser un travail de groupe sur les végétaux. Notre travail doit être validé par un expert qui à un profil correspondant au chercheurs que vous présenter dans votre article. Serait-il possible que vous me communiquer ses coordonnées ou bien que vous lui transfériez une lettre de notre part afin de prendre contact avec lui. J'espère avoir une réponse de votre part. Cordialement, Mélanie