Sophie, 38 ans, ingénieur biologiste communicante



Sophie aime la biologie. Elle a intégré le Genoscope à Evry en 1998 comme technicienne supérieure. Aujourd'hui, elle s'occupe du site internet du centre.

Comment avez-vous rejoint le CEA ?
Après deux ans de recherche d'emploi, j'ai décroché en 1998 un poste de technicien supérieur au Genoscope, Centre National de Séquençage. J'y faisais de la recherche fondamentale. J'ai étudié un poisson modèle qui a notamment permis, grâce à des analyses bio-informatiques, de déterminer le nombre de gènes que possède l'Homme. Peu à peu, j'ai monté les échelons.
En 2002, j'ai créé un journal interne, le « Séquenceur déchaîné », afin de présenter les divers projets du centre, car chaque équipe avait tendance à travailler dans son coin, sans savoir ce que faisait les autres. Cette expérience m'a beaucoup plu. Afin de me perfectionner dans ce domaine, j'ai pris un congé de formation individuelle pendant lequel j'ai passé un DESS de communication et d'information scientifique.
En mai 2007, le Genoscope a été intégré à l'Institut de génomique du CEA. Au moment de ce passage, mon travail a été revalorisé et je suis passée Ingénieur chercheur.

Aujourd'hui, en quoi consiste votre métier ?
Officiellement je suis toujours ingénieur chercheur, mais cela fait longtemps que j'ai déserté les paillasses ! Après mon année de formation, le directeur du Genoscope m'a chargée de développer la nouvelle maquette du site internet du Centre de Recherche. Une personne s'occupait de la partie technique et moi du contenu. Petit à petit, ce projet m'a occupée à temps plein et j'ai abandonné la recherche. Aujourd'hui, je me consacre au site web, je réalise aussi des supports pédagogiques et événementiels. J'ai également deux autres casquettes, celle de correspondant formation CEA et celle de correspondant communication CNRS.
Qu'appréciez-vous le plus ?
Je suis en interaction avec des chercheurs, des membres de l'administration, une documentaliste, des journalistes... J'aime cette fonction transversale qui me permet de rencontrer diverses personnes, c'est très enrichissant. Pour interpeller le public sur des recherches complexes et pas toujours attrayantes, il faut trouver le bon angle et « mettre en scène » l'information : c'est un aspect qui me plaît vraiment.
Et qu'appréciez-vous le moins ?
Au sein du monde de la recherche, la vulgarisation scientifique peut-être mal perçue. Certains chercheurs ont l'impression que je les dépossède de leur savoir ou bien que je simplifie trop leur propos. Pour eux, la science c'est du sérieux.
Quelles qualités faut-il avoir pour exercer votre métier ?
De la rigueur, car toutes les informations doivent êtres consciencieusement vérifiées ! Il faut également être inventif et créatif pour livrer au grand public une information simple et ludique.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes ?
Il faut qu'ils se dirigent vers un domaine qui les motive. De façon générale, je leur conseille de développer de multiples compétences afin de ne pas rester bloqué sur un métier.
Par Diane Dussud

ORIENTATION

Liste des conseillers en orientation
près de chez vous.

PSYCHO-TESTS

Quels métiers sont faits pour toi.

pub

DISCUTE AVEC UN
ÉTUDIANT EN SOPHIE, 38 ANS, INGÉNIEUR BIOLOGISTE COMMUNICANTE

Nawel

24 ans

UNIVERSITÉ VINCENNES SAINT-DENIS - PARIS 8

Ajouter un commentaire


Votre email ne sera jamais publié