Stéphane Guillon, chroniqueur



Faire rire en toute liberté

Acteur de formation, pourquoi as-tu finalement écrit un One ManShow ?
Stéphane Guillon :J'y ai été forcé. En 1990, j'étais acteur depuis dix ans, un jeune premier perdu parmi des centaines d'autres. Une ou deux fois par an, je tournais dans un téléfilm. Mais je passais mon temps à faire des petits boulots, à emprunter de l'argent à droite à gauche, à attendre. Je ne pouvais pas continuer comme ça, à être tributaire du désir d'un metteur en scène, d'un casting... C'était impossible.
Regrettes-tu ton choix ?
Stéphane Guillon :Non. J'ai une liberté extraordinaire. Je joue mon spectacle dans la France entière, j'écris, et maintenant, je m'auto-produis. Personne ne peut m'appeler pour me virer. Je suis père de famille : si je n'avais pas de boulot et qu'on me proposait demain la nouvelle saga de l'été, même mal écrite, je la ferais. Là, je peux me permettre de dire non à des choses qui me déplaisent et choisir vraiment ce que j'ai envie de faire. C'est un luxe incroyable !
Un conseil pour réussir ?
Stéphane Guillon :Être acharné, envers et contre tous. Aussi loin que je puisse remonter dans ma mémoire, j'ai toujours eu le fantasme de faire rire les gens, à égalité avec « faire l'acteur ». Je pensais que si je ne montais pas sur scène pour faire rire les gens, je serais un dégonflé. Concernant la peur, ça dépassait tout ce que j'imaginais, mais je me disais : « Si t'y vas pas, tu ne te réaliseras pas ! ».
Propos recueillis par Catherine Attia-Canonne

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DISCUTE AVEC UN
ÉTUDIANT EN STÉPHANE GUILLON, CHRONIQUEUR

Inès

21 ans

UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES - PARIS 5

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