Stéphane, 29 ans, ingénieur réseau géophysique



Voici un intitulé de métier peu courant ! Mais qu'en est-il ?!
En 1996, lors de la Conférence du désarmement, l'ONU a fait signer à plus de 100 pays du monde entier un traité international d'interdiction complète d'essais nucléaires (TICE)* et le CEA a été désigné comme représentant de la France.
Ainsi le DASE (Département Analyse, Surveillance, Environnement du CEA) a pour mission d'installer et d'exploiter des stations de surveillance de potentiels essais nucléaires souterrains, aériens ou maritimes. Il s'occupe également d'alerter la sécurité civile en cas de détection d'ondes sismiques supérieures à 4 sur l'échelle de Richter. Et j'ai pour rôle de faire en sorte que toutes les stations fonctionnent parfaitement 365 jours/365 jours et 24h/24 !
De combien de stations avez-vous la charge ?
24, basées en Martinique, Polynésie Française, Réunion, Guadeloupe,... en ce qui concerne la surveillance des essais nucléaires et 40, basées en France, Nouvelle-Calédonie... pour la détection d'ondes sismiques. Mais nous travaillons également en collaboration étroite avec les responsables des stations du monde entier (Côte d'Ivoire, Bolivie, Mongolie,...). Dans mon métier, les relations humaines sont le pilier de la réussite de nos missions. Il faut une vraie cohésion dans l'équipe. Ce que j'apprécie énormément c'est de partir à la découverte de cultures différentes, d'ouvrir mon esprit à d'autres horizons et malgré les kilomètres, de constater que beaucoup de liens se tissent. Par contre, pas question de faire l'impasse sur la pratique de l'anglais !
24 + 40, ça fait 64 stations, c'est beaucoup !
Oui, surtout lorsque plusieurs problèmes surgissent d'un coup. A moi de gérer les priorités et mon stress ! Le centre d'études de Bruyères le Châtel, où je travaille, est le noyau de notre système de surveillance. Le fonctionnement est simple : pour tout ce qui est souterrain, un capteur sismique dit « sismomètre » se trouve dans chaque station. Il est capable de détecter tout déplacement supérieur à un 1/100 000 000ème de centimètre ! (Waouh !). Ce capteur est relié à un numériseur et à un ordinateur, ce qui permet l'envoi de toutes les données en temps réel, directement au Centre, grâce à des satellites. On peut donc déceler des séismes à plusieurs milliers de kilomètres, mais aussi une erreur dans le fonctionnement de la station. Il est alors possible de reprogrammer le système (redémarrage des équipements électroniques par exemple) même si l'on se trouve à des milliers de kilomètres ! Nous avons également des correspondants sur place. Les batteries des stations sont alimentées soit par des panneaux solaires, soit par le réseau EDF. S'il y a une coupure sur le réseau, l'efficacité du système de la station est remise en cause. Notre correspondant se rend donc sur place, constate les dégâts et nous trouvons une solution rapidement. Il n'est pas question de rater la moindre alerte sismique ou nucléaire !
A part les alertes, sur quoi travaillez-vous ?
70% de mon travail est consacré à la gestion de projet pour faire évoluer notre système via les retours d'expériences et les éventuels dysfonctionnements. L'équipe est composée de 4-5 personnes à plein temps (expert technique, concepteur d'équipements, géophysicien, manager) chacun avec sa vision des choses et ses propres contraintes, ce qui rend le travail très enrichissant ; et il arrive que l'on fasse appel à des experts pour nous aider à résoudre un problème. De plus, chaque année, je visite 2-3 stations en France et une dans le monde, pour garder le lien et prendre conscience des contraintes du terrain. Les manuels, c'est bien beau mais ça n'explique pas tout !
© photo CEA

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Liste des Commentaires (1)

olivia 1 juillet 2009 16:34 #1
bonjour je pense qu'etre ingénieur réseau est une bonne chose mai jai pris un mauvais envol(je fait une tle ES). Mon probleme est que je ne sait pas quel métier faire pouvez vous m'aider a en choisir un ?merci!