Sébastien, 34 ans, chercheur en physique nucléaire



Depuis sa thèse, Sébastien travaille sur une application de la physique nucléaire dans le domaine de l'imagerie médicale. Un projet passionnant qu'il dirige aujourd'hui en collaboration avec des chercheurs du monde entier.

Comment avez-vous intégré le CEA ?
J'ai effectué une thèse au Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie de Grenoble pendant laquelle j'ai travaillé sur une technique d'imagerie médicale utilisée en cancérologie. Le principe consiste à injecter un radiopharmaceutique qui a un rôle de traceur et permet de mesurer l'évolution des tumeurs. Après ma thèse, j'ai intégré le CEA au sein de la Direction des sciences du vivant à l'Institut d'imagerie médicale, en tant que post-doctorant.
Aujourd'hui, en quoi consiste votre métier ?
Je travaille toujours sur le même projet. Je suis responsable de l'imagerie médicale sur le petit animal. Mon travail se divise en deux parties : l'expérimentation et la simulation. Je réalise des expériences et je développe des outils de calcul qui permettent de modéliser et de simuler, grâce à l'informatique, des expérimentations. Fruit d'une collaboration internationale, cette plateforme de calcul est une référence mondiale dans le domaine de l'imagerie bio-médicale. Elle devra, entre autre, permettre à terme de réduire le nombre d'examens et d'expérimentations qui sont longues et coûteuses.



Comment se compose votre équipe ?
20 laboratoires du monde entier collaborent sur la partie simulation. À l'Institut d'imagerie médicale, il y a environ cinq chercheurs qui participent à ce développement. En ce qui concerne les expérimentations, je travaille avec une équipe de biologistes, interne CEA, composée d'une dizaine de personnes.
Qu'appréciez-vous le plus dans votre métier ?
Chercheur est une profession qui génère parfois de la frustration et des remises en questions. Pour moi c'est un aspect positif, car suite à des échecs, je me pose de multiples questions qui me permettent d'avancer dans la bonne direction.



Et qu'appréciez-vous le moins ?
Je n'ai pas été formé pour chercher des fonds et réaliser des tâches administratives et pourtant cela fait partie de mon quotidien. Un poste de chercheur titulaire englobe souvent ce genre de chose et demande d'une certaine manière quelques sacrifices sur les fondamentaux de ce métier. Je ne trouve pas cela cohérent car c'est avec l'expérience qu'un chercheur travaille de façon optimale.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent travailler dans ce domaine ?
Le chercheur « savant-fou » qui passe ses journées dans son laboratoire à faire des expériences est un mythe ! Par exemple, aujourd'hui, les chercheurs en physique fondamentale travaillent devant un ordinateur et analysent des calculs. Il ne faut pas se lancer dans la recherche si on déteste l'informatique, car elle fait partie intégrante de notre quotidien. A tous ceux qui sont motivés par la recherche et à qui les longues études ne font pas peur, je conseille de foncer et d'effectuer une thèse car c'est une super expérience.
Propos recueillis par Diane Dussud
Crédit photos : L.Godart/CEA

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Liste des Commentaires (2)

20 février 2010 20:39 #1
Je me présente je m'appelle labdag hind je suie âgée de 33 ans je suis trop sensible au tant savant je suis doctorante en droit juriste de formation mais je m'intéresse à tout en particulier à la pensée philosophique je suis passionnée par la culture génerale je faisais des études en médecine interroppues pour des problèmes de santé j'étais absorbée par la déprime j'ai commencé à dévorer le livre depuis 1999 j'ai lu deux centaine de livres il m'arrive de s'imposer en dressant mon propre modéle guessing is better than observing the most ideal law to evaluate the anarchic pluralist world is a statistical law a probabilism signature in a context the Event a probabilism the holocaust memorial is symbolyzing the character nowness in french la ponctualité has got a symbolic presence on the other side the non prescence of the signer because of the agony an event too la signature garde sa signification en dépit des scénes qui passent et qui repassent sa singularité " la réference c'est Derrida's reflexions complex relation d'autres réferences notables des écritures sur la théorie du temps et de l'absolu puisque je suis tentée par ce genre de réflexions la résolution de problématiques nuclèaires par le recours à la synthèse philosophique la problèmatique de HEIZENBERG je m'intéresse aussi au phénomene conscience pour moi une réponse à l'évenement l'itereality la conscience virtuelle de si différents raisonnement cherchant à quantifier la conscience donc l'appréhender dans le volet physique la physique du cerveau vous pouvez lire mes réflexions à l'encyclopédie wikipédia en cherchant les pages commencant par "je participe avec " et "je vous offre un don " aussi mon site oasis de la connaissance et mon blog océan en tapant mon nom labdag hind à google yahoo et msn Bien cordialement
maxhitsuji 10 juillet 2009 14:15 #2
Bonjour je suis en première S-SVT cette année et je suis plus qu'intéressé par la métier de chercheur. Cependant je suis un peu perdu car il y a plusieurs domaines, pour ma part je souhaiterai travailler dans la recherche de nouveaux vaccins, nouveaux traitements. Quel est le nom exact de ce métier ? Quelles études faut-il suivre? Et j'aimerais aussi savoir si avoir étudié à l'étranger est un bon atout pour trouver un emploi par la suite ?