Stéphane, 37 ans, technicien supérieur mécanique sismique



Ingénieurs, mécaniciens, techniciens, Stéphane fait partie d'une équipe pluridisciplinaire qui étudie les effets des secousses sismiques sur diverses installations. Il suit les expériences, de leur programmation jusqu'à l'analyse des résultats. Un travail « vibrant » qui le passionne.

En quoi consiste votre métier ?
J'étudie les conséquences des séismes sur les équipements (armoires électriques, tuyauteries, réservoirs...) et sur les bâtiments (structures en béton armé, charpentes métalliques...). Dans le domaine du nucléaire, nous testons toutes les pièces qui ont une grande importance pour la sûreté des installations, comme par exemple le cœur du réacteur.
Comment se déroulent vos expériences ?
Nous sommes une équipe de 20 personnes, qui comprend quelques stagiaires et thésards. Deux mécaniciens assurent la maintenance de l'installation avec laquelle on simule les séismes. L'équipe se scinde ensuite en deux groupes : huit ingénieurs développent les codes de calcul et modélisent les futures maquettes afin de définir les simulations sismiques.
Le second groupe est composé de six personnes 3 techniciens et 3 ingénieurs. L'équipe de techniciens, dont je fais partie, posent et parfois réalisent les capteurs qui instrumentent les différentes maquettes testées. Le 'pilotage' des moyens d'essais occupe lui aussi une grande place dans notre travail.
Grâce aux informations recueillies par nos capteurs, nous analysons les comportements sous séismes du matériel à tester. Les ingénieurs, quant à eux, établissent les programmes des essais avec nos partenaires.
Avec quels outils travaillez-vous ?
Afin de simuler une activité sismique, nous travaillons sur des tables vibrantes. Nous possédons d'ailleurs la plus grande d'Europe, la table Azalée. Mise en service en 1990, elle est utilisée pour tester des spécimens pesant jusqu'à 100 tonnes. Nous avons la chance de pouvoir travailler sur des moyens d'essais très performants, c'est un vrai plus !
Nous travaillons sur des maquettes ou sur des bâtiments de taille réelle, certains atteignent huit mètres de haut! Ce sont des maçons qui réalisent les maquettes des bâtiments à tester.
Qu'est-ce que vous appréciez particulièrement dans votre travail ?
Beaucoup de choses ! Tout d'abord, les phénomènes sismiques sont visuels : il y a du bruit, des craquements... Cela rend le travail vivant. J'apprécie de pouvoir suivre une expérience de A à Z... On part d'un besoin, on réalise une maquette pour ensuite la solliciter. A la fin des essais on passe à la phase d'analyse et de compréhension des phénomènes mis en jeu. Enfin, je suis en contact avec de nombreuses personnes de divers horizons : maçons, ingénieurs, chercheurs ... C'est très enrichissant !
Et qu'est-ce qui est le moins sympathique ?
La partie administrative peut être assez contraignante et routinière : nous avons beaucoup de « paperasse » à faire, il s'agit, en fait, des nombreuses procédures de qualité et de sécurité... !
Avez-vous un conseil à donner aux jeunes qui aimeraient se lancer dans la recherche ?
Aujourd'hui, peu d'écoles forment aux études parasismiques. Pour travailler dans un laboratoire comme le nôtre, il faut avant tout être curieux, avoir l'esprit 'bricoleur', être imaginatif et avoir la sensibilité nécessaire pour comprendre ce domaine de la physique.
Propos recueillis par Diane Dussud
Légende photo : maquette testée dans le laboratoire Tamaris - © S. Poupin/CEA

ORIENTATION

Liste des conseillers en orientation
près de chez vous.

PSYCHO-TESTS

Quels métiers sont faits pour toi.

pub

DISCUTE AVEC UN
ÉTUDIANT EN STÉPHANE, 37 ANS, TECHNICIEN SUPÉRIEUR MÉCANIQUE SISMIQUE

Léa

25 ans

VINCI CHARGÉE DE COMMUNICATION

Ajouter un commentaire


Votre email ne sera jamais publié

Liste des Commentaires (1)

ChuchE-web 21 septembre 2010 16:21 #1
beaucoup appris